Christophe Bennet
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Musicien de formation, Christophe Bennet a d’abord exercé en tant que professeur de trompette puis directeur en conservatoire, avant de s’orienter vers le management des politiques culturelles publiques. Recruté en 2016 à Cergy pour structurer un pôle Education Artistique et Culturelle, il y a ensuite été nommé Directeur de la Culture et du Patrimoine en 2017.
Christophe Bennet est également docteur ès lettres de l’Université Paris-Sorbonne pour une thèse en histoire de la musique et musicologie, et est actuellement chercheur associé de l’Institut de Recherches en musicologie IReMUS.
Il est Président de la Fédération nationale des associations de Directeurs des Affaires culturelles des collectivités territoriales (Fnadac) depuis novembre 2020.
Publications récentes
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Fiche pratique 6 novembre 2025
Évaluer les services d’une bibliothèque
L’évaluation est le corollaire indispensable de l’action mise en œuvre. Elle suppose une réflexion sur des objectifs à atteindre et permet d’apprécier la portée et l’utilité de l’action au regard du coût supporté par le service. Elle vient nourrir le projet culturel, scientifique, éducatif et social (PCSES) et est donc particulièrement utile et nécessaire lors de son élaboration. Les bibliothèques, rompues à l’exercice, sont concernées au premier chef par la pratique de l’évaluation. L’évaluation joue un rôle précieux pour la définition des objectifs, la validation des politiques publiques et la gestion interne d’un établissement. Elle permet aussi aux établissements de lecture publique de remplir leurs missions et de répondre au mieux aux attentes des usagers. L’observatoire de la lecture publique, créé en 2009 au sein du ministère de la Culture, pilote l’enquête statistique annuelle sur les bibliothèques territoriales. Ainsi, il existe un référentiel très précis dont les données sont analysées et les résultats publiés chaque année. Pour mener l'évaluation des services de lecture de votre collectivité, il faut : définir ce que vous souhaitez évaluer : politique documentaire, services de la bibliothèque, attentes des lecteurs, implantation d'un réseau sur le territoire (la méthode diffèrera en effet en fonction des objectifs de l’évaluation) ; élaborer pour chaque objectif affiché des interrogations pertinentes ; envisager la sortie d'évaluation avec mise en œuvre et élaboration de préconisations.
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Fiche pratique 6 novembre 2025
La Clause culture : intégrer des démarches culturelles au projet territorial
La Clause culture est un dispositif d’accompagnement des maîtres d’ouvrage désireux d’intégrer un volet culturel dans leur projet d’aménagement. L’enjeu est de créer une démarche créative, participative, continue, lisible, structurée, qui puisse constituer l’ossature motrice et essentielle de l’opération, le fil éditorial. Ce fil éditorial prend en compte la maîtrise d’usage et permet de « faire école » du projet. La mise en œuvre d’une Clause culture dans le projet d'aménagement permet de déployer un programme d’actions différenciées, identifié comme un volet culturel spécifique et cohérent de l’opération (résidences, créations, ateliers, événements, etc.). Souple et évolutif, ce programme est lancé en amont et est précisé au fil du déroulement de l’opération, agrégeant les initiatives des partenaires autour d’un récit partagé. Elle se traduit par l’intégration de clauses spécifiques dans les divers cahiers des charges des prestataires et les programmes ou règlements des consultations, par la présence de compétences culturelles et par l’identification de ressources créatives en capacité de créer du lien et de la haute valeur ajoutée culturelle. La Clause culture est une disposition souple qui encadre plus qu’elle ne contraint. Sa réussite tient à son portage politique et à la continuité du récit dans le temps sur la durée de l’opération.
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Fiche pratique 6 novembre 2025
Utiliser les fonds de concours pour financer un équipement culturel
En application des principes de spécialité (territoriale et fonctionnelle) et d’exclusivité (une compétence ne peut être détenue que par une seule personne) qui régissent l’intercommunalité, le transfert d’une compétence à un EPCI entraîne le dessaisissement des communes membres dans le champ des compétences transférées. Ces principes impliquent par conséquent que le budget des communes membres ne puisse prendre à sa charge des dépenses afférentes au champ de compétences exercées par l’EPCI. Outil de solidarité, souple à mettre en œuvre, le versement de fonds de concours s’avère un moyen pratique de soutenir les équipements des communes tant en investissement qu’en fonctionnement. Toutefois, le fonds de concours doit nécessairement avoir pour objet de financer la réalisation ou le fonctionnement d’un équipement (au sens de la notion comptable d’immobilisation corporelle). Le montant total des fonds de concours ne peut excéder la part du financement assurée, hors subventions, par le bénéficiaire du fonds de concours. Du fait de l’assouplissement progressif de leurs modalités d’utilisation (notamment par la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales), les fonds de concours se sont beaucoup développés. Les subventions d’équipement versées par les groupements de communes à fiscalité propre se sont élevées, en 2019, à 1,92 milliard d’euros, budgets annexes compris (source : www.mairesdefrance.com, Solidarité communautaire : les fonds de concours, juin 2021). Le fonds de concours doit avoir donné lieu à délibérations concordantes, adoptées à la majorité simple, du conseil communautaire et du ou des conseils municipaux concernés. En vertu des principes de spécialité et d’exclusivité, un EPCI ne peut attribuer des subventions dans la mesure où il n’est pas compétent pour les matières qui ne lui ont pas été transférées où attribuées par la loi. L’article L. 5216-5-VI- du CGCT pose une dérogation législative aux principes de spécialité et d’exclusivité : « Afin de financer la réalisation ou le fonctionnement d’un équipement, des fonds de concours peuvent être versés par la communauté d’agglomération aux communes-membres ».
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Fiche pratique 9 juillet 2025
Comprendre les fondamentaux du droit d’auteur
Vous souhaitez utiliser des photographies d’artiste pour vos brochures ? Vous organisez des expositions ? Plus généralement, vous travaillez avec des auteurs ? Les œuvres que vous exploitez sont porteuses de droits… Vous devez les connaître pour envisager une utilisation sécurisée de celles-ci. En France, le droit d'auteur représente l’ensemble des prérogatives exclusives dont dispose un créateur sur son œuvre de l’esprit originale. Les droits d'auteur sont régis par la loi du 11 mars 1957, codifiée dans le Code de la propriété intellectuelle, dans la première partie consacrée à la propriété littéraire et artistique : Qui est bénéficiaire du droit d’auteur ? Qu’est-ce qui est protégé par le droit d’auteur ? En quoi consiste la protection par le droit d’auteur ?
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Fiche pratique 9 juillet 2025
Organiser un projet culturel avec un établissement de soins
Depuis la mise en place du programme « Culture à l’hôpital » en 1999, la communauté hospitalière est sensibilisée aux actions artistiques. Les objectifs d'un projet culturel en milieu de soins sont, pour les établissements de santé : d’améliorer le cadre de vie et humaniser les soins ; de renforcer l'ouverture sur le territoire et la participation citoyenne ; de valoriser les équipes et impulser une dynamique collective. Et pour les acteurs culturels : d’explorer de nouvelles formes de rencontre avec les publics ; de développer une démarche artistique au plus près de l’humain ; de co-construire un projet dans un cadre exigeant et engageant. En effet, pour le partenaire culturel, le projet en milieu hospitalier est une manière d’aller vers un public fragilisé mais réceptif à la dimension humaine et sensible des pratiques artistiques. De tels projets nécessitent un important travail de repérage et de préparation. Dans un contexte où les services hospitaliers sont très sollicités, il faut savoir concevoir des projets adaptés et d’ambition raisonnable, en créant les conditions du succès.
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Fiche pratique 9 juillet 2025
Gérer le compte personnel de formation (CPF) dans le secteur culturel
Le compte personnel de formation (CPF) représente une innovation majeure de la loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale. Avec ce dispositif, les agents de la fonction publique territoriale (FPT) bénéficient notamment d'un crédit annuel d'heures de formation professionnelle. Ces heures sont mobilisables à leur initiative. Elles permettent d'accomplir des formations visant l'acquisition d'un diplôme ou le développement de compétences dans le cadre d'un projet d'évolution professionnelle (mobilité, promotion, reconversion professionnelle). Depuis le 1er janvier 2015, plus de 20 millions de personnes disposent d’un CPF qu’ils peuvent mobiliser comme ils le souhaitent à des fins de formation. La Caisse des dépôts et consignation (CDC) est le gestionnaire unique des droits de chaque titulaire. Sur son site Internet, l’espace « Mon compte formation » permet de suivre les heures de formation acquises et les formations en cours. Une application Mon compte formation est aussi téléchargeable sur un mobile. Cette fiche récapitule les enjeux et conditions de ce compte et précise les subtilités propres au secteur culturel.
