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L'essentiel par l'éditeur
Les concessions funéraires, bien qu'intégrées au domaine public communal, ne confèrent pas de droit de propriété aux concessionnaires. Elles sont incessibles et inaliénables, mais offrent un droit réel immobilier protecteur. Le contentieux des concessions relève du juge administratif, et leur attribution nécessite un acte explicite. Les monuments funéraires peuvent être protégés ou classés comme trésors nationaux pour éviter leur vente.
Le contrat fondant la concession est d’une nature particulière puisqu’il porte sur un bien immobilier (la parcelle octroyée) appartenant à la commune et intégré dans le domaine public de celle-ci (CE, 28 juin 1935, Marecar, Rec. 734).
Par suite, la présence de la parcelle octroyée dans le domaine public communal interdit de considérer que le titulaire d’une concession jouit juridiquement d’un véritable droit de propriété sur le terrain concédé.
La concession est donc incessible et inaliénable (Cass. civ., 11 avril 1938, DH 1938, p. 321 ; Cass. 1re civ., 25 mars 1958, Bull. civ. I. n° 178 ; CAA Bordeaux, 16 déc. 2011, n° 10BX01416, M. Claude X…) et ne peut être acquise par prescription (CE, 5 mai 1993, n° 88061, Germain ; CAA Nantes, 23 mars 2004, n° 01NT02007, Commun...
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