Objectif : « mesurer l’engagement réel des communes et des candidats à garantir un logement de qualité, abordable et démocratique », explique la première association représentative de locataires.
Sur une page dédiée de son site internet, la CNL va, « d’ici la fin du mois », publier ces informations pour les « dix ou quinze plus grandes villes » françaises, a précisé son président Eddie Jacquemart durant une conférence de presse.
Concrètement, chaque liste sera notée sur 100 points, en fonction de ses réponses aux propositions de l’association, par exemple sur l’encadrement des loyers, celui des locations touristiques comme Airbnb, ou le respect de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain), qui impose à certaines communes un pourcentage minimum de logements sociaux.
« Plus le score est élevé, plus la politique municipale est adaptée et protectrice. On peut ainsi identifier les bonnes et mauvaises pratiques », explique la CNL.
L’objectif de ce « scoring » est « d’interpeller les maires et les candidats » et « d’aider les habitants à se poser les bonnes questions », a indiqué Eddie Jacquemart, qui est aussi élu communiste à Lille.
Les scores ne sont pas encore affichés sur la page, qui sera alimentée à mesure que les programmes des candidats aux municipales seront publiés.
L’association a envoyé mercredi 11 février un courrier aux maires pour les inviter à remplir le questionnaire.
« La situation du logement est ultra-catastrophique et tous les voyants sont au rouge », a souligné Eddie Jacquemart.
« Plus de 4 millions de personnes sont aujourd’hui mal logées ou sans-abri, 12 millions de personnes vivent en situation de précarité énergétique et 5 millions de logements sont considérés comme des passoires thermiques », a-t-il rappelé.
En parallèle, la CNL a publié son programme de 25 propositions pour une « sécurité sociale » du logement, qu’elle appelle les candidats aux municipales à soutenir.
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