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L'essentiel par l'éditeur
En droit de la responsabilité contractuelle, le constructeur est responsable des désordres imputables à ses travaux, sauf en cas de force majeure ou de faute du maître de l’ouvrage. La garantie décennale ne peut être limitée par des clauses contractuelles. Les fautes du sous-traitant ou d’un tiers ne sont pas des causes d’exonération. La force majeure doit être imprévisible, irrésistible et extérieure. Les clauses de renonciation à la responsabilité décennale sont nulles pour les collectivités locales.
Le titulaire du marché ne peut pas non plus se prévaloir de la faute de son sous-traitant pour s’exonérer de sa responsabilité à l’égard du maître de l’ouvrage. Il répond contractuellement des fautes du sous-traitant, dont la responsabilité ne peut être recherchée directement par le maître d’ouvrage, sur un fondement contractuel ou quasi délictuel.
En revanche, la faute du maître de l’ouvrage (CE, 6 mars 2002, n° 224523, Syndicat intercommunal d’assainissement de la région de Douai Ouest) ou la force majeure (CAA Versailles, 24 mars 2005, n° 02VE00973, Commune de Guyancourt) exonère les constructeurs, partiellement (CAA Nantes, 5 nov. 1998, n° 94NT00398, La Mutuelle du Mans assurances) ou totalement, de leur responsabilité...
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