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L'essentiel par l'éditeur
La responsabilité de l'assistant à maîtrise d'ouvrage (AMO) est essentiellement contractuelle, limitée aux obligations de moyens. Il est crucial de prévenir les conflits d'intérêts et de respecter l'obligation de confidentialité. Le maître d'ouvrage doit exiger des garanties contractuelles pour s'assurer de la solvabilité et de l'impartialité de l'AMO.
Les missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage qui relèvent d’une obligation de moyens correspondent à des prestations exercées dans le cadre juridique d’un louage d’ouvrage, c’est-à-dire « un contrat par lequel l’une des parties s’engage à faire quelque chose pour l’autre, moyennant un prix convenu entre elles » (C. civ., art. 1710).
Il s’ensuit qu’en aucun cas l’AMO ne devrait voir sa responsabilité recherchée sur le fondement de la garantie décennale ou biennale due par les constructeurs, et qu’il échappe en particulier à la présomption de responsabilité qui en résulte (CAA Bordeaux, 15 févr. 1991, n° 89BX00702, Conseil régional d’Aquitaine).
Selon la Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP), deux arguments font barrage à cette responsabili...
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