Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
De formation généraliste, Marie-Christine Monfort a consacré les vingt dernières années de sa carrière de cadre territorial au funéraire, en occupant successivement les postes de directeur de l’état civil et des cimetières de la ville de Lille, puis de chef du service crématoriums, chargée en outre de la supervision de la gestion du cimetière métropolitain à la Métropole Européenne de Lille.
Aujourd’hui retraitée, elle continue à intervenir dans son domaine de prédilection lors de formations (diplômantes et continues) et de conférences au cours desquelles elle partage ses connaissances juridiques appliquées au terrain.
Publications récentes
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Fiche pratique 11 mai 2026
Recevoir la déclaration préalable des soins de conservation ou de moulage des personnes décédées
Les circonstances d’un décès ou la maladie sont susceptibles d’altérer sensiblement l’apparence physique du défunt. La famille et les proches peuvent souhaiter que soient réalisés des soins spécifiques sur sa dépouille afin de permettre un recueillement apaisé et faciliter ensuite le travail de deuil. Du grec thanatos, dieu de la mort, et de praxis, pratique, la thanatopraxie regroupe l’ensemble des techniques mises en œuvre pour la conservation temporaire et la présentation des corps des personnes décédées, et utilisant l’injection de substances biocides. Les objectifs de la thanatopraxie sont de retarder le processus naturel de décomposition, l’apparition des premiers symptômes de la thanatomorphose. Elle implique parfois des restaurations faciales lors de décès traumatiques. Elle permet l’exposition du défunt préalablement à la mise en bière et lui confère l’apparence apaisée du sommeil. Les différentes religions n’ont pas toutes le même rapport à la thanatopraxie : les confessions chrétiennes (catholique et protestante) acceptent la thanatopraxie ; la religion islamique l’interdit sauf en cas de rapatriement du cercueil vers certains pays et paiement de droits au consulat ; la religion juive l’interdit sauf en cas de retour du cercueil en Israël et paiement de droits au consulat ; le bouddhisme tolère les soins de conservation ; le christianisme orthodoxe l’autorise avec la plus grande réserve.
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Fiche pratique 11 mai 2026
Les alternatives à la crémation et à l’inhumation
Les premières sépultures découvertes indiquent sans conteste que, très tôt dans son histoire, l’homme a souhaité protéger les corps des défunts en les préservant des prédateurs et leur aménager une vie confortable dans l’au-delà en plaçant dans la tombe des objets familiers, des armes, voire des dépouilles d’animaux domestiques. En Égypte, les tombes des pharaons en sont un exemple remarquable. Si l’inhumation consiste à confier le défunt à la terre, la crémation au feu, les marins en mer confiaient leurs camarades décédés à l’eau et certaines tribus indiennes à l’air en déposant leurs défunts en haut de tours, offerts aux condors, oiseaux divins. Les 4 éléments étaient ainsi sollicités. Depuis 1887, en France, les familles ont le choix entre 2 seuls modes de funérailles, l’inhumation et la crémation, mais d’autres pratiques jugées moins polluantes pour l’environnement voient le jour dans le monde. Cette fiche se propose de les analyser.
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Fiche pratique 2 mars 2026
Les autorisations relatives à la création d’un crématorium
L’article L. 2223-40, alinéa 3, du CGCT dispose que la création ou l’extension d’un crématorium est conditionnée à l’autorisation du préfet de département (préfet de Paris dans cette même ville) accordée après une enquête publique et un avis de la commission départementale compétente en matière d’environnement, de risques sanitaires et technologiques. Nous verrons que d’autres autorisations sont également impératives.
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Fiche pratique 6 janvier 2026
Rédiger le certificat d’hérédité
La délivrance du certificat d’hérédité par le maire est une procédure simplifiée et gratuite permettant aux héritiers créanciers des collectivités et établissements publics de justifier de leur qualité d’héritier. Dans une réponse ministérielle, le ministre de la Justice a précisé que le certificat d’hérédité est établi de façon discrétionnaire par le maire selon un modèle qu’il aura librement rédigé (cf. rép. min. n° 49778, JOAN du 1er février 2005). Avant tout, le maire doit s’assurer que les personnes qui le sollicitent sont bien les seules héritières et que le montant de la succession est inférieur à 5 910 €. Il est à noter que, depuis la loi n° 2015-177 du 16 février 2015 et l’article L. 312-1-4 du Code monétaire et financier, certaines communes ne délivrent plus de certificat d’hérédité. La pratique demeure cependant, à la demande d'organismes qui ne souhaitent pas compliquer les démarches. Selon le montant de la succession, le certificat d’hérédité peut être remplacé par d’autres documents comme une attestation d’hérédité ou un acte de notoriété héréditaire, établi par le notaire contre rétribution. L’attestation d’hérédité est signée par l’ensemble des héritiers qu’elle autorise à récupérer la somme restante sur le compte bancaire du défunt, mais également à le clôturer. Ce document leur permet le cas échéant d'obtenir le droit de débit sur le solde des comptes bancaires du défunt pour régler les frais funéraires.
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Fiche pratique 6 janvier 2026
La sécurité des personnes dans le funéraire – généralités
Au nombre des obligations du manager figure en bonne place celle de garantir à ses équipes des conditions de travail satisfaisantes et de leur assurer la sécurité tant physique que psychologique dans l’exercice de leurs missions (C. trav., art. L. 4121-1 à 5). Réciproquement, chaque travailleur doit prendre soin de sa santé et de sa sécurité, notamment porter les équipements de protection mis à sa disposition (article L. 4122-1 du même code). Il doit également, grâce à son expérience, participer à la prévention des risques pour lui-même et ses collègues. Les métiers du funéraire ne font pas exception à la règle en raison de leur diversité et de leur exposition constante à des conditions extrêmes en termes d’hygiène et/ou de résistance mentale. Cette fiche se propose de dérouler l’ensemble des prescriptions qu’il convient de respecter et de dispenser quelques conseils utiles.
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Fiche pratique 6 janvier 2026
Le remboursement des obsèques organisées par la commune
Si le Code général des collectivités territoriales fait peser sur la commune l’obligation de pourvoir d’urgence à ce que toute personne décédée soit ensevelie et inhumée décemment sans distinction de culte ni de croyance (art. L. 2213-7), la prise en charge financière de ces funérailles n’est clairement prévue que dans le cas où le défunt était dépourvu de ressources suffisantes, personnes pour lesquelles le service est gratuit (art. L. 2223-27). Quelle procédure mettre alors en œuvre dans le cas où le défunt, sans famille connue, n’a pris aucune disposition pour régler ses funérailles ? Comment la commune, dans l’hypothèse d’un actif successoral suffisant, peut-elle obtenir le remboursement des frais engagés ? À quelle hauteur ?