Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique 26 mai 2025
Les sources de financement des Ehpad
En 2023, 66 % des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) étaient déficitaires, contre 27 % en 2020. La situation de ces établissements s’est, en effet, fortement dégradée depuis 2021 avec une proportion d’Ehpad déficitaires en augmentation et une ampleur des déficits qui s’est aggravée. Des difficultés financières « inédites » constatées par un rapport du Sénat publié le 25 septembre 2024. Une combinaison de causes conjoncturelles et structurelles peut expliquer cette situation : les tensions sur le recrutement des personnels, des difficultés de fidélisation et un absentéisme élevé qui ont une incidence sur les capacités et donc sur le niveau d’activité des établissements ; une perte de confiance du public consécutive à la crise du Covid-19 et du « scandale Orpea » ; l’« effet ciseaux » entre la forte inflation des coûts (énergie, alimentation, hygiène) et la moindre évolution des tarifs. Parmi les causes de ces déficits structurels, sont également évoqués « une organisation du financement dépassée » avec la séparation en trois sections tarifaires (soins, hébergement, dépendance), source de complexités et de coûts de moins en moins justifiés, et des aides publiques insuffisantes. Ces problématiques importantes nous amènent à nous interroger sur les sources de financement très diverses des Ehpad.
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Fiche pratique 26 mai 2025
Traiter les réclamations des résidents et des familles dans les ESSMS
Qu’il s’agisse du secteur sanitaire, social et médico-social, la gestion des plaintes et des réclamations fait partie intégrante des droits des personnes accompagnées en établissement. Il s’agit d’ailleurs d’une exigence de la Haute Autorité de santé, pour le secteur médico-social, au travers du référentiel d’évaluation de la qualité issu de la démarche d’amélioration continue de la qualité qui trouve son origine dans la loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé. Au-delà des contraintes réglementaires, il s’agit surtout de prendre en compte l’insatisfaction pour que les demandes soient entendues, respectées et comprises. L’intérêt est aussi de désamorcer la situation et de limiter l’escalade qui pourrait impacter la notoriété de l’établissement. La démarche s’inscrit comme un axe d’amélioration de la qualité permettant : de placer la personne au centre des préoccupations en étant à l’écoute ; de partager les réclamations avec les professionnels et l’équipe d’encadrement pour trouver des solutions collectives ; d’améliorer l’organisation et les prestations en ayant une connaissance de l’expérience usager plus fine.
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Fiche pratique 26 mai 2025
Le plan d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein des ESSMS
Depuis décembre 2020, les employeurs publics ont l’obligation de mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel sur l’égalité professionnelle. Les établissements hospitaliers comme les établissements sociaux et médico-sociaux (et notamment les Ehpad) sont concernés par cette obligation. Les plans d’action doivent contenir des mesures pour : s’attaquer aux écarts de rémunération entre femmes et hommes ; garantir aux femmes et aux hommes l’égal accès à tous les postes ; favoriser l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle ; prévenir et traiter les discriminations, les violences, le harcèlement moral ou sexuel et les agissements sexistes. L’élaboration d’un plan d’action pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans les Ehpad s’inscrit dans la politique générale des ressources humaines de l’établissement. Il est en lien avec le projet social d’établissement et contribue notamment à l’amélioration de la qualité de vie au travail des agents. Il est à noter que ce secteur, où la prédominance féminine est flagrante, est souvent le théâtre d’inégalités subtiles mais persistantes. Confronté à des défis spécifiques, l’Ehpad doit adopter une approche méthodique et consciencieuse pour promouvoir l’égalité des sexes.
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Fiche pratique 3 avril 2025
Répondre à ses obligations générales de santé et de sécurité dans le secteur médico-social
Dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail, le secteur de l’aide et du soin à domicile rencontre une double problématique. D’une part, l’employeur a le devoir devant la loi de veiller à la santé et à la sécurité des travailleurs en mettant en place des actions de prévention, d’information et de formation. Il est en effet responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés. En cas de non-respect de ces obligations, sa responsabilité civile et/ou pénale peut être engagée. D’autre part, le secteur connaît un fort turn-over et un manque d’attractivité. De bonnes conditions de travail constituent un argument d’attractivité du métier et permettent notamment de réduire les coûts financiers générés par l’absentéisme, les arrêts de travail et les départs de la profession. Fidéliser les salariés est aussi synonyme d’une prestation de qualité pour les bénéficiaires. Il est indispensable de préserver la santé des salariés puisque le vieillissement de la population au domicile est croissant. Nous vous proposons de décrire les obligations générales et particulières de l’employeur, à savoir la démarche de prévention, la démarche d’information et de formation, ainsi que la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.
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Fiche pratique 3 avril 2025
Prévention et détection des conflits d’intérêts dans les structures médico-sociales à domicile
Les situations de conflits d’intérêts sont inhérentes à la vie de toute organisation. En droit français, le conflit d’intérêts n’est pas en lui-même un délit ; c’est la prise d’actes contraires à l’intérêt de l’organisme, tels que le trafic d’influence ou la prise illégale d’intérêts, qui est délictueuse. Cependant, depuis 2013, et la loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, la prévention des conflits d’intérêts fait l’objet d’une attention renforcée des pouvoirs publics. Elle constitue une obligation incontournable pour les élus comme pour les agents publics, obligation à laquelle le personnel des structures médico-sociales à domicile publiques (centres communaux/intercommunaux d’action sociale [CCAS/CIAS]…) doit se conformer. Ces agents ont à leur disposition différents leviers pour prévenir ou faire cesser un conflit. À défaut, ils s’exposent à des sanctions disciplinaires et/ou pénales. La notion de conflit d’intérêts est décrite comme « une situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction ». Cette définition ne s’applique qu’aux agents publics, mais la notion de conflit d’intérêts ne se limite pas à ce secteur. C’est pourquoi le Service central de la prévention de la corruption en avait donné dans un rapport de 2004 une définition englobant le secteur privé, à savoir : le conflit d’intérêts « naît d’une situation dans laquelle une personne employée par un organisme public ou privé possède, à titre privé, des intérêts qui pourraient influer ou paraître influer sur la manière dont elle s’acquitte de ses fonctions et des responsabilités qui lui ont été confiées par cet organisme ». Nous aborderons la perception des conflits d’intérêts au regard du risque de corruption puis les conditions d’identification des situations de conflits d’intérêts, ainsi que les moyens de prévention et de gestion de ces derniers.
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Fiche pratique 3 avril 2025
Connaître les soutiens financiers et les programmes de développement du secteur des services à la personne
Les services à la personne, dont le seul point commun est de s’exercer au domicile des particuliers, regroupent 26 activités de natures très diverses, relevant de besoins sociaux essentiels. En 2020, 14 % des ménages déclaraient engager des dépenses de service à la personne. Le volume d’activités réalisées dans ces secteurs représente près de 850 millions d’heures. Les services à la personne présentent des bénéfices multiples pour la société (autonomie, intégration, santé). Ils représentent également une opportunité d’insertion professionnelle pour des personnes peu qualifiées et parfois éloignées du marché du travail. Par ailleurs, le vieillissement de la population en France (18,6 millions de personnes de plus de 60 ans en 2023, et 20,8 millions d’ici 2030) et le souhait des personnes âgées de rester à domicile devraient entraîner une forte croissance des besoins en services à la personne d’ici 2030, avec une hausse de plus de 30 000 emplois sur le seul segment de l’accompagnement à domicile. Il n’est donc pas étonnant, dans ces conditions, que les pouvoirs publics interviennent pour soutenir ce secteur d’activité. Nous décrirons dans un premier temps les soutiens des pouvoirs publics dans le cadre des services à la personne, puis les programmes de développement des services à la personne, ainsi que le développement de la filière silver économie.
