Interventions et aides sociales

 
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L’accueil et l’habitat des gens du voyage

Du fait de leur mode de vie non sédentaire, les gens du voyage bénéficient d’un droit au stationnement et d’un droit au logement reconnus par des textes, notamment la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000.

Le schéma départemental d’accueil des gens du voyage organise l’accueil sur des terrains spécifiquement aménagés : terrains de passage, aires d’accueil, terrains familiaux.

Quelles sont les obligations des communes en matière d’accueil ? Quelles sont les contraintes des gens du voyage en matière de stationnement ?

I - Qui sont les gens du voyage ?

Population hétérogène

Le terme « gens du voyage » englobe, dans les textes officiels, l’ensemble des populations itinérantes en France, qui sont marquées par une grande hétérogénéité de cultures et de modes de vie. Ces populations lui préfèrent l’appellation générique de « Tsiganes », ethniquement plus représentative de leurs origines, même si les désignations internes employées par ces groupes relèvent d’une autre nomenclature, qui se décompose en quatre groupes :

  • les « Manouches », originaires d’Allemagne, et les « Sintis », d’Italie, groupes les plus anciennement établis en Europe ;

  • les « Gitans » (ou « Kalés »), qui, sous l’influence berbère et andalouse, ont formé un groupe dont l’implantation a dépassé les frontières espagnoles pour aller jusqu’en Amérique latine ;

  • les « Roms », très minoritaires, qui viennent d’Europe centrale ;

  • les « Yenichs », qui ne sont pas considérés comme des Tsiganes mais que les mariages interethniques ont cependant intégré à la communauté.

II - La non-sédentarité des gens du voyage

Caractéristiques de cette « itinérance »

Elles tiennent à l’existence simultanée de plusieurs facteurs :

  • l’habitat en caravane, celle-ci étant une référence culturelle, mais qui ne doit pas être systématiquement considérée comme un logement précaire ;

  • la volonté de maintenir une cohésion forte du groupe familial, qui implique des rencontres régulières ;

  • une vie économique souvent fondée sur le commerce, conduisant à des déplacements fréquents et réguliers ;

  • des réactions de méfiance de la part des populations sédentaires qui renforcent d’une certaine manière la nécessité...

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