Pour répondre aux difficultés structurelles du secteur de la petite enfance, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées a annoncé, le 21 septembre 2026, un plan d’urgence de 90 millions d’euros. Selon Stéphanie Rist, celui-ci doit permettre de soutenir les crèches, en particulier dans les territoires les plus fragiles, de renforcer l’accueil individuel et de préserver une offre d’accueil accessible et de qualité pour toutes les familles.
Des premiers financements dès la fin 2026
Le plan d’urgence du gouvernement sera déployé sur deux ans : 30 millions d’euros dès 2026 et 60 millions d’euros en 2027. Ces crédits permettront, notamment :
- une nouvelle revalorisation de la prestation de service unique (PSU) afin de soutenir l’équilibre économique des crèches ;
- une augmentation du bonus territoire, qui bénéficiera à plus de 3 000 crèches situées dans les territoires les plus fragiles ;
- un soutien renforcé à l’accueil individuel, grâce à une hausse de l’aide au démarrage des maisons d’assistantes maternelles (MAM) et de l’aide à l’installation des assistantes maternelles ;
- un soutien à l’accueil en crèche des enfants des professionnels de première ligne, notamment des professionnels de santé.
Des mesures complémentaires
À ces mesures, viendra s’ajouter la compensation, par la branche Famille, des décalages d’admission liés à la mise en œuvre du nouveau congé supplémentaire de naissance, afin que ce nouveau droit accordé aux familles ne fragilise pas l’équilibre économique des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE), précise la ministre. Le gouvernement entend, également, tirer les enseignements des épisodes de fortes chaleurs de cet été. La branche Famille va ainsi préparer, en lien avec le fonds de modernisation des établissements, un plan d’adaptation des lieux d’accueil aux fortes chaleurs, afin qu’ils soient mieux équipés avant l’été 2027.
Le conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) va examiner ces différentes mesures dans la semaine, avant un vote définitif qui doit intervenir début octobre. Objectif : la mise en œuvre des premiers financements dès la fin de l’année 2026. « La petite enfance doit rester une priorité, insiste Stéphanie Rist. Derrière ces 90 millions d’euros supplémentaires, il y a un choix simple : ne laisser ni les crèches, ni les assistantes maternelles, ni les familles seules face aux difficultés que traverse le secteur. Nous devons consolider l’offre aujourd’hui pour pouvoir l’accroître demain, partout où les familles en ont besoin, sans jamais transiger sur la qualité de l’accueil. Les professionnels de la petite enfance accomplissent chaque jour un travail essentiel pour nos enfants et pour leurs parents : ils peuvent compter sur mon engagement plein et entier à leurs côtés. »
