Ancien administrateur territorial, intervenant au CNFPT sur le management d’équipe dans le secteur social et le développement social local
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Administrateur territorial retraité, Jean-Claude Placiard est spécialisé dans le management stratégique et dans l’évaluation des politiques d’action sociale.
Avec une maitrise en économie et un DEA de socio-économie des ressources humaines, il est enseignant chercheur en économie de l’éducation.
Après un diplôme universitaire de formation de formateurs il rejoint le CNFPT et une grande mairie comme directeur de l’enfance.
Pendant 5 ans en disponibilité, comme consultant sénior, il forme au management des cadres de l’audiovisuel et contribue au développement de l’évaluation annuelle des ingénieurs, techniciens et administratifs du CNRS.
Il devient ensuite directeur général des solidarités dans trois départements.
À sa retraite, pour l’ODAS et le CNFPT, il conduit des missions de conseil dans une vingtaine de départements dont Mayotte et la Guadeloupe. Auteur pour Weka depuis 25 ans, il coordonne l’ouvrage « Évaluation et Qualité » et a dirigé plusieurs dossiers du médico-social sur l’action sociale.
Publications récentes
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Fiche pratique 5 mai 2025
Transformer l’hébergement des personnes âgées en France
Avec un taux d’occupation des Ehpad en baisse, depuis 2019, renforcé par les derniers scandales d’Orpea qui ont remis en cause la confiance des familles dans ces structures et les difficultés de financement des Ehpad, il devient absolument indispensable de repenser la politique globale d’accueil des personnes âgées dépendantes ou non. Cette politique publique doit aussi prendre en compte le désir à plus de 80 % des Français, selon l’enquête Ifop, de rester à domicile. Aussi, un travail important de prospective est à engager autour de plusieurs questions : Quels seraient les nouveaux établissements les plus adaptés aux besoins à l’horizon 2040 ? Comment casser la trop forte dominante hospitalière dans la conception même des espaces ? Quel mode de management serait à privilégier dans les prises de décision pour donner une plus grande place aux personnes accueillies ? Quels seraient les modes de financement à envisager pour apporter une réponse de qualité et pérenne ? L’évolution des Ehpad vers une plus grande humanisation, avec une ouverture assumée sur son territoire et des liaisons renforcées avec le maintien à domicile, constitue un axe majeur de développement d’une politique publique pour les personnes âgées à l’horizon 2040. Cette démarche engage tous les citoyens dans un travail de prospective.
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Fiche pratique 4 mars 2025
Les défis des directeurs d’ESMS face à l’évaluation de la qualité
Face aux incertitudes et aux exigences sociétales de plus en plus fortes, les directeurs d’établissements sociaux ou médico-sociaux (ESMS) doivent faire face à de nombreux défis complexes. Les ESMS en général sont confrontés à un déficit de communication et à une problématique d’image : les différentes affaires récentes obligent les directions et leurs équipes à consacrer plus de temps à convaincre les personnes concernées de la qualité de leurs réponses aux besoins. Dans ce contexte, assurer dans de bonnes conditions la mise en œuvre d’une démarche qualité relève d’un véritable défi, et les procédures imposées par la Haute Autorité de santé (HAS) ne sont pas forcément aidantes. La présentation des principaux défis ci-dessous ne traite pas de l’important défi que constitue la gestion budgétaire de l’établissement qui vient impacter l’objectif de recherche de qualité pour globalement tous les ESMS, car ce défi à lui tout seul mérite plus de développement.
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Fiche pratique 4 mars 2025
IA et ESMS : opportunités, limites et enjeux éthiques
Les établissements sociaux ou médico-sociaux (ESMS) ne peuvent ignorer les apports de l’intelligence artificielle (IA). Cet outil est d’ores et déjà très présent dans les ESMS à travers des logiciels de gestion ou des applications sociales adaptées aux besoins des professionnels. En moins de dix ans, les usages de l’IA ont largement progressé et affectent désormais presque toutes les activités et les professions. Si l’IA apporte, dans un monde complexe, des aides réelles à la prise de décision, un usage vertueux est nécessaire avec des règles approuvées et partagées. L’usage du numérique, qui tend à se renforcer dans les ESMS avec le déploiement du Ségur numérique, va par ailleurs créer des possibilités d’analyses croisées à l’aide de l’IA. Pour les professionnels, il est donc essentiel de comprendre le fonctionnement de l’IA et d’identifier ses limites.
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Fiche pratique 4 mars 2025
Le questionnement éthique dans les ESMS
Le manuel d’évaluation des ESMS de la Haute Autorité de santé (HAS) met en avant l’importance du questionnement éthique et précise dans ses critères 2.1 à 2.3 la nécessité d’instaurer un questionnement éthique auprès des professionnels. La définition même de l’éthique pose souvent un problème aux professionnels. Une confusion persiste souvent entre « avoir des valeurs éthiques » et réaliser un questionnement éthique. Il ne s’agit pas d’interroger les professionnels sur leurs valeurs mais de clarifier une situation complexe qui les met en difficulté quant aux solutions à proposer et à adopter en termes d’accompagnement. La plupart des établissements n’adoptent pas une méthodologie rigoureuse pour résoudre les situations complexes, ce qui ne permet pas aux professionnels de construire une logique de pensée amenant à un choix éclairé et partagé. Les recommandations de bonnes pratiques de la HAS définissent clairement les attentes et le cheminement à suivre pour proposer une démarche éthique significative. Cette démarche vise à améliorer les pratiques tout en préservant les droits des personnes et la sécurité assurée par les professionnels.
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Fiche pratique 4 mars 2025
Respecter les obligations de l’évaluation qualité
Depuis la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002, les établissements et services sociaux et médicaux-sociaux (ESSMS) ont l’obligation de réaliser une évaluation de la qualité des prestations délivrées. Deux types d’évaluation existaient sur la période 2008 à 2019 : l’évaluation interne réalisée par l’établissement et l’évaluation externe réalisée par un organisme tiers indépendant. Le renouvellement de l’autorisation était alors subordonné à la production de deux évaluations externes et trois évaluations internes sur la période d’autorisation de l’établissement (classiquement 15 ans). En 2019, la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 fait évoluer les missions de la Haute Autorité de santé (HAS). Elle lui confie la responsabilité : d’élaborer une nouvelle procédure commune à tous les ESSMS ; de rédiger un nouveau cahier des charges pour les organismes en charge d’évaluer les établissements et services. En octobre 2021, un amendement du gouvernement (PLFSS 2022) fixe au 1er janvier 2022 l’entrée en vigueur de la réforme de l’évaluation des ESSMS. Il prolonge en outre, jusqu’en 2025, l’autorisation des structures n’ayant pu procéder aux évaluations en raison de la crise. Le démarrage véritable de l’organisation des évaluations se réalise, finalement, à partir de janvier 2023. Quelles sont les nouvelles obligations de l’évaluation de la qualité ? Comment mener son évaluation et gérer les suites de la visite sur site ?
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Fiche pratique 7 janvier 2025
Les assistants de prévention et de sécurité (APS)
En 2012, un nouveau statut a été créé en réponse au questionnement relatif aux violences constatées dans les établissements. Les pistes d’investigation étaient diverses, allant jusqu’à évoquer une présence policière, ou assimilée, au sein des collèges et lycées les plus difficiles, ceci afin d’améliorer l’encadrement et par là même le climat scolaire. La solution adoptée mettait en place, sous l’autorité directe du chef d’établissement, les assistants chargés de prévention et de sécurité (APS). Les missions dévolues à cette nouvelle catégorie de personnel sont à spectre très large, en chevauchement avec plusieurs autres catégories de personnels et plus particulièrement celle des CPE. L’ambition affichée du départ, au regard des missions projetées pour les APS, n’entre pas en résonance avec le statut d’emplois des APS. Celui qui devait être le monsieur sûreté et prévention des établissements à climat scolaire dégradé, le référent sécurité auprès du chef d’établissement, n’interviendra que pour une durée limitée dans le temps (6 ans au maximum), avec un recrutement assimilé à celui d’assistant pédagogique et donc une légitimité proche de ce dernier.
