Création d’une allocation temporaire pour les chômeurs en fin de droits

Insertion

L’insertion professionnelle fait partie des priorités du gouvernement. Ce dernier a décidé avec les partenaires sociaux, le 15 avril 2010, la mise en place d’une aide exceptionnelle de retour à l’emploi pour les chômeurs arrivant en fin de droits en 2010. Ce « filet de sécurité » pourrait concerner entre 70 000 et 110 000 personnes.

Lors d’une visite à l’agence du Pôle emploi de Gonesse (Val-d’Oise), le 15 avril, le président de la République a affiché sa détermination à trouver une solution pour tout chômeur arrivant en fin de droits en 2010 et qui se retrouverait sans ressources. « Nous ne laisserons personne sur le bord de la route », a déclaré Nicolas Sarkozy. De fait, gouvernement et partenaires sociaux sont parvenus, hier soir, à un accord sur le sujet. « Notre pays n’a jamais fait un tel effort pour les chômeurs en fin de droits », a poursuivi le secrétaire d’État chargé de l’Emploi, Laurent Wauquiez.

Rejetant toute logique d’assistanat, le gouvernement « mise sur des mesures favorisant le retour à l’emploi », a insisté Laurent Wauquiez. Ainsi, près de 170 000 contrats aidés – 120 000 dans des associations et des collectivités territoriales, 50 000 dans le privé – d’environ un an seront proposés aux chômeurs en fin de droits. Ces contrats seront rémunérés 600 euros par mois, dans le secteur public, et 960 euros, dans le secteur privé. Autre mesure : une offre de 70 000 formations rémunérées. « Celles-ci seront longues et professionnalisantes pour favoriser les reconversions », a précisé le secrétaire d’État chargé de l’Emploi. Outre la prise en charge de ses frais pédagogiques, le demandeur d’emploi en formation percevra alors une indemnité de 650 euros par mois.

Toutefois, ces deux premières solutions ne pourront pas bénéficier à l’ensemble des quelque 360 000 chômeurs en fin de droits susceptibles de se retrouver sans aucun revenu en 2010. Les partenaires sociaux et le gouvernement ont donc décidé de créer une aide exceptionnelle de retour à l’emploi. Cette allocation temporaire pourrait concerner entre 70 000et 110 000 personnes. Qualifiée de « filet de sécurité » par le chef de l’État, elle atteindra 456 euros mensuels et sera limitée à six mois. Nicolas Sarkozy a néanmoins bien pris soin de préciser qu’elle ne pourrait pas être octroyée aux personnes ayant précédemment refusé une formation rémunérée ou un contrat aidé.

Au final, ces mesures devraient coûter 705 millions d’euros. L’État prendra à sa charge environ 300 millions, autant que l’Unedic. Le solde devrait être couvert par le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels. Pour leur part, les régions devraient apporter 133 millions supplémentaires, spécifiquement dédiés à la formation. La mise en œuvre de ce plan devrait être effective au 1er juin 2010.

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