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Marie-Christine Monfort

Marie-Christine Monfort

Marie-Christine Monfort

Ancienne cheffe du service crématoriums de la Métropole Européenne de Lille

Biographie professionnelle

De formation généraliste, Marie-Christine Monfort a consacré les vingt dernières années de sa carrière de cadre territorial au funéraire, en occupant successivement les postes de directeur de l’état civil et des cimetières de la ville de Lille, puis de chef du service crématoriums, chargée en outre de la supervision de la gestion du cimetière métropolitain à la Métropole Européenne de Lille.

Aujourd’hui retraitée, elle continue à intervenir dans son domaine de prédilection lors de formations (diplômantes et continues) et de conférences au cours desquelles elle partage ses connaissances juridiques appliquées au terrain.

Publications récentes

  • Fiche pratique 4 juin 2026

    Le statut des cendres issues de la crémation

    Le recours à la crémation, de plus en plus fréquent, pose la question du devenir des cendres. Si un très grand libéralisme a longtemps été la règle en la matière, le décret n° 2007-328 du 12 mars 2007, puis surtout la loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 sont venus restreindre la liberté de disposer des cendres pour mettre fin à certaines pratiques jugées indécentes ou peu respectueuses de la dignité humaine (abandons d’urnes, mélange ou partage de cendres notamment) et éviter les conflits familiaux que pouvait engendrer la détention de l’urne cinéraire. Cette loi a conféré un statut juridique aux cendres en insérant dans le Code civil un nouvel article précisant que « les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traitées avec respect, dignité et décence » (article 16-1-1 du Code civil).

    #crémation #cendres
  • Fiche pratique 4 juin 2026

    Respecter la procédure d’exhumation

    L’exhumation est l’opération funéraire qui consiste à retirer d’un lieu de sépulture un ou des corps, des restes mortels, une ou plusieurs urnes. Elle obéira à différents scénarios suivant la nature du lieu d’inhumation : ouverture et fermeture d’un caveau ; creusement et rebouchage d’une fosse en pleine terre ; ouverture et fermeture d’une case de columbarium ; descellement d'une urne placée sur un monument. Cette opération se poursuit ensuite par la réinhumation du corps, le cas échéant sa crémation (cf. Autoriser la crémation des restes exhumés ; CGCT, art. R. 2213-37). Elle peut également aboutir à la dispersion des cendres du défunt. Elle peut être à l’initiative de la famille : pour transférer le corps d’une sépulture à une autre ; le transférer dans un autre cimetière ; procéder à sa crémation ; ou libérer une concession afin de proposer sa rétrocession à la commune. Cette procédure peut être provoquée également par l’administration (cf. Gérer l’exhumation administrative) ou l’autorité judiciaire. L’exhumation est réglementée par le Code général des collectivités territoriales. Le déroulement de cette opération est encadré, même si l’exhumation ne donne plus lieu au versement d’une vacation ni à surveillance obligatoire des autorités de police depuis la loi n° 2015-177 du 16 février 2015. Elle est désormais réalisée sous la double responsabilité de l’opérateur funéraire et du maire de la commune. Elle doit être exécutée conformément à l’article 16-1-1 du Code civil qui garantit le respect dû au corps humain. Cette fiche vous permet de connaître les procédures à mettre en œuvre pour aborder les différentes situations d’exhumation ou les opérations assimilées.

    #opération et autorisation funéraire #exhumation
  • Fiche pratique 4 juin 2026

    Aménager un site cinéraire

    Autorisée depuis 1887 en France, la crémation a connu un essor important ces dernières années puisque, si elle concerne plus de 40 % des décès aujourd’hui (0,5 % en 1980), elle est plébiscitée par une majorité de Français interrogés sur leur souhait de funérailles. Le droit a suivi cette évolution de notre société, principalement sous la forme de deux textes essentiels : la loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 ; le décret n° 2011-121 du 28 janvier 2011. Il était urgent de donner un statut aux cendres humaines puis de prévoir des lieux de recueillement spécifiques. Si le cimetière n’est pas le seul lieu de destination des cendres humaines, depuis le 1er  janvier 2013, les communes de plus de 2 000 habitants sont néanmoins contraintes d’aménager des sites cinéraires dont la gestion est calquée sur celle des cimetières. Parallèlement, le régime des concessions cinéraires devient identique à celui des concessions funéraires et une section leur est désormais consacrée dans le CGCT. Nous allons balayer la liste des différents dispositifs obligatoires du site cinéraire.

    #site cinéraire
  • Fiche pratique 4 juin 2026

    Les destinations autorisées de l’urne funéraire

    Autorisée depuis 1887 en France, la crémation a connu un essor important ces dernières années : elle représente plus de 45 % des obsèques aujourd’hui et elle est plébiscitée par une majorité de Français interrogés sur leur souhait de funérailles. Elle ne concernait que 0,5 % des décès en 1980. Pratiquement, après la crémation, les calciques osseux sont pulvérisés et recueillis dans une urne cinéraire. L’urne est ensuite remise à la famille qui s’interroge parfois sur le devenir immédiat des cendres, d’autant que leur destination a été redéfinie par la loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008. La remise de l’urne à la famille fait pleinement partie des funérailles et doit être réalisée dans des conditions adaptées à la solennité et à l’intimité de ce moment. Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) dispose que l’aménagement d’une salle dédiée est obligatoire dans les locaux publics du crématorium. Un temps de réflexion est accordé et l’urne peut être conservée à cet effet dans un crématorium ou un lieu de culte le temps que la famille prenne une décision sur le devenir ultime des cendres, dans la limite d’une année. Sont formellement interdits le dépôt de l’urne à domicile, le partage des cendres entre plusieurs reliquaires ou leur mélange. L’urne ou les cendres doivent être déposées ou dispersées dans des lieux de mémoire identifiés et accessibles. Nous étudions dans cette fiche les destinations autorisées des urnes cinéraires.

    #urne cinéraire
  • Fiche pratique 4 juin 2026

    Les lieux autorisés de dispersion des cendres

    Avant l’arrivée du christianisme, l’Europe, sous l’influence de Rome, pratiquait indifféremment l’inhumation ou la crémation. La seule condition était l’observance d’un rituel strict prévoyant notamment la destination finale du défunt (corps ou cendres) dans une sépulture déterminée et localisée. Pratique interdite ensuite par l’église catholique, la crémation connaît un regain d’intérêt au 19e siècle pour des raisons hygiénistes, puis philosophiques, hostiles à la religion. Les premiers crématistes avaient une conception nihiliste de la crémation et optaient bien souvent pour la dispersion de leurs cendres, privant leurs proches du recueillement nécessaire au travail psychologique lié au deuil. Aujourd’hui, la crémation concerne plus de 45 % des décès et si la dispersion est parfois souhaitée, elle doit être associée à la traçabilité des cendres et à  la communication de leur lieu de dépôt. La loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 a apporté les éléments nécessaires pour que les familles, quel que soit le choix du disparu, puissent se recueillir à sa mémoire sur un lieu identifié.

    #cendres
  • Fiche pratique 11 mai 2026

    Opérations funéraires : le cas particulier des enfants sans vie

    La circulaire interministérielle DGCL/DACS/DHOS/DGS du 19 juin 2009 précise les modalités d’enregistrement à l'état civil des enfants décédés avant la déclaration de naissance et de ceux pouvant donner lieu à un acte d'enfant sans vie.  Elle précise également les conditions de délivrance du livret de famille, de la prise en charge des corps des enfants décédés, des enfants sans vie et des fœtus. L’acte d’enfant sans vie est établi à la demande des parents ou de l’un d’eux sur présentation d’un certificat médical d’accouchement. Toutefois, même en l’absence d’acte d’enfant sans vie, et même sans établissement de certificat médical d’accouchement, il est nécessaire de s’intéresser au devenir du corps et aux possibilités offertes aux parents. Il s’agit d’organiser le devenir du corps dans les différents cas suivants.

    #acte d'enfant sans vie

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