Ancien administrateur territorial, intervenant au CNFPT sur le management d’équipe dans le secteur social et le développement social local
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Administrateur territorial retraité, Jean-Claude Placiard est spécialisé dans le management stratégique et dans l’évaluation des politiques d’action sociale.
Avec une maitrise en économie et un DEA de socio-économie des ressources humaines, il est enseignant chercheur en économie de l’éducation.
Après un diplôme universitaire de formation de formateurs il rejoint le CNFPT et une grande mairie comme directeur de l’enfance.
Pendant 5 ans en disponibilité, comme consultant sénior, il forme au management des cadres de l’audiovisuel et contribue au développement de l’évaluation annuelle des ingénieurs, techniciens et administratifs du CNRS.
Il devient ensuite directeur général des solidarités dans trois départements.
À sa retraite, pour l’ODAS et le CNFPT, il conduit des missions de conseil dans une vingtaine de départements dont Mayotte et la Guadeloupe. Auteur pour Weka depuis 25 ans, il coordonne l’ouvrage « Évaluation et Qualité » et a dirigé plusieurs dossiers du médico-social sur l’action sociale.
Publications récentes
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Fiche pratique
Définir les enjeux de la démarche
D’après l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) une évaluation interne a pour objectif d’améliorer la qualité des prestations fournies aux résidents. Elle aidera à adapter le fonctionnement de l’établissement et les pratiques des professionnels aux caractéristiques, aux spécificités, aux attentes et aux besoins des résidents, dans le cadre des missions et des contraintes – en particulier budgétaires – qui lui sont imposées. L’évaluation interne ne vise pas d’emblée l’exhaustivité de tous les thèmes, mais elle procède par étapes successives et vise à dégager, avec la participation de tous les acteurs, des nœuds, points de tension forte entre les intentions affichées et les réalisations effectives, entre les effets attendus pour les résidents et les effets constatés. Dans ce sens, elle s’inscrit bien dans l’ensemble d’une approche qualité pour chaque établissement. Pour préparer l’ensemble des acteurs à mettre en œuvre une démarche qui peut bousculer le fonctionnement de l’établissement et les pratiques des professionnels, il est indispensable d’en rappeler les enjeux.
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Fiche pratique
Calculer le coût des actions d’amélioration
Une action d’amélioration est un élément et une unité du plan qualité. Ce n’est pas une simple ébauche orale. C’est une composante précise, écrite, incluant dans sa présentation l’identification quantitative et monétaire des moyens à inscrire dans un budget avec des financements à rechercher, avec les instruments de mesure des résultats et des coûts réels de l’action à comparer aux prévisions. L’enjeu d’un plan d’action n’est-il pas de le préparer, de le programmer, de le suivre et de l’analyser avec son efficacité et son efficience ! Et l’efficacité seule ne suffit pas, ni l’efficience seule. Il faut analyser sous les deux angles. Quel peut être le regard sur les actions d’amélioration sous l’angle de l’efficience sans oublier toutefois l’approche efficacité ?
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Fiche pratique
Calculer le coût du plan qualité
Un plan, un projet, un programme : n’est-ce pas de beaux rêves, de belles illusions… si des moyens ne sont pas associés pour dépasser le simple « y-a-qu’à » ! Y-a-qu’à trouver des moyens… ! Y-a-qu’à recruter du personnel… ! Y-a-qu’à faire… ! Y-a-qu’à acheter… ! Ne convient-il pas d’identifier précisément et complètement ces moyens ? Une des caractéristiques de ces moyens, c’est leur approche quantitative, monétaire permettant de répondre à cette question légitime : combien ça coûte ? Les réponses apportées permettent de préparer un budget, de rechercher des financements, de s’assurer de la faisabilité du projet et de sa capacité à mobiliser de ce fait tous les acteurs de la structure ou du service social ou médico-social. L’enjeu est important, car le plan qualité ne pourra avoir d’effets d’entraînement et atteindre ses objectifs que s’il a été budgété – c’est-à-dire si un coût prévisionnel a été proposé – et si on peut en mesurer quantitativement, qualitativement, périodiquement, sa réalisation. C’est connaître le coût réel de ce plan et appréhender les écarts au regard des prévisions.
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Fiche pratique
Assurer la qualité des repas en Ehpad au niveau de la production
La qualité de la production des repas s’inscrit au sein d’une chaîne d’expertises à savoir la fonction diététique, la fonction production et la fonction distribution des repas. Ces trois fonctions sont indissociables, car elles permettent de garantir conjointement la qualité des repas servis aux résidents selon les réglementations en vigueur et les préconisations en la matière. La fabrication des repas ne consiste pas qu’à mettre en œuvre des recettes mais à anticiper, gérer, prévoir, ajuster et se remettre en cause de manière permanente dans une démarche d’amélioration continue. Ce domaine requiert des connaissances techniques et réglementaires, mais aussi l’envie de partager, de faire plaisir au travers des repas. « Le plaisir de la table est de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours ; il peut s’associer à tous les autres plaisirs, et reste le dernier pour nous consoler de leur perte » (A. Brillat-Savarin, La physiologie du goût).
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Fiche pratique
Assurer la qualité des repas en Ehpad au niveau de la distribution
La qualité ressentie par les résidents tient compte de trois paramètres : les denrées, l’environnement proche et l’environnement plus large. Les denrées correspondent aux couleurs, odeurs, aspect, ordonnancement dans l’assiette et présentation des aliments servis. L’environnement proche correspond à la présentation des différentes composantes du repas (entrée, plat principal, produits laitiers, desserts), à la vaisselle, aux couverts, à la verrerie, aux serviettes, aux plateaux. L’environnement plus large intègre l’espace de restauration, le mobilier, l’éclairage ; l’ambiance sonore, l’attitude, présentation et professionnalisme des personnels de service ainsi que la possibilité de prendre le repas avec les personnes accompagnantes. Une fois ces trois composants définis, il s’agit d’identifier la part accordée à ces derniers par les résidents en termes de qualité ressentie (intuitive ou non). Quelle clé de répartition en pourcentage ? La qualité ressentie est composée de : 20 % pour les denrées. 40 % pour l’environnement proche. 40 % pour l’environnement plus large. Soit 20 % pour les denrées et 80 % pour l’environnement et par-là même les pratiques hôtelières. Face à ce constat, l’importance d’assurer la qualité de la distribution prend toute sa valeur. Il s’agit d’une démarche primordiale dans l’accompagnement des personnes âgées.
