Bruno Cohen-Bacrie

Bruno Cohen-Bacrie

Bruno Cohen-Bacrie

Directeur de la communication et de l'événementiel

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Directeur de la communication et de l’évènementiel de la ville de Pont-de-Claix (Isère, 11 000 habitants) depuis juin 2025, il était dircom de la ville de Dieppe (Seine-Maritime) depuis juillet 2023.

Il a dirigé, de juin 2019 à juin 2023, la communication du Département/Région de Mayotte, le 101e et plus récent département français.

Refonte du magazine territorial, du journal interne, de l’Agenda départemental, réorganisation de la direction de la communication, il y a impulsé de nombreux chantiers.

Il était précédemment directeur de la communication de la ville d’Echirolles (2001-2019).

Fort d’une longue expérience comme directeur de la communication en collectivité, il est l’auteur de nombreuses publications et collabore notamment à la Lettre du cadre territorial et au magazine Technicités.

Il a notamment enseigné durant 15 ans à l’Institut de la communication et des médias de l’Université Stendhal à Grenoble.

Il contribue à la réflexion sur les réseaux de communicants locaux et les enjeux de la profession.

Publications récentes

  • Fiche pratique 7 mai 2026

    Cerner les enjeux de la communication publique territoriale

    La communication publique territoriale a pour objectif de favoriser l’échange et le partage d’informations d’utilité publique, ainsi que le maintien du lien social sur un territoire donné. La responsabilité de cette communication incombe à la collectivité, en particulier pour les compétences qu’elle assume. Voilà une première définition précise et souvent partagée. Développer la communication territoriale nécessite d’être capable de distinguer très précisément ce qui est de l’ordre de la mise en œuvre des politiques publiques, d’une part, et de l’action à vocation électorale, d’autre part. Mais cette seule définition en creux ne saurait suffire. Parce que la communication demeure une dimension stratégique de l’action publique, elle se situe à la frontière de l’administratif et du politique. Reconnue comme un service public à part entière, la communication publique (à laquelle appartient la communication territoriale) nourrit l’expression de la citoyenneté et la participation au débat démocratique, et favorise l’usage des services publics. Elle assure aussi la pédagogie des décisions et des politiques publiques. Elle contribue à donner du sens à la vie publique et politique. C’est une mission stratégique, essentielle au fonctionnement de l’action publique. Les débats et les recherches autour de la communication territoriale, lors de ces trente dernières années, ont été nombreux: vision « journalistique » ou vision « publicitaire » du métier, approche valorisant les supports de communication ou renforçant l’aspect relationnel, équilibre fragile entre communication « interne » et « externe »… Les évolutions technologiques, les réseaux sociaux et leur nécessaire réactivité ont aussi profondément fait évoluer les différents métiers qui en sont issus. 

    #stratégie de communication #collectivité territoriale
  • Fiche pratique 7 avril 2026

    Communiquer à la veille des élections locales

    L’intérêt des collectivités publiques est naturellement de communiquer sur leurs différentes activités. Cet intérêt ne s’éteint pas à la veille des élections, même en cas de candidature de l’élu sortant. La continuité du service public doit être assurée. Cependant, afin d’éviter à la fois que l’équipe en place ne soit favorisée par le recours aux moyens des collectivités ou que simplement les opposants ne puissent se plaindre d’une utilisation partisane des moyens desdites collectivités publiques ou de la disproportion des moyens entre les candidats, des règles spécifiques ont été mises en place durant les périodes précédant les différentes élections. À la veille du scrutin, les marges de manœuvre en matière de communication deviennent très limitées. La diffusion de sondages et de messages de propagande électorale ainsi que le recours à des systèmes automatisés d’appel sont proscrits. Seules les informations indispensables à la continuité du service public peuvent être diffusées dans les dernières 48 heures. Les développements suivants permettent d’apprécier les lignes directrices régissant la communication à la veille d’une élection.

    #campagne électorale #opération de communication
  • Fiche pratique 7 avril 2026

    Utiliser efficacement les médias numériques en période électorale

    Le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les campagnes électorales s’est développé fortement ces dernières années, permettant de « toucher » à distance et de façon massive les citoyens. Communiquer avec ces outils modernes et interactifs – sites Internet, réseaux sociaux, e-mailings, directs – nécessite de connaître les atouts et limites de chacun pour en optimiser l’usage, mais surtout de veiller à la traditionnelle séparation entre communication institutionnelle de la collectivité et communication électorale du candidat. L’instantanéité de ces modes de communication ainsi que leur importante visibilité doivent donc appeler les candidats à une grande prudence. Au surplus, tout élu sortant candidat doit veiller à ne pas mélanger les publications afin de ne pas créer de confusion entre une page numérique personnelle et celle de la collectivité, ce qui serait de nature à enfreindre les dispositions de l’article L. 52-1 du Code électoral. Les dispositions du Code électoral ne distinguent pas explicitement l’utilisation de sites Internet des autres moyens de communication employés par les collectivités publiques pour leurs besoins d’information et de promotion. Le législateur n’a en effet pas défini de manière exhaustive les modes de communication soumis à la réglementation en période préélectorale. Tous sont donc a priori concernés, y compris les sites Internet, les réseaux sociaux, les blogs… Il convient dès lors d’appliquer à la communication par Internet ou sur les réseaux sociaux des collectivités concernées par le scrutin les principes généraux du droit et de la jurisprudence de la communication des collectivités, ici rappelés.

    #campagne électorale #ntic
  • Fiche pratique 2 avril 2026

    Réussir une rupture conventionnelle dans le secteur culturel

    La notion de rupture conventionnelle date de 2008. Depuis qu’elle a vu le jour, son « succès » ne s’est jamais démenti. En 2024, 515 000 ruptures conventionnelles individuelles ont été signées. Selon les secteurs, les ruptures conventionnelles représentent entre 8 % et 21 % des ruptures de CDI.  En effet, la rupture conventionnelle présente plusieurs intérêts pour les deux parties en présence. Elle permet à un salarié et à un employeur de rompre le contrat à durée indéterminée qui les lie avec un formalisme réduit mais précis. Ils peuvent ainsi convenir d’un commun accord et conjointement des modalités de rupture. Elle est conditionnée par la rédaction d’une convention et son homologation par l’administration et, au-delà de sa simplicité, elle présente un avantage de taille : elle ouvre au salarié des droits à l’assurance chômage. Depuis le 1er janvier 2026, la rupture conventionnelle s’inscrit désormais dans un régime unique, quel que soit l’âge du salarié concerné. Les distinctions entre salariés proches de la retraite et autres profils disparaissent totalement. L’objectif affiché du législateur : limiter le recours à la rupture conventionnelle et renforcer le financement de la protection sociale.   Cette fiche récapitule les règles de ce dispositif.

    #contrat de travail #départ
  • Fiche pratique 25 mars 2026

    Mettre à jour ou créer le site Internet d’une collectivité en période électorale

    Utiliser Internet et les réseaux sociaux pour accroître la visibilité d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) est légitime. Les communicants publics veilleront toutefois à bien faire respecter les règles qui s’appliquent en période électorale. Les dispositions du Code électoral ne distinguent pas explicitement l’utilisation des sites Internet de celle des autres moyens de communication employés par les collectivités publiques territoriales pour leurs besoins d’information et de promotion. Les jurisprudences relatives aux journaux d’information municipaux sont donc transposables au cas des sites Internet ouverts par les collectivités, qu’il s’agisse de la création, de l’installation ou de la mise à jour. Un site Internet doit impérativement respecter les principes applicables aux bulletins municipaux, à savoir assurer l’information des administrés de manière tout à fait neutre et demeurer purement informatif. Ainsi, à compter du mois de septembre 2025 (pour les élections municipales de mars 2026), tout ce qui s’applique aux supports imprimés est également valable s’agissant des supports numériques. Communes et EPCI doivent neutraliser le contenu de ce qu’ils faisaient auparavant en matière d’information et de couverture événementielle, mettant en œuvre une communication numérique autant qu’imprimée. Sur Internet, les règles de droit commun s’appliquent, mais également celles spécifiques au droit électoral.  Cette fiche récapitule les règles et les pratiques à connaître en la matière.

    #campagne électorale #site internet
  • Fiche pratique 3 mars 2026

    Communication locale : proposer une stratégie éditoriale efficace sur TikTok

    Le paysage des réseaux sociaux se diversifie. Certaines plateformes jusqu’alors peu ou moins utilisées dans le monde public local élargissent progressivement leur audience et instaurent de nouveaux usages. Si Facebook reste encore, selon plusieurs enquêtes, le réseau social préféré des collectivités, Instagram, LinkedIn et YouTube sont également très souvent utilisés. Mais les collectivités sont de plus en plus nombreuses à tester TikTok pour attirer de nouveaux profils comme la génération Z, laquelle regroupe les salariés nés à la fin des années 1990 et qui représentera 30 % des forces de travail dans le monde d’ici à 2030. TikTok s’est donc imposé en quelques années comme un des réseaux sociaux les plus utilisés. Développer une présence sur cette plateforme peut notamment aider une collectivité à faire croître sa notoriété auprès d’une audience jeune, en vue de diversifier ses publics ou mêmes de recruter. L’ambiance de la plateforme met en avant l’humour et l’autodérision à travers la publication de courtes vidéos. Une communication très institutionnelle, classique, y apparaît de prime abord inadaptée. S’engager sur ce réseau nécessite donc d’avoir réfléchi aux moyens de faire vivre le compte de la collectivité, et de disposer de la latitude pour le faire en l’intégrant à une stratégie éditoriale complète. Cette fiche recense les enjeux, les précautions à prendre, les questions à se poser avant d’intégrer TikTok à l’écosystème numérique de la collectivité.

    #stratégie de communication #réseaux sociaux

Ressources associées