Les nouvelles modalités d’attribution du brevet des collèges pour la session 2026

Publié aujourd'hui à 9h00 - par

Le ministère de l’Éducation nationale détaille les règles pour évaluer les élèves de 3e en vue de l’obtention du diplôme national du brevet (DNB).

Les nouvelles modalités d'attribution du brevet des collèges
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La session 2026 du diplôme national du brevet (DNB) aura lieu les vendredi 26, lundi 29 et mardi 30 juin 2026. En attendant, le ministère de l’Éducation nationale a publié, en décembre 2025, un mémento intitulé : « Évaluer les élèves de 3e dans le cadre des nouvelles modalités d’attribution du diplôme national du brevet (DNB) ».

Dans le prolongement de la note de service relative aux modalités d’attribution du DNB à compter de la session 2026, publiée au Bulletin officiel du 2 septembre 2025, ce document de 23 pages expose le cadre de mise en œuvre du contrôle continu, réaffirme les principes communs et essentiels de l’évaluation au service des apprentissages, et formule des recommandations à destination des équipes. Ce mémento vise à accompagner le travail collectif des équipes pédagogiques afin de mettre en œuvre « une évaluation du contrôle continu à la fois exigeante, équitable et transparente, lisible par les familles et au service de la réussite de tous les élèves », insiste le ministère. Au sommaire :

  • des repères pédagogiques, pour réaffirmer le sens et les finalités de l’évaluation au collège ;
  • un cadre institutionnel et réglementaire, pour encadrer les pratiques des équipes ;
  • des éléments pratiques et des outils, pour organiser localement l’évaluation du contrôle continu et garantir la lisibilité des résultats pour les élèves et leurs familles.

Les nouvelles modalités d’attribution du brevet

La session 2026 du DNB marque « une évolution majeure dont l’ambition est de redonner toute sa valeur au brevet, étape clé de la scolarité », explique le ministère de l’Éducation nationale. À compter de celle-ci, le DNB sera attribué aux candidats des séries générale et professionnelle ayant obtenu une moyenne finale égale ou supérieure à 10 sur 20. Cette moyenne finale se substituera l’ancienne notation sur 800 points.

La moyenne finale reposera désormais sur un nouvel équilibre : 60 % pour les épreuves terminales (contre 50 % précédemment) et 40 % pour le contrôle continu (contre 50 % auparavant). Dans le calcul de la moyenne finale, le contrôle continu sera pris en compte sous la forme d’une note sur 20. Son calcul se basera sur la moyenne des moyennes annuelles de tous les enseignements obligatoires, qui ont tous le même coefficient. La moyenne annuelle de chaque enseignement obligatoire est issue des moyennes trimestrielles ou semestrielles obtenues durant l’année de 3e. Pour le calcul de cette moyenne, à la somme des moyennes annuelles des enseignements obligatoires pourront s’ajouter les points supérieurs à 10 sur 20 de la moyenne obtenue dans l’un des enseignements facultatifs ou un enseignement en langue des signes française. À noter : seul un enseignement facultatif sera pris en compte dans ce calcul, même si l’élève en suit plusieurs. Dans ce cas, c’est l’enseignement le plus favorable à l’élève qui sera retenu.

« Le contrôle continu n’est donc plus fondé sur le niveau de maîtrise des huit composantes du socle commun de connaissances, de compétences et de culture établi au dernier conseil de classe au regard de la scolarité en cycle 4. Néanmoins, la maîtrise des connaissances, des compétences et de la culture reste une exigence tant dans le contrôle continu que les épreuves terminales », souligne le ministère de l’Éducation nationale.

Les évolutions des épreuves terminales

Les épreuves terminales reposent toujours sur quatre épreuves écrites – français, mathématiques, sciences, histoire et géographie-enseignement moral et civique (EMC) – et une épreuve orale. Cependant des évolutions sont à signaler, à savoir :

  • L’épreuve écrite d’histoire et géographie-EMC est scindée en deux sous-épreuves, avec des coefficients distincts (1,5 pour l’histoire-géographie ; 0,5 pour l’EMC).
  • L’épreuve de mathématiques comporte deux parties, dont la partie 1 « maîtrise des automatismes » (6 points, 20 minutes, sans calculatrice) renforce l’évaluation des acquis fondamentaux.
  • La qualité de la rédaction est explicitement prise en compte et valorisée au barème dans l’ensemble des épreuves écrites (français, mathématiques, histoire et géographie-EMC, sciences).
  • Chacune des épreuves terminales aboutit à une note sur 20, qui compte pour le calcul de la moyenne du contrôle terminal.