Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique 4 juin 2025
Manager les risques psychosociaux en tant que gestionnaire public de services d’aide et d’accompagnement à domicile
Les salariées des métiers de l’aide et du maintien à domicile – essentiellement des femmes – si elles ont une intensité du travail un peu plus modérée que les autres salariées, ont des horaires de travail beaucoup plus morcelés et atypiques. Elles rencontrent ainsi des difficultés à concilier vie professionnelle et vie personnelle. Travaillant en contact avec le public qu’elles aident, elles déclarent peu de tensions et d’agressions, mais les exigences émotionnelles et les conflits éthiques sont très élevés. Elles se sentent isolées par rapport aux collègues et à la hiérarchie, même si elles s’estiment plutôt reconnues pour leur travail. Si l’on ajoute le caractère souvent précaire de ces emplois, même dans la fonction publique, un travail individualisé au domicile d’un bénéficiaire et une complexité plus grande des tâches en raison de la plus forte dépendance des bénéficiaires les plus âgées qui souhaitent vieillir à domicile, rien d’étonnant que les risques psychosociaux (RPS) y soient élevés. Face à cette situation, la prise en compte des risques psychosociaux est devenue incontournable et nous vous proposons de définir les risques psychosociaux au travail, puis la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique, avant d’aborder enfin le suivi de quelques actions à mettre en place pour prévenir les risques psychosociaux et le repère des signaux de symptômes de risques psychosociaux en structure médico-sociale intervenant à domicile.
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Fiche pratique 4 juin 2025
Organiser et animer sa démarche qualité dans une petite structure à domicile
Les structures médico-sociales de petite taille travaillant pour le maintien à domicile de leurs bénéficiaires sont encore nombreuses même si les pouvoirs publics les encouragent à se regrouper. Elles assurent au quotidien des missions essentielles de soins, d’aide, d’accompagnement et jouent un rôle central dans le parcours de soin auprès du public qu’elles accompagnent tant dans le maintien de l’autonomie, que dans la lutte contre l’isolement (notamment dans le monde rural). Si ces structures disposaient d’outils « qualité » issus des anciennes évaluations internes et externes mises en place par la loi 2002-2, la nouvelle démarche d’amélioration continue de la qualité les amène à travailler différemment, à impliquer leur personnel et à disposer de nouvelles méthodes de travail. Nous vous proposons de décrire les grands principes de la démarche qualité, puis le cadre légal et réglementaire, et de préciser le processus de désignation indispensable d’un référent qualité.
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Fiche pratique 4 juin 2025
Procédures et démarches de signalement d’événements indésirables dans les services sociaux et médico-sociaux
Depuis les publications des lois d’adaptation de la société au vieillissement n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 et de modernisation de notre système de santé n° 2016-41 du 26 janvier 2016, les établissements et services sociaux et médico-sociaux sont soumis à différentes déclarations obligatoires lors de la survenue d’événements au sein de leur structure. Ainsi, en fonction de la nature des faits, les établissements et services sociaux et médico-sociaux doivent procéder aux déclarations suivantes : le signalement de dysfonctionnements ou d’événements indésirables ; la déclaration d’événements indésirables graves associés à des soins ; la déclaration d’événements sanitaires indésirables. Ces déclarations qui concernent également les structures médico-sociales intervenant au domicile de leurs bénéficiaires font partie intégrante de la démarche d’amélioration continue de la qualité. Cependant, quand un événement se produit dans une structure, il est difficile de prendre le temps de s’interroger sur les modalités de déclaration. Nous vous proposons ainsi de décrire tout d’abord les liens entre l’amélioration des conditions de travail et la qualité de vie et des conditions de travail, puis de présenter ensuite la mise en œuvre d’une démarche QVCT sur l’amélioration des conditions de travail.
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Fiche pratique 4 juin 2025
Les appartements de coordination thérapeutique hors les murs (ACT HLM)
Les appartements de coordination thérapeutique (ACT) sont des structures médico-sociales mises en place par le décret n° 2002-1227 du 3 octobre 2002 relatif aux appartements de coordination thérapeutique et dont les missions et les modalités de fonctionnement relèvent de la circulaire DGS/DGAS/DSS n° 2002-551 du 30 octobre 2002 relative aux appartements de coordination thérapeutique. Ils ont vocation à héberger à titre temporaire des personnes en situation de fragilité psychologique et sociale nécessitant des soins et un suivi médical en optimisant la prise en charge médicale, psychologique et sociale, par la mise en œuvre d’une coordination globale. Or, le décret n° 2020-1745 du 29 décembre 2020 relatif aux conditions techniques d’organisation et de fonctionnement des structures LHSS, LAM et ACT permet aux appartements de coordination thérapeutique d’intervenir dans une logique d’« aller vers », en développant leur accompagnement médico-social sur le lieu de vie des personnes et non plus exclusivement dans le cadre d’un hébergement. Il s’agit des ACT « hors les murs », dispositif complémentaire aux ACT généralistes, qui répondent au besoin de déployer des interventions pluridisciplinaires au sein de toutes formes d’habitat et vise à répondre de manière mieux adaptée aux besoins des usagers les plus éloignés de l’offre de soins et des dispositifs de prévention. Ces patients ne nécessitent pas une hospitalisation, mais présentent une dépendance importante dans l’accomplissement des gestes de la vie quotidienne et souffrent de vulnérabilités psychiques, économiques et/ou sociales. Nous vous proposons de définir et de décrire les objectifs principaux du dispositif appartements de coordination thérapeutique (ACT) hors les murs, puis d’identifier les modalités d’organisation et de fonctionnement du dispositif.
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Fiche pratique 26 mai 2025
Le plan d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein des ESSMS
Depuis décembre 2020, les employeurs publics ont l’obligation de mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel sur l’égalité professionnelle. Les établissements hospitaliers comme les établissements sociaux et médico-sociaux (et notamment les Ehpad) sont concernés par cette obligation. Les plans d’action doivent contenir des mesures pour : s’attaquer aux écarts de rémunération entre femmes et hommes ; garantir aux femmes et aux hommes l’égal accès à tous les postes ; favoriser l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle ; prévenir et traiter les discriminations, les violences, le harcèlement moral ou sexuel et les agissements sexistes. L’élaboration d’un plan d’action pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans les Ehpad s’inscrit dans la politique générale des ressources humaines de l’établissement. Il est en lien avec le projet social d’établissement et contribue notamment à l’amélioration de la qualité de vie au travail des agents. Il est à noter que ce secteur, où la prédominance féminine est flagrante, est souvent le théâtre d’inégalités subtiles mais persistantes. Confronté à des défis spécifiques, l’Ehpad doit adopter une approche méthodique et consciencieuse pour promouvoir l’égalité des sexes.
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Fiche pratique 26 mai 2025
Les sources de financement des Ehpad
En 2023, 66 % des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) étaient déficitaires, contre 27 % en 2020. La situation de ces établissements s’est, en effet, fortement dégradée depuis 2021 avec une proportion d’Ehpad déficitaires en augmentation et une ampleur des déficits qui s’est aggravée. Des difficultés financières « inédites » constatées par un rapport du Sénat publié le 25 septembre 2024. Une combinaison de causes conjoncturelles et structurelles peut expliquer cette situation : les tensions sur le recrutement des personnels, des difficultés de fidélisation et un absentéisme élevé qui ont une incidence sur les capacités et donc sur le niveau d’activité des établissements ; une perte de confiance du public consécutive à la crise du Covid-19 et du « scandale Orpea » ; l’« effet ciseaux » entre la forte inflation des coûts (énergie, alimentation, hygiène) et la moindre évolution des tarifs. Parmi les causes de ces déficits structurels, sont également évoqués « une organisation du financement dépassée » avec la séparation en trois sections tarifaires (soins, hébergement, dépendance), source de complexités et de coûts de moins en moins justifiés, et des aides publiques insuffisantes. Ces problématiques importantes nous amènent à nous interroger sur les sources de financement très diverses des Ehpad.
