Éducation : les signalements d’incidents graves en « léger recul », selon une étude

Publié aujourd'hui à 8h30 - par

Les signalements d’incidents graves dans les établissements scolaires étaient en « léger recul » en 2024-2025 par rapport à l’année précédente, selon une étude du service statistique du ministère de l’Éducation, publiée lundi 16 février 2026, qui pointe qu’il s’agit majoritairement de violences verbales.

Éducation : les signalements d'incidents graves en "léger recul", selon une étude
© Par Florence Piot - stock.adobe.com

Quatorze incidents graves pour 1 000 élèves ont été signalés dans les collèges et lycées, contre 16 en 2023-2024, et 4 pour 1 000 élèves dans les écoles, soit un « léger recul », écrit dans une note d’information la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp).

Ces incidents sont « très majoritairement des atteintes aux personnes, notamment verbales et, dans une moindre mesure, des atteintes aux biens ou à la sécurité », selon cette étude annuelle Sivis qui porte sur les établissements publics ou privés sous contrat.

Les atteintes aux personnes concernent 87 % des incidents graves signalés dans le premier degré (écoles primaires), 80 % dans le second degré (collèges et lycées). Les violences physiques représentent respectivement 34 % et 21 %, et les atteintes aux biens, comme des vols, de 3% à 4 %. Environ la moitié des signalements le sont pour des violences verbales.

Un incident sur vingt dans le premier degré et un sur dix dans le second degré « est motivé par le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie ou l’homophobie ».

Dans le premier degré, la baisse observée est « exclusivement » due à « la diminution des signalements dans le secteur public ». Dans le second degré, la baisse « est de même ampleur quel que soit le secteur ».

L’étude rappelle qu’une évolution des signalements « ne signifie pas nécessairement que les atteintes subies par les élèves et personnels suivent la même tendance » : une augmentation peut s’expliquer par une « amélioration de la culture de la prévention », et une baisse par « un manque de temps des équipes pédagogiques ou d’encadrement » notamment.

Dans le premier degré, 59 % des incidents signalés sont commis par des élèves, 30 % par les familles d’élèves. Dans le second degré, les chiffres sont respectivement de 92 % et 3 %.

Dans le premier degré, les victimes sont les personnels (61 %), puis les élèves (26 %). Dans le second degré, les élèves sont autant concernés que les personnels.

Au total, 79 % des écoles et 28 % des collèges et lycées ne déclarent aucun incident grave.

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