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Jérôme Evain

Jérôme Evain

Jérôme Evain

Ancien directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.

Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.

Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.

Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.

Publications récentes

  • Fiche pratique 9 février 2026

    Le régime de responsabilité financière des gestionnaires publics appliqué aux Ehpad publics

    « La transformation de l’action publique est un impératif pour répondre aux transformations profondes qui traversent notre société et bouleversent les métiers et les moyens d’action publique : l’irruption du numérique, le développement des nouveaux usages collaboratifs, l’évolution des attentes des usagers vers plus de proximité, le développement et l’usage de l’intelligence artificielle, l’optimisation de l’utilisation des données de masses. » C’est le sens du programme « Action publique 2022 », lancé en octobre 2017 par les pouvoirs publics avec pour objectif de bâtir un nouveau modèle de conduite des politiques publiques. Il s’agissait notamment d’offrir aux agents publics un environnement de travail modernisé en les impliquant pleinement dans la définition et le suivi des transformations. En ce qui concerne les managers publics, dont l’implication et la responsabilisation sont déterminantes pour la réussite de la transformation publique – c’est particulièrement vrai dans les institutions médico-sociales pour personnes âgées –, ces derniers ne disposaient pas des leviers nécessaires à l’exercice de leurs missions : Le cadre de gestion budgétaire et comptable du secteur public ne leur donnait pas suffisamment de marges de manœuvre pour adapter leur action et être pleinement responsabilisés sur leurs résultats financiers. En tant qu’employeurs, leur capacité d’initiative et leur marge de manœuvre apparaissaient excessivement limitées. Ils n’étaient que faiblement intéressés par les résultats des réformes qu’ils leur incombaient de mettre en œuvre (intéressement aux économies réalisées, notamment). C’est ainsi qu’est apparue la nécessité de passer d’une culture de contrôle « a priori » à une logique de responsabilité « a posteriori », avec la mise en place d’un nouveau régime de responsabilité des ordonnateurs et des comptables publics, permettant de rendre la gestion publique plus efficiente. Cette réforme, mise en place par l’ordonnance n° 2022-408 du 23 mars 2022, est entrée en vigueur le 1er janvier 2023. Cette mise en œuvre, depuis 2 ans, du nouveau régime de responsabilité financière des gestionnaires publics permet de commencer à prendre la mesure des motifs de mise en cause et des sanctions prononcées (voir retour sur la jurisprudence de la responsabilité des gestionnaires publics : ministère chargé du Budget et des comptes publics). On y découvre les premières poursuites engagées et la relative sévérité de certaines décisions rendues par la chambre du contentieux de la Cour des comptes. Les vingt arrêts rendus pourraient susciter un profond émoi chez les ordonnateurs mais ne touchent pas encore les directeurs d’Ehpad (une affaire hospitalière). Néanmoins, l’impossibilité, en l’état du droit, d’octroyer la protection fonctionnelle aux agents concernés peut inquiéter les directeurs d’établissements publics dans un climat général déjà tendu.

    #structure sociale et médico-sociale #ehpad
  • Fiche pratique 25 novembre 2025

    Maîtriser les caractéristiques du budget des services d’accompagnement à domicile (SAD) exerçant une activité d’aide et d’accompagnement

    Depuis une dizaine d’années, le secteur médico-social à domicile connaît une transformation en profondeur. Plusieurs lois et décrets se sont succédé. On peut citer notamment : la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 d’accompagnement de la société au vieillissement (loi ASV) offre depuis le 1er janvier 2017 la possibilité aux structures à domicile de signer avec leur autorité de tarification (donc le conseil départemental) un CPOM qui leur permet de disposer d’une lisibilité sur leurs ressources sur plusieurs années ; la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la Sécurité sociale pour 2022 a défini un nouveau modèle de tarification et de financement pour les services d’aide à domicile avec une garantie minimale de financements publics et une dotation complémentaire ; le décret n° 2023-608 du 13 juillet 2023 en application de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2022 publie le cahier des charges des nouvelles structures : les services autonomie à domicile qui ont vocation, avant la fin de l’année 2025, de rapprocher les anciens SAAD (services d’aide et d’accompagnement à domicile) et SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) ; la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie ouvre la possibilité pour dix départements de remplacer la tarification horaire des services d’autonomie à domicile par une tarification globale ou forfaitaire. Cette expérimentation doit avoir lieu entre 2025 et 2026. Tous ces textes juridiques inscrivent résolument notre secteur d’activité dans une logique de ressources à l’encontre de la logique de moyens qui prévalait jusqu’alors. Pour maîtriser les nouvelles caractéristiques de cet environnement budgétaire pour nos structures à domicile, nous aborderons tour à tour les deux volets de la réforme de tarification des services autonomie à domicile exerçant une activité d’aide et d’accompagnement, puis le CPOM, et, pour les structures encore hors CPOM, les caractéristiques du budget traditionnel.

    #accompagnement des publics #service d'aide à domicile #gestion budgétaire
  • Fiche pratique 13 octobre 2025

    Mettre en œuvre et suivre le projet personnalisé au sein des Ehpad

    Le projet personnalisé est un outil de coordination visant à répondre à long terme, notamment au sein des Ehpad, aux besoins et attentes des résidents. Les pouvoirs publics ont toujours encouragé, dans les différents textes insérés au Code de l’action sociale et des familles (CASF) depuis la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, la participation des personnes accueillies (les résidents) à leur propre projet dans une dynamique de parcours au sein des établissements sociaux et médico-sociaux. Cette vision s’inscrit dans le renforcement des droits des usagers, notamment le droit à un accompagnement adapté aux spécificités de l’individu, à ses aspirations et à ses besoins, y compris en termes de protection, et à l’évolution de sa situation (âge, pathologie, parcours, environnement relationnel…), tout en respectant son consentement éclairé. Chaque personne accompagnée a des attentes et des besoins singuliers, que le professionnel doit s’employer à intégrer dans le projet personnalisé. C’est donc une co-construction dynamique entre la personne et les professionnels à l’encontre du risque d’une approche standardisée qui s’opposerait à l’objectif de personnalisation. Cette démarche est un facteur-clé pour la réussite de l’élaboration du projet d’accompagnement.

    #résident #ehpad #accueil
  • Fiche pratique 13 octobre 2025

    Préparer l’admission du résident en Ehpad

    Lorsque le maintien à domicile devient impossible pour la personne âgée dont l’autonomie décline, l’entrée en Ehpad apparaît comme la solution permettant de lui assurer santé et sécurité. Cependant, parfois (et de plus en plus souvent) cette entrée intervient dans l’urgence, faute d’autres alternatives. C’est le cas par exemple lors d’une sortie d’hospitalisation et lorsque le retour à domicile est impossible. Il s’agit dans tous les cas d’une source d’angoisse pour le futur résident comme pour les aidants et la famille qui, s’ils sont le plus souvent contraints de faire ce choix, devront faire face à un bouleversement du quotidien de la personne âgée qui peut susciter des doutes, des inquiétudes, des pertes de repères… C’est pourquoi l’admission en Ehpad doit être préparée en y associant les différents acteurs de la prise de décision et en faisant appel aux principes de libre choix et de consentement éclairé.

    #résident #ehpad #accueil
  • Fiche pratique 13 octobre 2025

    Organiser la gestion documentaire en Ehpad

    Dans le secteur social et médico-social, et notamment dans les Ehpad, la démarche d’amélioration continue de la qualité est plus que jamais au cœur des préoccupations des directions d’établissements. Pour inscrire votre établissement dans ce nouveau dispositif d’évaluation, une des premières étapes pour structurer la démarche qualité est la mise en place d’une gestion électronique des documents (GED). Si l’exigence de documentations est déjà ancienne, la mise en place de la nouvelle formule de l’évaluation des ESSMS rend incontournable la mise en place d’un système de gestion documentaire parfaitement structuré. Et au-delà de son caractère obligatoire, un tel système documentaire, bien pensé, bien organisé et ergonomique, présente des avantages incontestables dans la gestion quotidienne d’un ESSMS. Comprendre le système documentaire pour déployer une démarche d’amélioration continue de la qualité et le mettre en place pour le rendre efficient sont aujourd’hui devenus des éléments indispensables dans le management de la qualité.

    #ehpad #ntic
  • Fiche pratique 12 septembre 2025

    Les registres obligatoires des services médico-sociaux assurant une prise en charge à domicile

    À partir de l’embauche du premier salarié, toute entreprise est soumise à une obligation de tenue de registres et documents en matière de gestion du personnel, d’hygiène, de santé et de sécurité à la disposition de l’inspection du travail. Par ailleurs, les établissements et services médico-sociaux (et notamment ceux qui assurent une prise en charge au domicile de leurs bénéficiaires), s’ils ont les mêmes obligations que les entreprises traditionnelles, se doivent également de tenir certains registres spécifiques. Ces registres recouvrent des domaines divers liés au recrutement du personnel, à la santé et sécurité des salariés et, bien sûr, au suivi de la qualité des prestations (suivi des événements indésirables, suivi des actes de maltraitance/violence, recueil des plaintes et réclamations). Nous vous proposons de présenter le registre unique du personnel, les registres liés à la santé et à la sécurité des salariés, les registres attachés à la démarche d’amélioration continue de la qualité, ainsi que les autres registres obligatoires.

    #service d'aide à domicile #document de gestion des risques

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