Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Sabine Pepinster est cheffe d’établissement depuis 2010. Après avoir exercé en collège et en lycée polyvalent, elle dirige actuellement un Érea.
Elle est experte associée à l’IH2EF et formatrice académique pour les cadres en formation statutaire, continue et continuée.
Ses domaines de prédilection sont le management et le pilotage stratégique (elle a obtenu le master Gestion des organisations scolaires à l’IAE Gustave Eiffel en 2018) et le DU qu’elle a validé en 2024 : Gestion et résolution des conflits, négociation & médiation à l’université Paris Cité lui confère le titre de médiatrice.
Elle s’est également formée sur les élèves à besoins éducatifs particuliers et l’école inclusive.
Publications récentes
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Fiche pratique 15 juillet 2026
Participer et/ou piloter un Greta
La loi sur la formation professionnelle de 1971 a fait de celle-ci un marché en France. En décidant, dès 1972, de réaliser des prestations de formation d’adultes, le ministère de l’Éducation nationale s’est placé comme un acteur public sur un marché dont il doit respecter les règles, en particulier de concurrence et de recherche de financement de ses prestations. Dans une approche rapide, le marché est séparé en deux : les « financements publics » concernant essentiellement les demandeurs d’emploi et les « financements privés » concernant les personnels employés par l’acheteur de formation. Les derniers écrits du ministère rappellent que la mission concerne ces deux types de publics : réponse à la commande publique et dimension sociale pour les premiers, contribution à la montée en compétence des individus et à la compétitivité de l’économie française pour les seconds. L’Éducation nationale s’est structurée dès 1973 pour réaliser la mission de formation des adultes en créant les groupements d’établissements (Greta) et une fonction spécifique qui est celle de conseiller en formation continue (CFC). Ces personnels sont des fonctionnaires ou des personnels contractuels du rectorat qui œuvrent à temps plein au développement de la formation continue des adultes. Ils touchent une prime spécifique exclusive de toute autre. Qu’ils soient affectés en Greta ou au rectorat, ils sont tous sous l’autorité directe du Dafco ou du Dafpic. Leur mission suppose un important volet relationnel externe comportant des démarches commerciales, l’écriture des réponses aux appels d’offres, l’impulsion de la mise en œuvre des formations et leur régulation. Par contre, payés par l’État sur un marché, ils ne peuvent intervenir dans la conduite de la réalisation de la formation qui doit être faite par des personnels payés par le Greta sur fonds propres : personnels contractuels ou fonctionnaires spécifiquement indemnisés ou vacataires. La refonte totale du système de formation professionnelle à partir du 1er janvier 2019 (« loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ») va impacter fortement le fonctionnement des Greta qui, dans le même temps, prennent en charge de nouvelles missions, l’apprentissage notamment, tandis que la responsabilité de la formation professionnelle passe des conseils régionaux aux fédérations professionnelles.
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Fiche pratique 15 juillet 2026
L’évaluation des personnels ATSS en EPLE
La reconnaissance des compétences professionnelles et la progression de carrière des agents de l’État constituent des enjeux forts dans la gestion des ressources humaines de l’Éducation nationale. Les personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé (ATSS) jouent un rôle majeur dans la mission de service public. Leur évaluation actuelle s’effectue selon deux modalités privilégiées : la dématérialisation qui simplifie et fluidifie les procédures, le suivi et la reconnaissance des compétences mises en œuvre à travers des grilles de compétences et une phase de dialogue avec le supérieur N + 1. Les enjeux de ces entretiens professionnels sont essentiels car ils servent de fondement aux autorités administratives pour l’ensemble des choix de carrière des agents : avancements, promotions et mobilités.
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Fiche pratique 15 juillet 2026
La rémunération des maîtres auxiliaires et des personnels contractuels
Si le concours constitue l’accès privilégié au métier d’enseignant, l’Éducation nationale a besoin d’un nombre important d’enseignants non titulaires pour ajuster ses besoins en personnel. Les personnels enseignants non titulaires sont destinés à remplacer les enseignants titulaires lors des congés maladie, des congés maternité, des congés formation, ou des disponibilités. Les personnels non titulaires peuvent avoir différents statuts et des modes de recrutement différents. Il reste quelques maîtres auxiliaires bien que ce statut relativement protecteur ait été remplacé par les professeurs contractuels. La multiplication des statuts ces dernières années, les changements de quotité horaire pour les stagiaires, ont complexifié la tâche des chefs d’établissement. L’institution incite de plus en plus les chefs d’établissement, en cas d’absence de « viviers », à procéder directement au recrutement des personnels non titulaires par le biais de France travail.
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Fiche pratique 15 juillet 2026
Le remplacement des enseignants absents
Les absences des enseignants dans le second degré ont été mises en avant ces dernières années dans les médias, et sont devenues un sujet sensible. Les parents d’élèves ont demandé de plus en plus de comptes à l’institution afin de pallier le non-remplacement des enseignants absents, n’hésitant pas à déposer des recours devant le tribunal administratif en comptabilisant les heures de cours perdues. À la rentrée 2023, le ministère a fait de cette exigence une priorité absolue. Des moyens inédits et un dispositif nouveau, les Pactes enseignants, ont été mis en place afin d’optimiser les capacités d’action. Désormais, il incombe aux établissements et aux équipes de direction d’organiser, de planifier et d’assurer le bon déroulement de ces mesures. Le principe sous-jacent qui met ainsi la pression sur l’institution est la continuité du service public, ce principe impose que toute heure de cours doit être assurée et que tout enseignant absent doit être remplacé. Si le taux de remplacement est presque satisfaisant pour les absences de longue durée (97 %), il n’en va pas de même pour les absences de courte durée. Les décrets n° 2023-732 du 8 août 2023 et n° 2023-738 du 9 août 2023 imposent désormais aux établissements scolaires de s’organiser en interne afin de pourvoir aux absences de courte durée. Mais entre les résistances des enseignants et les réformes institutionnelles, force est de constater que le défi reste majeur. Sous la responsabilité du chef d’établissement, et en concertation avec les équipes, un plan annuel de remplacement doit être réalisé par les EPLE afin d’assurer une organisation optimale des remplacements de courte durée (RCD).
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Fiche pratique 29 juin 2026
Gérer les épisodes de canicule et de fortes chaleurs en EPLE
Les épisodes de canicule et de fortes chaleurs, de plus en plus fréquents et intenses, ont des conséquences importantes sur la santé des élèves et du personnel (déshydratation, malaise, coup de chaleur) ainsi que sur le fonctionnement des établissements scolaires. Dans ce cadre, le plan ministériel de gestion des vagues de chaleur 2025 impose aux établissements une démarche d’anticipation et d’évaluation des risques, ainsi que la mise en œuvre de mesures adaptées. Le chef d’établissement est le pivot de cette organisation en situation de crise. Il assure la coordination de la réponse de l’EPLE en lien avec la collectivité territoriale de rattachement (propriétaire des bâtiments) et les autorités académiques (direction des services départementaux de l’Éducation nationale [DSDEN], rectorat). Son action repose sur trois axes : anticiper : identifier les vulnérabilités du bâti et préparer les différents niveaux de réponse ; protéger : adapter les conditions d’accueil et les activités, garantir l’hydratation et porter une attention particulière aux publics vulnérables (élèves en situation de handicap, personnels fragiles) ; réagir : ajuster l’organisation en cas de dégradation des conditions, gérer les situations d’urgence (malaise, coup de chaleur) et traiter les signalements de danger grave et imminent (DGI).
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Fiche pratique 29 juin 2026
Améliorer le climat scolaire dans l’établissement
L’intérêt pour le climat scolaire s’est fortement développé en France ces dernières décennies, notamment du fait de la prise de conscience de l’importance du bien-être dans l’épanouissement et la réussite scolaire des élèves. Différentes études et enquêtes internationales, dont Pisa et Talis, montrent en effet l’importance du climat scolaire dans la réussite des élèves. Elles mettent par ailleurs en lumière les lacunes de la France, assez mal placée sur ce critère dans les classements internationaux. Cette fiche fait le point sur le sujet et indique des pistes concrètes pour améliorer le climat scolaire dans l’établissement.
