Patrice Pelpel
Agrégé de Philosophie, Docteur en Sciences de l’Éducation, Professeur des Universités, membre de plusieurs équipes de recherche
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Agrégé de philosophie, docteur en sciences de l’éducation, professeur des universités, membre de plusieurs équipes de recherche, il a publié de nombreux ouvrages de référence sur la formation des personnels et l’histoire de l’éducation, notamment Les stages de formation (Bordas), Se former pour enseigner (Dunod), Histoire de l’enseignement technique (Hachette/L’Harmattan), Guide de la fonction tutorale (éd. d’Organisation), Accueillir, former, accompagner des enseignants (Chronique sociale), Apprendre et faire (L’Harmattan).
Concepteur des guides Pratiques du conseiller principal d’éducation et Diriger un établissement scolaire aux Éditions Weka, il en a longtemps dirigé la rédaction.
Publications récentes
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Fiche pratique 25 janvier 2026
Utiliser les outils d’aide à l’orientation
L’orientation scolaire et professionnelle constitue un enjeu majeur du parcours de chaque élève. Si les professeurs principaux et les psychologues de l’Éducation nationale (psy-EN) occupent une place centrale dans ce domaine, les CPE, de par leur connaissance fine des élèves et de la vie scolaire, ont un rôle essentiel à jouer. Pour les y aider, de nombreux outils numériques et dispositifs institutionnels sont aujourd’hui à leur disposition : plateformes nationales, sites d’information, applications d’aide à la construction du projet, etc. Membre du conseil de classe et du conseil pédagogique, en charge, avec les autres membres de l’équipe éducative, du suivi des élèves, éventuellement tuteur en lycée, le conseiller principal d’éducation est partie prenante à l’orientation des élèves, au collège comme au lycée. Pour les aider à préciser leur projet d’orientation, il est nécessaire de bien les connaître, mais aussi d’avoir une vision précise et actualisée des filières de formation, des domaines professionnels qui correspondent à ces filières, ainsi que des ressources qui peuvent leur être utiles.
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Fiche pratique 6 janvier 2026
Le droit syndical dans l’établissement
Les organisations syndicales ont pour mission de représenter et de défendre les intérêts professionnels des personnels qu’elles mandatent, qu’il s’agisse d’intérêts collectifs, catégoriels ou de situations individuelles. À ce titre, elles sont des acteurs à part entière du dialogue social au sein de l’Éducation nationale et participent aux instances de concertation et de représentation prévues par les textes. Au niveau de l’établissement, les sections syndicales regroupent les agents adhérents d’une même organisation. Elles peuvent présenter des candidats aux élections des représentants des personnels au conseil d’administration et contribuent, dans le respect du cadre réglementaire, à la vie démocratique de l’établissement. Les organisations syndicales représentatives disposent de droits et de prérogatives spécifiques (information syndicale, réunions, affichage, diffusion de tracts, autorisations d’absence, etc.). L’exercice de ces droits s’inscrit toutefois dans un cadre légal précis, qui impose également des obligations et des limites. Il appartient au chef d’établissement de veiller au respect de cet équilibre, en garantissant à la fois la liberté syndicale et le bon fonctionnement du service public d’éducation.
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Fiche pratique 23 novembre 2025
Espace et temps scolaires
La vie scolaire s’inscrit naturellement dans un lieu spécifique, l’établissement, et dans un temps essentiellement scandé par l’organisation des enseignements (sur la journée, la semaine, l’année). S’il est réducteur de la limiter aux « trous » de l’emploi du temps et aux espaces non dédiés à l’enseignement (couloirs, cour de récréation, réfectoire, foyer, internat), elle est néanmoins largement tributaire de la manière dont est structuré l’espace/temps scolaire qui fait aujourd’hui (en réalité depuis 1984…) l’objet de débats entre pédagogues, chronobiologistes, « partis de l’étranger » (ceux qui ont l’œil rivé sur les « autres pays »), familles et « professionnels du tourisme ». En effet, il s’agit là d’un sujet majeur, toujours d’actualité, qui concerne directement le quotidien des millions d’usagers de l’école (élèves, familles, personnels de l’éducation), mais aussi des collectivités et du tissu associatif qui gravitent autour. Cependant, les enjeux et implications de ce « vieux dossier » dépassent largement le strict cadre de l’institution scolaire et touchent à notre modèle de société. Depuis plus d’un siècle, le temps consacré au travail n’a cessé de décroître dans les sociétés occidentales, laissant la place à plus de « temps libre », pour les enfants comme pour les adultes. Outre la régulation des durées et du calendrier scolaire, l’école a connu depuis 30 ans diverses réformes visant à « aménager les rythmes scolaires pour améliorer les conditions de vie et d’apprentissage des élèves ». Au-delà des polémiques sur l’étalement des vacances ou la semaine de 4 jours qui monopolisent trop souvent le débat, les recherches françaises et internationales mettent au jour des questions plus fondamentales. Le temps scolaire n’est-il pas également soumis à la rude concurrence du temps « libre » des enfants et des adolescents ? Comment l’école peut-elle y faire face ? Doit-elle résister et se réaffirmer comme le temps légitime de la transmission des savoirs ou, au contraire, se décentrer pour composer avec les autres temps éducatifs ? Malgré un certain consensus sur le diagnostic, la multiplicité des protagonistes contribue à une relative stabilité des pratiques. L’enjeu est de taille : comment favoriser les apprentissages et l’épanouissement des élèves tout en préservant les intérêts des familles, des enseignants, des collectivités et des professionnels dont l’activité dépend des vacances ? Depuis les années 2000, plusieurs réponses ont été apportées à cette équation, alors qu’une convention citoyenne sur les « temps de l’enfant », dont les travaux ont été menés de juin à novembre 2025, a récemment permis de relancer le débat. À cette question de l’organisation temporelle est de plus en plus associée celle de l’organisation matérielle, et donc des aménagements de l’espace scolaire, nourrissant ainsi la réflexion autour des leviers favorisant des pratiques éducatives et pédagogiques qui permettent de développer le bien-être des élèves, en même temps que leur réussite. Cette fiche fait un état des lieux concernant ces deux questions des temps et des espaces scolaires dans le secondaire et propose des pistes de réflexion, qui peuvent notamment être impulsées par le CPE et la vie scolaire dans ce cadre.
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Fiche pratique 10 octobre 2024
Les aides aux familles pour la scolarité : bourses, primes, fonds sociaux, pass’Sport et pass Culture
Mise à part l’allocation de rentrée versée par la CAF, les familles peuvent bénéficier d’aides financières, sous conditions de ressources, pour permettre à leurs enfants d’accomplir leur scolarité dans de bonnes conditions (matériel scolaire, équipements, sorties scolaires, demi-pension, internat). En 2021-2022, 25,4 % des élèves du second degré (France métropolitaine et DOM) ont bénéficié d’une bourse nationale (avec de fortes disparités en fonction des territoires, des niveaux et des types d’enseignements [29,1 % dans le public, mais seulement 11,8 % dans le privé sous contrat, 24,4 % en collège, 21,5 % en lycée général et technologique mais 39,1 % en lycée professionnel]). Plus de 1 400 000 élèves ont bénéficié d’une bourse de collège ou de lycée pour l’année scolaire 2022-2023. Les primes complémentaires attribuées « automatiquement » en fonction de la scolarité ne sont susceptibles de l’être qu’aux élèves qui sont déjà boursiers. Jusqu’à la rentrée 2023-2024, les bourses nationales n’étaient attribuées que sur demande de la famille, qui devait constituer un dossier remis à l’établissement dans certains délais. À partir de la rentrée 2024-2025, les bourses de collège et de lycée pourront être attribuées automatiquement aux foyers éligibles, avec l’« examen automatique du droit à la bourse ». Le CPE est directement concerné par la mise en place de cette politique au niveau de l’établissement. En 2015 (nouvelle circulaire de missions) comme en 1982, la vie scolaire consiste à « placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelle et collective, de réussite scolaire et d’épanouissement personnel ». Pour ce faire, il doit parfaitement connaître les aides auxquelles les familles peuvent prétendre et les conditions d’éligibilité, participer à leur information et aux « campagnes » de bourses, et dans certains cas à leur attribution (bourse au mérite, fonds sociaux).
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Fiche pratique
Les sanctions disciplinaires en EPLE
Contrairement aux punitions qui sont des mesures d’ordre intérieur susceptibles d’être prononcées par les membres de l’équipe éducative pour des manquements mineurs, les sanctions ont le caractère d’actes administratifs. Elles sont prononcées pour des actes plus graves par les instances disciplinaires de l’établissement, à savoir : le chef d’établissement ou le conseil de discipline. Le CPE est fortement impliqué dans ce domaine : il participe à l’information des élèves sur les sanctions ; il contrôle la vie scolaire et peut solliciter une sanction auprès du chef d’établissement ; il est membre du conseil de discipline et de la commission éducative ; il participe à l’accompagnement des élèves sanctionnés, notamment en ce qui concerne les exclusions temporaires et les différentes mesures de responsabilisation.
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Fiche pratique
Prévenir et réprimer l’absentéisme
La loi du 28 mars 1882 fixait l’obligation scolaire de 6 à 13 ans. Cette obligation a été portée à 14 ans en 1936 puis à 16 ans par l’ordonnance de 1959. Elle a encore été élargie par la loi du 26 juillet 2019 qui fait débuter l’obligation scolaire à 3 ans et impose également une nécessité de formation jusqu’à 18 ans. Après les mesures radicales de suspension des allocations familiales prévues par la loi Ciotti de 2010, la prévention et la répression de l’absentéisme sont entrées à partir de 2013 dans une période de réponse plus nuancée. La prévention de l’absentéisme est un enjeu important, tant sur le plan légal, administratif (il contrevient aux dispositions du règlement intérieur) que pédagogique (il est incompatible avec le bon déroulement de la scolarité). La prévention de l’absentéisme et la réponse coercitive aux manquements à l’obligation scolaire sont deux axes importants des missions des CPE. Ceux-ci doivent évaluer et répondre sur le plan éducatif dans le cadre d’une responsabilisation commune au premier rang de laquelle on trouve les responsables légaux. Cette fiche traite des mesures pouvant être mises en œuvre, en dehors du contrôle de l’assiduité ou du décrochage scolaire qui font l’objet de fiches spécifiques.
