Quelle mobilité des enseignants du 2nd degré ?

Éducation

La Depp a consacré, en septembre 2013, une note relative à la mobilité géographique des enseignants du second degré public.

En 2012, près de 10 000 enseignants du 2nd degré public ont changé d’académie, soit 2,7 % de l’effectif total. Les deux tiers de ces mutations ont concerné des titulaires désireux de changer d’académie (contrairement aux stagiaires qui sont contraints de participer aux mutations interacadémiques).

Les affectations des néo-titulaires

À la rentrée 2012, 45,9 % des néo-titulaires ont été titularisés dans une académie différente de celle où ils ont effectué leur stage. Entre 2010 et 2011, cela a représenté une baisse de 4 points. Selon la Depp, cela vient d’un meilleur traitement des situations familiales à la base, de la part du ministère, pour éviter des mutations loin des conjoints. Cela a aussi des répercussions, de ce fait, sur « les demandes ultérieures de mutation des titulaires ».

Les mutations des titulaires

La proportion de titulaires aspirant à la mobilité est passée depuis 2006 de 6 % à 4,8 % en 2012, et seuls 41,6 % des titulaires ont effectivement changé d’académie contre 45 % en 2006.

Repères géographiques

Les académies au taux de mobilité le plus élevé sont Créteil, Versailles, la Guyane et Amiens. À l’inverse, il est le plus faible à Rennes, en Corse et à Bordeaux.

Les chances d’obtenir une mutation

La séparation pour motif familial rapporte beaucoup de points au barème. Pour un titulaire, une demande de mutation dans ce cadre, « a deux fois plus de chance d’aboutir ». Ainsi, 60 % environ des enseignants ayant demandé à se rapprocher du lieu de résidence de leur enfant ont obtenu leur mutation et 70 % pour ceux voulant se rapprocher de leur conjoint.

Les disciplines toutes à égalité ?

La réponse est non. Les taux de mobilité les plus faibles chez les certifiés sont observés en technologie et physique-chimie. Chez les professeurs de lycée professionnel, on constate des taux de mobilité pour les principales disciplines générales oscillant entre 1 % et 2 %.

Les différences entre les corps

Les professeurs d’enseignement général de collège (0,2 %) et les professeurs de chaire supérieure (1,2 %) sont les moins mobiles, contrairement aux CPE et aux COPsy (3,2 %).

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