Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Sabine Pepinster est cheffe d’établissement depuis 2010. Après avoir exercé en collège et en lycée polyvalent, elle dirige actuellement un Érea.
Elle est experte associée à l’IH2EF et formatrice académique pour les cadres en formation statutaire, continue et continuée.
Ses domaines de prédilection sont le management et le pilotage stratégique (elle a obtenu le master Gestion des organisations scolaires à l’IAE Gustave Eiffel en 2018) et le DU qu’elle a validé en 2024 : Gestion et résolution des conflits, négociation & médiation à l’université Paris Cité lui confère le titre de médiatrice.
Elle s’est également formée sur les élèves à besoins éducatifs particuliers et l’école inclusive.
Publications récentes
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Fiche pratique 29 juin 2026
Piloter l’accueil et le parcours des élèves en situation de handicap
Le pilotage de l’école inclusive a muté : il est passé d’une logique de compensation médicale (répondre à une notification de handicap) à une logique d’accessibilité universelle. Le chef d’établissement est désormais au centre d’un écosystème dématérialisé via le livret de parcours inclusif (LPI), où la réactivité du pôle d’appui à la scolarité (PAS) permet d’apporter des réponses pédagogiques immédiates. Garant de la continuité du parcours, de l’évaluation (Geva-Sco) à l’application en classe mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation [Mopps], le personnel de direction doit coordonner des acteurs de plus en plus diversifiés (enseignants, accompagnants d’élèves en situation de handicap [AESH], partenaires médico-sociaux) tout en veillant à la sécurité et au bien-être de l’élève.
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Fiche pratique 29 juin 2026
Piloter et promouvoir l’égalité filles-garçons au sein de l’établissement scolaire
L’égalité entre les filles et les garçons est un principe fondamental inscrit dans le Code de l’éducation, qui impose aux établissements de garantir une culture du respect mutuel et de lutter contre les discriminations. Si la mixité scolaire est une réalité structurelle, l’égalité réelle reste un défi opérationnel. Le cadre d’action des personnels de direction est aujourd’hui dicté par le plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2023-2027), faisant de l’école le premier levier de déconstruction des stéréotypes de genre. Ce pilotage systémique implique des obligations concrètes pour les chefs d’établissement : l’application du nouveau programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars) mis en place à la rentrée 2025, la mise en œuvre du plan Filles et mathématiques, l’animation du réseau des référents égalité et un contrôle accru des parcours d’orientation. La persistance des biais sexués, criante dans la désertion des spécialités mathématiques et scientifiques par les filles, nécessite une politique proactive. Cette fiche fournit les leviers d’action pour piloter cette politique, mobiliser la communauté éducative et structurer une démarche de labellisation.
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Fiche pratique 29 juin 2026
Le règlement intérieur en EPLE
La rentrée 2018 a constitué un point de bascule en consacrant, par la loi n° 2018-698 du 3 août 2018, la généralisation de l’interdiction des téléphones portables à l’école et au collège. Depuis lors, le cadre normatif applicable aux établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) s’est significativement densifié, conférant au règlement intérieur une fonction accrue de régulation juridique face aux évolutions sociétales. Les textes relatifs à la lutte contre le harcèlement scolaire, notamment la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022 érigeant le harcèlement en délit pénal spécifique, le déploiement du programme pHARe, les ajustements des procédures disciplinaires prévues aux articles R. 421-10 et suivants du Code de l’éducation, le renforcement des obligations en matière de protection des données et d’usages numériques, ainsi que les dispositions relatives à la laïcité, à l’égalité entre les filles et les garçons, à la prévention des violences sexistes et sexuelles et à l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, ont progressivement élargi le champ des prescriptions devant être intégrées au règlement intérieur. Dans ce contexte, l’harmonisation des pratiques ne relève plus uniquement d’initiatives locales mais procède de l’intégration, au sein du règlement intérieur, de normes législatives et réglementaires de plus en plus précises et opposables. Celui-ci s’apparente désormais à une norme interne hybride, à la fois déclinaison locale du Code de l’éducation et traduction contextualisée des principes constitutionnels, garantissant l’équilibre entre libertés individuelles et exigences d’ordre public scolaire. Longtemps perçu comme un document formel, il devient un instrument stratégique de cohésion éducative, d’intelligibilité du droit et de sécurisation de l’action administrative. Dans un environnement marqué par la numérisation des relations, la montée du contentieux et une sensibilité accrue aux questions de discrimination et de protection des élèves, le règlement intérieur structure les droits et obligations des membres de la communauté éducative et encadre les procédures disciplinaires. Le chef d’établissement en assure la conformité et la cohérence normative, tandis que le conseiller principal d’éducation (CPE) en garantit l’appropriation pédagogique auprès des élèves. Le règlement intérieur s’affirme ainsi comme le support d’un pacte social scolaire renouvelé, conciliant autonomie de l’EPLE et respect des prescriptions nationales.
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Fiche pratique 4 mai 2026
Les marges financières du chef d’établissement
Doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, l’établissement public local d’enseignement (EPLE) dispose de moyens juridiques et financiers qui lui permettent d’élaborer un acte administratif régissant ses activités financières, le budget. Le chef d’établissement est l’autorité chargée, en collaboration avec le secrétaire général, de définir la politique de gestion la plus adaptée à l’intérêt de l’établissement. Premier pédagogue de l’établissement, l’ordonnateur doit appréhender le budget comme un levier de pilotage au service de la performance et de l’organisation éducative et pédagogique. Aux fins de dégager des marges financières et donc de préserver l’autonomie pédagogique de l’établissement, il est nécessaire de respecter trois fondamentaux : le rôle du budget en tant qu’outil de la politique d’établissement ; l’élaboration du budget, en dépenses et en recettes ; l’implication de l’ensemble des acteurs de l’EPLE.
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Fiche pratique 4 mai 2026
Les groupes de besoins au collège
Le « choc des savoirs » engagé en décembre 2023 a placé l’hétérogénéité des élèves au cœur des enjeux pédagogiques, identifiée comme un obstacle majeur à l’efficacité des apprentissages dans de nombreuses classes. Les parcours encore faiblement différenciés et les marges de manœuvre limitées dans l’organisation des enseignements rendent difficile une prise en compte fine des besoins de chaque élève, en particulier pour les plus fragiles. Dans ce contexte, les groupes de besoins ont été introduits comme un levier de réponse à cette hétérogénéité, notamment en français et en mathématiques. Toutefois, le décret n° 2026-172 du 10 mars 2026 en redéfinit le cadre en mettant fin à leur généralisation obligatoire et en renforçant la responsabilité des établissements dans leur mise en œuvre. Dès lors, les groupes de besoins ne constituent plus un modèle uniforme, mais un dispositif modulable, à mobiliser en fonction des besoins identifiés des élèves et des choix pédagogiques des équipes. Leur efficacité repose moins sur une homogénéisation des publics que sur la capacité à adapter les pratiques d’enseignement, à réguler les groupes dans le temps et à s’appuyer sur des outils de positionnement partagés.
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Fiche pratique 4 mai 2026
Piloter l’aménagement des examens pour les élèves à besoins éducatifs particuliers
La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 a posé le principe du droit à compensation du handicap. Le système scolaire s’adapte continuellement pour offrir un parcours inclusif aux élèves à besoins « éducatifs particuliers ». Les examens, moments d’évaluation certificative, cristallisent cet enjeu d’équité. Aujourd’hui, le pilotage de ces aménagements connaît une forte mutation avec la dématérialisation des procédures. Le chef d’établissement doit désormais articuler le suivi pédagogique de l’élève (souvent adossé au livret de parcours inclusif [LPI]) avec le déploiement de la plateforme nationale Incluscol. Ce portail automatise la saisie directe des demandes par les familles et remplace progressivement les anciens formulaires papier. Cette fiche détaille le rôle stratégique du personnel de direction : de l’anticipation des procédures (simplifiées ou complètes) à l’organisation logistique et pédagogique des épreuves, en passant par le cadrage strict de l’assistance humaine et l’indispensable test lors des examens blancs.
