Henri Badell

Henri Badell

Henri Badell

Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var, Henri Badell est intervenu dans le champ du handicap (IME/Sessad/Esat) et dans celui des personnes âgées (deux Ehpad).

Titulaire d’un DESS de gestion de l’entreprise sociale et du Cafdes, diplômé de l’Ehesp 1999/2000, il intervient régulièrement à l’Ehesp et notamment en qualité de conseiller en parcours de formation pour les élèves directeurs.

En 2022, il a participé en qualité de co-auteur à l’ouvrage édité par les Presses de l’Ehesp : Le métier de directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social.

Très engagé dans son action de défense et de promotion des établissements publics sociaux et médico-sociaux, il a siégé en qualité de représentant du Gepso à tous les niveaux de la démocratie en santé (CTS, CRSA et CNS).

Il exerce aujourd’hui le rôle de personnalité qualifiée dans le département des Pyrénées orientales. Toujours en lien avec les D3S, il siège en qualité de personnalité qualifiée à l’instance collégiale du Centre national de gestion ; et accompagne encore les établissements en qualité de consultant spécialisé du médico-social.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Comment mettre en place un hébergement temporaire dans votre Ehpad dans le cadre du programme Paerpa ?

    Le programme Paerpa (personnes âgées en risque de perte d’autonomie) a pour objectif de mettre en œuvre un parcours de santé des personnes âgées de plus de 75 ans fluide, et dans lequel chaque professionnel a sa place. Déployé et expérimenté depuis 2014 d’abord sur des territoires pilotes, puis étendu à l’ensemble des régions françaises en 2016, il vise en particulier à permettre aux personnes âgées de vivre le plus longtemps possible et dans les meilleures conditions à leur domicile. Pour cela, le programme s’attache à réduire les hospitalisations et réhospitalisations évitables, et à améliorer les prises en charges sociales et médicales, en particulier en renforçant la coordination entre acteurs et en améliorant leurs échanges. Il est articulé autour de plusieurs actions clés qui ont, entre autres, pour objectif d’optimiser les transitions ville-hôpital. C’est dans cette optique qu’un dispositif dérogatoire d’hébergement temporaire en Ehpad, d’une durée maximale de 30 jours et financé par l’assurance maladie, peut être proposé à la sortie d’hospitalisation dès lors que la personne ne justifie plus de soins médicaux. Cet hébergement temporaire doit donner le temps nécessaire à la réintégration au domicile dans un cadre sécurisé ou à l’orientation vers une nouvelle structure d’accueil. Ce dispositif vient compléter le panel des réponses mobilisables par les professionnels hospitaliers lorsqu’une personne hospitalisée ne peut rentrer immédiatement à domicile ou que l’aidant est hospitalisé. Il constitue souvent une solution adaptée dans la mesure où il évite, dans certains cas, un séjour hospitalier prolongé, qui peut être une source d’aggravation de la perte d’autonomie.

    #ehpad #traitement des personnes âgées
  • Fiche pratique

    L’impact du dispositif Paerpa dans les Ehpad

    Voilà déjà une dizaine d’années, des publications produites par le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM), ou par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), constataient que la population âgée est la première touchée par la transition épidémiologique et présente la particularité de cumuler la polypathologie et la chronicité. Au niveau financier, le HCAAM constatait que si la dépense individuelle moyenne augmente avec l’âge, les causes ne sont pas épidémiologiques mais en lien avec des inadaptations structurelles fortes nécessitant de repenser l’organisation du système. Ces inadéquations dépendaient en grande partie des insuffisances de coordination, de travail interdisciplinaire et de transversalité, aggravées par des modalités de tarification et/ou d’incitatifs financiers inadaptés. C’est la raison pour laquelle la stratégie nationale de santé a appréhendé la nécessité de mettre en œuvre une médecine de « parcours », c’est-à-dire non plus pensée comme une succession d’actes ponctuels et indépendants, mais une médecine – entendue plus largement que les actes des seuls médecins – dont l’objectif est d’atteindre, par une participation plus active des personnes soignées et une pratique plus coopérative entre professionnels, une qualité d’ensemble et dans la durée de la prise en charge soignante. Ainsi est né en 2014, d’abord de manière expérimentale sur neuf territoires, puis de manière plus générale à partir de 2016, le dispositif « personnes âgées en risque de perte d’autonomie » (Paerpa) qui consolide le parcours de santé à travers ses trois axes prioritaires : la prévention, l’organisation des soins autour des patients, la démocratie sanitaire et la déconcentration. De nouveaux outils peuvent être utilisés opportunément dans les établissements sociaux et médico-sociaux pour personnes âgées pour une meilleure prise en charge des résidents.

    #ehpad #traitement des personnes âgées
  • Fiche pratique

    Mettre en œuvre la liberté d’aller et de venir dans les établissements sociaux et médicaux sociaux

    La loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, dite « loi ASV », a ajouté un nouveau droit fondamental que les services sociaux et médico-sociaux se doivent d’assurer aux personnes qu’elles accompagnent : la liberté d’aller et de venir. Désormais, l’article L. 311-3 du Code de l’action sociale et des familles (CASF) énonce : « L’exercice des droits et libertés individuels est garanti à toute personne prise en charge par des établissements et services sociaux et médico-sociaux, (…) lui sont assurés : 1° le respect de sa dignité, de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité, de sa sécurité et de son droit d’aller et venir librement ; (…) ». Cette reconnaissance formelle est le fruit d’une longue évolution qui a abouti à la publication du décret n° 2016-1743 du 15 décembre 2016, entré en vigueur le 1er janvier 2017. Ce décret vise à encadrer les atteintes à la liberté d’aller et de venir dans les établissements accueillant des personnes âgées. La mise en œuvre de ce nouveau droit pour les résidents nécessite pour le directeur la maîtrise du cadre réglementaire mais aussi la mise en place d’une procédure particulière qui passe notamment par la rédaction d’une annexe au contrat de séjour.

    #structure sociale et médico-sociale #traitement des personnes âgées
  • Fiche pratique

    Les leviers d’ouverture de votre Ehpad vers l’extérieur

    L’Ehpad a une double mission à remplir : être un lieu de soins mais également – et avant tout – un lieu de vie pour les résidents. L’ouverture de l’établissement vers l’extérieur est donc devenue une obligation. Que faut-il entendre par ouverture ? D’une part, faciliter la venue à l’intérieur de l’établissement des familles, des bénévoles, des partenaires, des visiteurs… L’établissement est alors une ressource pour l’environnement. D’autre part, aller vers l’extérieur de l’établissement afin d’intégrer les personnes accueillies dans la ville ou le village, sensibiliser cet environnement social à l’accueil des personnes et créer les conditions d’un enrichissement mutuel. L’établissement s’appuie sur les ressources de l’environnement. Les avantages sont nombreux pour la structure. En premier lieu, l’ouverture vers l’extérieur permet le maintien du rôle social des résidents dans la cité et de leurs liens avec leur environnement habituel (les commerçants, les associations, les loisirs). Ensuite, l’ouverture de l’établissement permet d’améliorer la perception de celui-ci par le grand public, la population locale et les familles. Enfin, il devient possible de mettre en valeur vis-à-vis de l’extérieur la qualité du travail des équipes et des prestations proposées aux résidents. Pour mettre en avant les leviers d’ouverture vers l’extérieur, nous aborderons d’abord tout ce qui permet de favoriser la participation des résidents à la vie de la cité, puis comment établir des partenariats avec l’environnement de l’établissement avant de nous pencher sur le caractère accueillant que devra avoir l’établissement.

    #bénéficiaire des esms #traitement des résidents #gestion administrative
  • Fiche pratique

    Améliorer le traitement des réclamations en Ehpad

    Les rapports des droits des usagers du système de santé évoquent régulièrement la nécessité d’améliorer le traitement des réclamations dans le secteur sanitaire comme celui du médico-social. Citons, entre autres : « Les dispositifs de traitement des plaintes et réclamations devraient être plus lisibles pour le grand public. Une communication ciblée et adaptée s’avère nécessaire. Une première étape pourrait être la mise en place d’un support accessible sur le site Internet de l’ARS, pouvant être relayé par les différentes associations. Les conseils de l’ordre pourraient être invités à expliciter sur leur site les processus de traitement des plaintes et réclamations. La saisine des personnes qualifiées dans le secteur médico-social est très peu utilisée, il apparaît nécessaire d’en évaluer le dispositif en y associant les personnes désignées pour cette mission » (« Synthèse du rapport des droits des usagers du système de santé. Les recommandations », Pays de la Loire, 2015). La gestion des plaintes et des réclamations fait partie intégrante des droits des usagers. Favoriser leur expression sur leur prise en charge, répondre aux plaignants, identifier les dysfonctionnements et assurer la traçabilité de ces dysfonctionnements sont autant d’actions permettant aux Ehpad de répondre aux exigences du ministère de la Santé (cf. ministère de la Santé, « Guide méthodologique. Plaintes et réclamations dans les établissements de santé : un levier pour améliorer la prise en charge des usagers », 2007). Par ailleurs, un bon traitement des réclamations doit permettre d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients et de restaurer la satisfaction et la confiance. La direction mais aussi les médecins et les cadres de santé et toutes les personnes agissant autour du résident ont chacun un rôle à tenir en la matière. Améliorer la gestion des réclamations et, au-delà, ses pratiques professionnelles est au cœur de la démarche de bientraitance. C’est un élément central de la politique de l’établissement en matière de qualité et de gestion des risques.

    #bientraitance #plainte
  • Fiche pratique

    Réussir sa prise de poste (direction générale)

    Vous êtes sur le point de prendre un poste de direction générale dans un établissement ou d’intégrer un poste de directeur adjoint ? Vous êtes jeune, voire débutant dans le métier de directeur, ou possédez au contraire une riche expérience ? Quel que soit le cas de figure, les premiers mois de la prise de poste sont cruciaux et engagent votre réussite future. À son arrivée en effet, le nouveau directeur bénéficie à la fois d’attentes positives et d’un œil neuf qui lui permettent de corriger certaines aberrations. Celui qui ne tire pas profit de cette période favorable pour créer ou recréer la confiance, pour asseoir sa crédibilité, donner une nouvelle impulsion, voire prendre les mesures de sauvegarde indispensables, aura beaucoup de mal à redresser la barre par la suite. Si vous êtes nommé à ce poste, c’est que vos compétences techniques – assorties à vos diplômes – ne sont pas à démontrer. Reste l’essentiel : manager l’équipe qui vous permettra de conduire les projets qui vous seront confiés. Or, on le sait, être manager ne s’improvise pas. Le rôle de responsable ne s’exerce pas seulement avec du bon sens, ni même « au feeling ». De nombreuses recherches dans le domaine des sciences humaines (sociologie, psychologie, etc.) ont permis de dégager plusieurs critères susceptibles d’engendrer un « bon responsable ». Nous vous présenterons d’abord ce qu’il faut faire (et ne pas faire !) pendant les premiers mois de votre prise de poste (certains parlent de la « loi des cent jours »). Ensuite, nous vous présenterons les trois typologies managériales essentielles afin de trouver le bon équilibre et le « juste dosage » pour devenir un bon manager.

    #management #organisation de travail #directeur d'établissement médical

Ressources associées