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L'essentiel par l'éditeur
La responsabilité de l'administration en droit de l'urbanisme est régie par le principe de non-indemnisation, sauf en cas de faute prouvée. Les exceptions incluent les atteintes aux droits acquis et les servitudes de passage. La responsabilité peut être engagée pour faute ou sans faute, notamment lors de lenteurs ou d'illégalités administratives. En expropriation, la responsabilité pour faute est reconnue, mais le préjudice doit être certain et direct.
Il convient d’aborder successivement le principe de non-indemnisation en la matière et ses limites, les problématiques liées aux modalités et conditions d’engagement de la responsabilité ainsi que les types de préjudices qui peuvent ouvrir droit à indemnisation.
En matière de droit de l’urbanisme, il existe un principe traditionnel selon lequel il n’y a pas d’indemnisation des conséquences négatives de la législation d’urbanisme, et ce alors même que ce principe heurte l’obligation pour l’administration de réparer les dommages qu’elle peut causer par son action.
Ce principe se trouve consacré au sein du Code de l’urbanisme en son article L. 105-1 : « N’ouvrent droit à aucune indemnité les servitudes instituées par application du prés...
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