Patrice Pelpel
Agrégé de Philosophie, Docteur en Sciences de l’Éducation, Professeur des Universités, membre de plusieurs équipes de recherche
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Agrégé de philosophie, docteur en sciences de l’éducation, professeur des universités, membre de plusieurs équipes de recherche, il a publié de nombreux ouvrages de référence sur la formation des personnels et l’histoire de l’éducation, notamment Les stages de formation (Bordas), Se former pour enseigner (Dunod), Histoire de l’enseignement technique (Hachette/L’Harmattan), Guide de la fonction tutorale (éd. d’Organisation), Accueillir, former, accompagner des enseignants (Chronique sociale), Apprendre et faire (L’Harmattan).
Concepteur des guides Pratiques du conseiller principal d’éducation et Diriger un établissement scolaire aux Éditions Weka, il en a longtemps dirigé la rédaction.
Publications récentes
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Fiche pratique
Les périodes de formation en milieu professionnel
Les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) ont été mises en place dès 1986, au moment de la création du baccalauréat professionnel et font désormais partie intégrante de toutes les formations professionnelles, quel que soit le diplôme préparé (CAP ou bac pro). Elles sont, à ce titre, obligatoires pour tous les élèves et prises en compte parmi les épreuves qui conditionnent l’obtention du diplôme, dont elles contribuent à valider la dimension professionnelle. Elles sont donc au cœur de la formation en lycée professionnel qui se veut depuis plusieurs années plus attractif et de plus en plus professionnalisant, mettant en avant son atout concernant une insertion professionnelle rapide et de qualité. La volonté gouvernementale de développer, de valoriser et d’améliorer la formation professionnelle en alternance, le rajeunissement des élèves du lycée professionnel et leur insertion professionnelle ont rendu nécessaire l’actualisation des modalités d’organisation et de mise en œuvre des périodes de formation en milieu professionnel. La présente fiche précise les objectifs et modalités d’organisation de ces formations et signale les problèmes qu’elles peuvent poser en matière de vie scolaire et de responsabilité. Mais elle soulève également les questionnements qu’elles peuvent poser aux différents membres de la communauté éducative en termes de parcours, de suivi et de décrochage scolaire notamment.
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Fiche pratique
Du professeur chef de travaux au directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques (DDFPT)
Créée dès 1937, la fonction de chef de travaux a été confortée et structurée en 1991, puis à nouveau en 2011 avec, notamment, la clarification et l’élargissement des conditions de recrutement, la définition d’un « référentiel métier » et d’éléments de formation (accompagnement à la prise de fonction et formation continue), et un positionnement explicite par rapport à l’équipe de direction. En 2016, le chef de travaux est promu « directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques » (en abrégé, DDF), tandis que ses missions, et, surtout, ses conditions d’exercice et de rémunération sont précisées. La transformation de la voie professionnelle en 2016 a donc fait évoluer ses fonctions. La poursuite de cette rénovation connaît une nouvelle étape en 2019, et le DDFPT étant un acteur essentiel du lycée professionnel doit donc être un partenaire privilégié du CPE. La fiche définit le périmètre de la fonction de DDFPT et précise les domaines de collaboration avec le CPE.
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Fiche pratique
Promouvoir les Cordées de la réussite nouvelle génération
D’abord centrée sur des territoires, puis sur des établissements, la politique d’éducation prioritaire vise à améliorer la réussite scolaire des élèves socialement défavorisés par des moyens supplémentaires et une organisation pédagogique spécifique. Sans cesse remise en chantier depuis plus de trente-cinq ans, ses résultats ne sont pourtant pas décisifs : globalement, les élèves de l’éducation prioritaire réussissent sensiblement moins bien que les autres, et toutes les enquêtes internationales pointent l’incapacité du système éducatif français à compenser les inégalités sociales. Partiellement articulées à l’éducation prioritaire, plus récemment mises en place (à compter de 2008), centrées sur les élèves eux-mêmes et non plus sur les territoires, les « politiques d’excellence » visent à ouvrir des perspectives scolaires et universitaires à ceux que l’on appelait il y a peu des élèves « méritants » ou « à potentiel ». Il ne s’agit plus de donner plus à ceux qui ont moins, mais d’offrir le meilleur à ceux qui sont capables d’en profiter : une approche qualitative et individualisée au lieu (ou en complément) d’une approche quantitative et collective. Les Cordées de la réussite, qui intègrent à partir de la rentrée 2020 les anciens parcours d’excellence, et la relance des « internats d’excellence » matérialisent cet élitisme républicain assumé, sous réserve que les chefs d’établissement et les équipes pédagogiques s’en emparent.
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Fiche pratique
Le directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques (DDF)
Créée dès 1937, la fonction de chef de travaux a été confortée et structurée en 1991 puis, à nouveau en 2011 avec notamment la clarification et l’élargissement des conditions de recrutement, la définition d’un « référentiel métier » et d’éléments de formation (accompagnement à la prise de fonction et formation continue), et un positionnement explicite par rapport à l’équipe de direction. Aujourd’hui promu « directeur délégué aux enseignements technologiques et professionnels », le chef de travaux voit sa fonction mieux reconnue, ses missions étendues et son indemnité de responsabilité revalorisée. Professeurs déchargés (même s’ils peuvent aussi effectuer des heures d’enseignement ou de formation), proches collaborateurs et conseillers du chef d’établissement, les DDF ne sont susceptibles d’être nommés que dans les établissements dispensant des formations technologiques et/ou professionnelles secondaires ou tertiaires : LEGT, LP, LPO, EREA.
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Fiche pratique
La commission d’appel et les recours des parents
L’orientation cherche à concilier les demandes des familles, les souhaits des élèves et leurs possibilités telles qu’elles peuvent être appréciées notamment par leurs résultats scolaires. Mais, parfois, la négociation échoue et, finalement, la décision prise par le chef d’établissement sur avis du conseil de classe ne correspond pas à la demande des familles. Ces désaccords, peu nombreux, concernaient principalement le redoublement (en 6e, 4e) et l’orientation en 3e (orientation vers l’enseignement professionnel) et en 2de (refus d’une orientation en série S ou dans telle série professionnelle). Dans ce cas, les familles disposent de différents recours, gracieux ou contentieux, pour contester la décision prise. Ils doivent en être informés, ainsi que de l’ordre et des modalités selon lesquelles ils peuvent s’en prévaloir.
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Fiche pratique
Le CPE et le secret professionnel
Si tous les fonctionnaires et agents publics sont tenus au secret professionnel concernant les informations à caractère personnel dont ils peuvent avoir connaissance dans le cadre de leur activité, les CPE sont particulièrement concernés car la vie scolaire est largement corrélée à la vie des élèves, de leurs familles et du milieu dans lequel elles évoluent. Souvent les problèmes que rencontrent ou que provoquent les élèves trouvent leur origine dans les aléas de leur vie personnelle. À cet égard, les CPE ont une obligation de réserve et de discrétion, et dans certains cas de secret professionnel. Ces obligations comportent des limites, notamment celle de signaler les crimes et les délits dont on peut avoir connaissance, mais aussi les « informations préoccupantes », voire de danger ou de risque de danger auxquels peuvent se trouver exposés les élèves. Interdiction de révéler, mais, dans certains cas, obligation de le faire. Une double contrainte pas toujours facile à gérer.
