Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur de la communication et de l’évènementiel de la ville de Pont-de-Claix (Isère, 11 000 habitants) depuis juin 2025, il était dircom de la ville de Dieppe (Seine-Maritime) depuis juillet 2023.
Il a dirigé, de juin 2019 à juin 2023, la communication du Département/Région de Mayotte, le 101e et plus récent département français.
Refonte du magazine territorial, du journal interne, de l’Agenda départemental, réorganisation de la direction de la communication, il y a impulsé de nombreux chantiers.
Il était précédemment directeur de la communication de la ville d’Echirolles (2001-2019).
Fort d’une longue expérience comme directeur de la communication en collectivité, il est l’auteur de nombreuses publications et collabore notamment à la Lettre du cadre territorial et au magazine Technicités.
Il a notamment enseigné durant 15 ans à l’Institut de la communication et des médias de l’Université Stendhal à Grenoble.
Il contribue à la réflexion sur les réseaux de communicants locaux et les enjeux de la profession.
Publications récentes
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Fiche pratique 7 mai 2026
Communication locale : concevoir des supports accessibles pour tous
L’absence d’un chiffre unique du handicap répond aujourd’hui à la pluralité des façons d’appréhender cette notion. En France, 12 millions de personnes seraient toutefois en situation de handicap(s). Au-delà du handicap moteur, le plus visible, 80% sont des handicaps « invisibles » : difficultés sensorielles, psychiques, mentales et/ou cognitives. 41 % des Français se retrouvent, par ailleurs, confrontés à des textes qu’ils ne comprennent pas, ou pas bien, au quotidien, pendant qu’un tiers seulement de la population affirme comprendre les phrases les plus complexes. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, texte de référence, pose un principe fondateur selon lequel « toute personne handicapée a le droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale ». L’une des avancées de la loi dans son article 2 est d’ailleurs l’adoption d’une définition commune et partagée du handicap. Cesobligations légales en matière d’accessibilité numérique sont peu respectées. Cette loi introduit également le principe de l’accessibilité des services de communication publique en ligne. Au-delà de ce que prescrivent les textes (dont la non-application n’est par ailleurs pas sanctionnée), l’accessibilité des supports de communication est une préoccupation qui apparaît nécessaire sur des sujets – prioritaires – tels que la santé ou la politique de la ville. Comment rendre ces supports accessibles au bénéfice du plus grand nombre ? Comment adapter sa communication pour les publics en situation de handicap ? Évaluer la lisibilité de ses documents ? Inscrire le handicap dans sa stratégie de communication ? S’appuyer sur l’intelligence artificielle pour apporter des réponses ? C’est l’objet de cette fiche.
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Fiche pratique 7 mai 2026
Communication locale : intégrer les contraintes de l’affichage en période électorale
Le maire est, en règle générale, un acteur essentiel de l’animation et de l’affichage sur son territoire : définition des formats limites, mise en place de concessions d’affichage, de mobilier urbain ou de service divers comme les vélos en libre-service, zones de publicité réglementées, zones de publicité élargies relèvent de sa compétence. Le maire dispose également de pouvoirs importants dans le cadre de la répression des infractions en matière d’affichage. En période électorale, les listes candidates se voient attribuer des emplacements d’affichage dès l’ouverture de la campagne, et tout affichage relatif à l’élection est interdit en dehors de ces panneaux mis en place par les mairies (interdiction de « l’affichage sauvage »). D’une manière générale, la loi prohibe le recours à l’affichage sauvage. En cas d'affichage électoral apposé en dehors des emplacements réservés aux candidats, le maire ou, à défaut, le préfet peut, après une mise en demeure du ou des candidats en cause, procéder à la dépose d'office des affiches. L’affichage électoral est par ailleurs strictement réglementé. Sont en effet interdits les affiches électorales sur papier blanc (C. élect., art. L. 48) ou qui comprennent la combinaison des trois couleurs du drapeau français : bleu, blanc et rouge, à l’exception de la reproduction de l’emblème d'un parti ou groupement politique (C. élect., art. R. 27). L’affichage traditionnel – média classique – peut quant à lui continuer, sous réserve de respecter l’interdiction de la promotion publicitaire dans les six derniers mois (C. élect., art. L. 52‑1). Les évolutions liées aux permanences électorales sont également à prendre en compte. Le signalement approprié par un candidat, au moyen d'éléments visibles de l'extérieur d'un local utilisé à des fins de permanence électorale ouverte au public, ne saurait ainsi être regardé comme constituant, par lui-même, un affichage au sens des dispositions de l'article L. 51 du Code électoral (CE, 16 févr. 2026, n° 502344). Matière à contentieux, à l’image de la jurisprudence « Huchon » (cf. étape 3) dans le domaine des transports, l’affichage doit faire l’objet d’une vigilance toute particulière.
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Fiche pratique 7 avril 2026
Utiliser efficacement les médias numériques en période électorale
Le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les campagnes électorales s’est développé fortement ces dernières années, permettant de « toucher » à distance et de façon massive les citoyens. Communiquer avec ces outils modernes et interactifs – sites Internet, réseaux sociaux, e-mailings, directs – nécessite de connaître les atouts et limites de chacun pour en optimiser l’usage, mais surtout de veiller à la traditionnelle séparation entre communication institutionnelle de la collectivité et communication électorale du candidat. L’instantanéité de ces modes de communication ainsi que leur importante visibilité doivent donc appeler les candidats à une grande prudence. Au surplus, tout élu sortant candidat doit veiller à ne pas mélanger les publications afin de ne pas créer de confusion entre une page numérique personnelle et celle de la collectivité, ce qui serait de nature à enfreindre les dispositions de l’article L. 52-1 du Code électoral. Les dispositions du Code électoral ne distinguent pas explicitement l’utilisation de sites Internet des autres moyens de communication employés par les collectivités publiques pour leurs besoins d’information et de promotion. Le législateur n’a en effet pas défini de manière exhaustive les modes de communication soumis à la réglementation en période préélectorale. Tous sont donc a priori concernés, y compris les sites Internet, les réseaux sociaux, les blogs… Il convient dès lors d’appliquer à la communication par Internet ou sur les réseaux sociaux des collectivités concernées par le scrutin les principes généraux du droit et de la jurisprudence de la communication des collectivités, ici rappelés.
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Fiche pratique 7 avril 2026
Communiquer à la veille des élections locales
L’intérêt des collectivités publiques est naturellement de communiquer sur leurs différentes activités. Cet intérêt ne s’éteint pas à la veille des élections, même en cas de candidature de l’élu sortant. La continuité du service public doit être assurée. Cependant, afin d’éviter à la fois que l’équipe en place ne soit favorisée par le recours aux moyens des collectivités ou que simplement les opposants ne puissent se plaindre d’une utilisation partisane des moyens desdites collectivités publiques ou de la disproportion des moyens entre les candidats, des règles spécifiques ont été mises en place durant les périodes précédant les différentes élections. À la veille du scrutin, les marges de manœuvre en matière de communication deviennent très limitées. La diffusion de sondages et de messages de propagande électorale ainsi que le recours à des systèmes automatisés d’appel sont proscrits. Seules les informations indispensables à la continuité du service public peuvent être diffusées dans les dernières 48 heures. Les développements suivants permettent d’apprécier les lignes directrices régissant la communication à la veille d’une élection.
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Fiche pratique 2 avril 2026
Réussir une rupture conventionnelle dans le secteur culturel
La notion de rupture conventionnelle date de 2008. Depuis qu’elle a vu le jour, son « succès » ne s’est jamais démenti. En 2024, 515 000 ruptures conventionnelles individuelles ont été signées. Selon les secteurs, les ruptures conventionnelles représentent entre 8 % et 21 % des ruptures de CDI. En effet, la rupture conventionnelle présente plusieurs intérêts pour les deux parties en présence. Elle permet à un salarié et à un employeur de rompre le contrat à durée indéterminée qui les lie avec un formalisme réduit mais précis. Ils peuvent ainsi convenir d’un commun accord et conjointement des modalités de rupture. Elle est conditionnée par la rédaction d’une convention et son homologation par l’administration et, au-delà de sa simplicité, elle présente un avantage de taille : elle ouvre au salarié des droits à l’assurance chômage. Depuis le 1er janvier 2026, la rupture conventionnelle s’inscrit désormais dans un régime unique, quel que soit l’âge du salarié concerné. Les distinctions entre salariés proches de la retraite et autres profils disparaissent totalement. L’objectif affiché du législateur : limiter le recours à la rupture conventionnelle et renforcer le financement de la protection sociale. Cette fiche récapitule les règles de ce dispositif.
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Fiche pratique 25 mars 2026
Mettre à jour ou créer le site Internet d’une collectivité en période électorale
Utiliser Internet et les réseaux sociaux pour accroître la visibilité d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) est légitime. Les communicants publics veilleront toutefois à bien faire respecter les règles qui s’appliquent en période électorale. Les dispositions du Code électoral ne distinguent pas explicitement l’utilisation des sites Internet de celle des autres moyens de communication employés par les collectivités publiques territoriales pour leurs besoins d’information et de promotion. Les jurisprudences relatives aux journaux d’information municipaux sont donc transposables au cas des sites Internet ouverts par les collectivités, qu’il s’agisse de la création, de l’installation ou de la mise à jour. Un site Internet doit impérativement respecter les principes applicables aux bulletins municipaux, à savoir assurer l’information des administrés de manière tout à fait neutre et demeurer purement informatif. Ainsi, à compter du mois de septembre 2025 (pour les élections municipales de mars 2026), tout ce qui s’applique aux supports imprimés est également valable s’agissant des supports numériques. Communes et EPCI doivent neutraliser le contenu de ce qu’ils faisaient auparavant en matière d’information et de couverture événementielle, mettant en œuvre une communication numérique autant qu’imprimée. Sur Internet, les règles de droit commun s’appliquent, mais également celles spécifiques au droit électoral. Cette fiche récapitule les règles et les pratiques à connaître en la matière.
