Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Sabine Pepinster est cheffe d’établissement depuis 2010. Après avoir exercé en collège et en lycée polyvalent, elle dirige actuellement un Érea.
Elle est experte associée à l’IH2EF et formatrice académique pour les cadres en formation statutaire, continue et continuée.
Ses domaines de prédilection sont le management et le pilotage stratégique (elle a obtenu le master Gestion des organisations scolaires à l’IAE Gustave Eiffel en 2018) et le DU qu’elle a validé en 2024 : Gestion et résolution des conflits, négociation & médiation à l’université Paris Cité lui confère le titre de médiatrice.
Elle s’est également formée sur les élèves à besoins éducatifs particuliers et l’école inclusive.
Publications récentes
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Fiche pratique
La fiche de poste et l’évaluation des personnels de direction des EPLE
Les dispositions du décret n° 2021-121 du 4 février 2021 ont modifié les modalités d’évaluation professionnelle des personnels de direction d’établissement d’enseignement ou de formation relevant du ministre de l’Éducation nationale. Ainsi, l’entretien professionnel des personnels de direction est désormais organisé annuellement, au lieu d’être conduit au terme d’une période triennale. En cohérence, la lettre de mission fixant les objectifs sur cette période est supprimée et remplacée par une fiche de fixation d’objectifs professionnels annuels. La fixation d’objectifs annuels aux personnels de direction ainsi que leur évaluation forment les éléments constitutifs d’un couple de forces indissociables. La mise en œuvre de la politique de l’établissement pour l’établissement scolaire s’appuie sur le projet d’établissement et le contrat d’objectifs dont le déploiement et l’évaluation font appel aux capacités managériales du chef d’établissement. La lettre de mission et l’évaluation initialement encadrées par le référentiel de métier et le statut des personnels de direction viennent d’être modifiées assez largement par les dispositions réglementaires récentes (D. n° 2021-121, 4 fév. 2021). Ainsi, la fiche de poste est rédigée systématiquement à chaque prise de fonction. Elle concerne aussi bien le chef que l’adjoint qui doivent la rédiger de préférence le premier mois de leur installation. Elle est réactualisée chaque année lors de l’entretien de carrière qui se déroule entre le chef d’établissement et le Dasen. Ainsi, dans le cadre de la trame d’entretien, il est demandé au chef d’établissement d’indiquer les éventuelles modifications de la fiche de poste (en raison d’évènements ou de situations qui peuvent être diverses : liées aux ressources humaines, à la restructuration du site, de l’offre de formation…). Elle peut être accompagnée, voire selon les cas précédée d’un rapport d’étonnement qui fixe les premiers cadres d’un diagnostic à travers quelques items. Il s’agit ainsi de recueillir les premières perceptions du poste, les premiers éléments d’analyse depuis l’installation. La réflexion sera axée sur les points suivants, sans exclusion de toute autre considération fonctionnelle : l’environnement de travail ; les modalités d’organisation de l’établissement et des différents services ; les premiers temps avec l’équipe de direction et avec l’ensemble des équipes ; les premiers éléments de diagnostic concernant les élèves et le public scolaire en général. L’entretien vise à dégager les points forts de l’action et les marges de progression disponibles de la gouvernance du chef d’établissement ou de son adjoint. Par conséquent, la fiche de poste constitue un élément de cadrage de l’action du chef d’établissement. Elle autorise une évaluation la plus sincère possible des progrès réalisés ou qui restent à accomplir par l’EPLE. Elle constitue en même temps le bilan d’étape des capacités du chef d’établissement à remplir la mission qui lui a été confiée dans la continuité de sa carrière. Il convient de souligner que c’est le chef d’établissement qui réalise l’entretien de son adjoint. La présente fiche se donne pour ambition de définir et mesurer les enjeux de ces deux temps forts de la relation du chef d’établissement avec l’institution à laquelle il appartient.
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Fiche pratique
Présenter le rapport annuel du fonctionnement pédagogique
Depuis 2001, la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) fixe une obligation de résultats aux opérateurs publics. De leur côté, les lois d’orientation de 2005 et 2013 (voir la fiche 6592, La politique éducative : les lois d’orientation) s’inscrivent dans un pilotage du système éducatif autour d’objectifs pédagogiques et éducatifs destinés à assurer la réussite et l’insertion de chaque élève. Opérateur de proximité, chaque EPLE est contractualisé avec sa tutelle académique par le contrat d’objectifs triennal (voir la fiche 2871, PAP et contrat d’objectifs). Qu’il s’agisse du contrat d’objectifs ou du contrat tripartite encouragé plus récemment par la loi d’orientation de 2013, le pilotage des EPLE est fondé sur des objectifs évaluables. La présentation du rapport annuel du fonctionnement pédagogique au conseil d’administration s’insère dans les procédures d’évaluation qui accompagnent la nouvelle gouvernance de l’Éducation nationale. Cette dynamique de l’évaluation trouve une résonance particulière avec la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 et son article 40 qui crée le conseil d’évaluation de l’école, avec une démarche lancée depuis 2020 : celle de l’autoévaluation des EPLE.
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Fiche pratique
Gérer l’orientation au collège
Tous les élèves sont accueillis au collège où ils reçoivent un enseignement identique qui doit leur permettre d’acquérir les compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. En revanche, après la 3e, les parcours se diversifient en fonction des vœux des familles, des projets des élèves et de leurs résultats : c’est la fin du cycle des approfondissements, dont l’issue engage l’avenir des élèves. Cette échéance est préparée avec les familles notamment par le professeur principal, avec l’appui du conseiller d’orientation-psychologue (COP) et de la direction de l’établissement. En dernière analyse, sur proposition du conseil de classe, c’est le chef d’établissement qui est décisionnaire (sous réserve du recours des parents devant la commission d’appel.
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Fiche pratique
Les stages d’observation de seconde
À partir de juin 2024, un stage dit « d’observation » est instauré pour l’ensemble des élèves de seconde générale et technologique. Cette séquence se déroule en entreprise, en administration ou en association et dure deux semaines sur la seconde quinzaine de juin. L’objectif est double : d’une part, permettre à chaque lycéen d’approfondir sa découverte des métiers et d’être ainsi aidé à préparer ses choix d’orientation ; d’autre part, « reconquérir » le mois de juin en prolongeant l’assiduité scolaire des élèves jusqu’à la fin du mois de juin – à une période où les élèves du cycle terminal passent les épreuves du bac et où les capacités d’accueil et d’accompagnement des élèves de seconde par les enseignants sont limitées.
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Fiche pratique
Le choc des savoirs
À l’issue d’une grande consultation nationale à laquelle ont participé 230 000 professeurs, le ministre Gabriel Attal initie en octobre 2023 un plan de relance de l’Éducation nationale baptisé « choc des savoirs ». Ce programme de mesures part d’un certain nombre de constats : crise de l’attractivité du métier d’enseignant, crise de l’autorité, insécurité, baisse du niveau des élèves. Sur la base d’un diagnostic initial, les différents dispositifs envisagés visent à agir sur l’ensemble des leviers de l’école : pratiques pédagogiques, programmes des enseignements, redoublement, modalités de certification des examens. La ligne directrice revendiquée affiche sur certains points une rupture avec la culture éducative antérieure : exigence et recherche d’excellence, mettre le professeur (plutôt que l’élève) au centre des pratiques éducatives.
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Fiche pratique
Exclure pour mieux inclure : accompagner les élèves exclus
Les textes de 2011 relatifs à la discipline dans les EPLE visaient à faire baisser le nombre des conseils de discipline et des exclusions définitives en introduisant de nouvelles sanctions comme l’exclusion temporaire de la classe et la mesure de responsabilisation alternative à la sanction. Ces mesures ont été peu appliquées et le nombre d’exclusions définitives est en hausse alors que l’Éducation nationale a du mal à rescolariser les exclus et alimente ainsi « le décrochage scolaire » qu’elle cherche par ailleurs à limiter. Devant ce constat d’échec, et suite au rapport de la médiatrice de l’Éducation nationale, de nouveaux textes, le décret n° 2014-522 du 22 mai 2014 et la circulaire n° 2014-059 du 27 mai 2014 précisent et orientent l’application de la règle au sein de l’EPLE. Ils visent l’amélioration du climat scolaire qui devrait limiter le recours aux sanctions les plus graves. Lorsque, malgré tout, une exclusion s’impose, ils insistent sur la nécessité de préparer la réintégration de l’élève. Ainsi, ce dernier doit être accompagné afin d’assurer la continuité de ses apprentissages et de limiter le risque de décrochage. Cette fiche précise pour chaque type d’exclusion, temporaire ou définitive, les mesures d’accompagnement à prendre et le rôle du chef d’établissement. Elle explicite également les formes possibles de partenariats qui permettent aux équipes de sécuriser les parcours des élèves exclus.