Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Alain Philibert est un hospitalier engagé.
Directeur d’hôpital honoraire et particulièrement expérimenté en management de santé outre-mer comme en situations sanitaires exceptionnelles, il a réalisé un parcours professionnel construit autour d'une triple mobilité : une mobilité sectorielle (hôtels-restaurants, entreprises commerciales, hôpital public, fondation reconnue d’utilité publique, ESPIC, GCS, GIE, ARS) ; une mobilité professionnelle (cuisinier, gérant, employé administratif, chef de service, chargé de missions, directeur-adjoint, administrateur délégué, chef d’établissement, directeur général adjoint, directeur général de CHU par intérim) ; et une mobilité géographique (France métropolitaine et outre-mer : Réunion, Guadeloupe et îles du Nord).
Retraité après 45 ans de carrière, Alain Philibert intervient désormais dans le secteur hospitalier à plusieurs titres : comme formateur en management d’équipe et en développement personnel de cadres hospitaliers (y compris médicaux, notamment via l’ANFH) ; comme conseil auprès d’établissements de santé (en conduite de projets et en gestion de situations sanitaires exceptionnelles) ; comme expert Anap (avec des missions réalisées en Guyane et à Mayotte) ; comme co-auteur de plusieurs ouvrages professionnels (management, prévention en santé, situations sanitaires exceptionnelles) ; et comme auteur pour les Éditions Weka dans ses domaines de compétence.
Engagé dans la transmission intergénérationnelle des postures et compétences, il accompagne activement et bénévolement les manageurs hospitaliers en devenir : étudiants en recherche d’orientation professionnelle, candidats aux différents concours d’entrée à l’EHESP en quête de conseils, et jeunes cadres dirigeants (en formation ou en poste) en demande de mentorat.
Publications récentes
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Fiche pratique 6 mai 2026
Gouvernance responsable et maîtrise des risques associés au numérique et à l’IA en établissement de santé
L’intelligence artificielle a franchi le seuil des établissements publics de santé (EPS). Elle est désormais mobilisée dans des domaines aussi variés que l’aide au diagnostic par imagerie médicale, la génération automatisée de comptes rendus de consultation, la planification des blocs opératoires, la gestion prévisionnelle des flux aux urgences ou encore l’optimisation des plannings de personnel soignant. L’Observatoire national des usages de l’IA en santé, porté par l’Anap et la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), recense à ce jour plus de cinquante cas d’usage déployés opérationnellement dans des structures sanitaires et médico-sociales. Cette diffusion rapide, accélérée par la démocratisation des outils d’IA générative (ChatGPT, Mistral AI, CoPilot), impose à chaque dirigeant hospitalier de reformuler la question : non plus « faut-il adopter l’IA ? » mais « comment la gouverner de façon responsable et sécurisée ? ». L’enjeu est triple. Il est d’abord réglementaire, avec l’entrée en vigueur progressive du réglement européen « AI Act » et le renforcement du cadre HDS. Il est ensuite institutionnel, les recommandations conjointes HAS/Cnil appelant chaque établissement à structurer un dispositif interne de maîtrise des risques liés à l’IA. Il est enfin managérial, car l’IA modifie les pratiques professionnelles, les compétences attendues et les rapports de confiance entre soignants, patients et technologies.
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Fiche pratique 5 novembre 2025
L’intelligence artificielle au service de la gestion des situations sanitaires exceptionnelles
Le sociologue et philosophe Pierre Levy a défini l’intelligence artificielle (IA) comme une intelligence partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, aboutissant à une mobilisation effective des compétences, et qui se dissocie de l’intelligence émotionnelle qui ne relève que d’un seul individu. L’IA est toujours plus appliquée à la santé, comme le souligne Anne Beinier, experte en protection sociale à la Commission européenne : « L’intelligence artificielle (IA) est un puissant levier pour transformer le domaine de la santé. Un secteur qui, en France, représente près de 10 % du PIB en dépenses publiques. De la recherche à la pratique clinique, l’IA améliore la qualité des soins, augmente la productivité des professionnels et personnalise la prise en charge des patients. » Concernant plus particulièrement la gestion de crise, la pandémie mondiale de Covid-19 a souligné la place de l’information et de la communication pour gérer une crise sanitaire. Les technologies de l’information ont joué un rôle essentiel dans la réponse à cette crise au niveau international en permettant la collecte, l’analyse et la diffusion de données précieuses sur la propagation du virus. Dans un tel contexte, il est intéressant d’appréhender d’abord en quoi l’IA a pu aider la gestion de la pandémie, d’imaginer ensuite les possibilités qu’elle est en mesure d’offrir, et d’identifier enfin les limites et les risques de son utilisation.
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Fiche pratique 2 septembre 2024
Les agences régionales de santé face aux situations sanitaires exceptionnelles
De par son ampleur, son intensité et sa durée, l’épidémie de Covid-19 a spectaculairement éprouvé le système de santé français, qui a tenu bon, et qui a, par ailleurs, particulièrement valorisé le rôle des ARS, qui se sont imposées comme les relais incontournables de la mise en œuvre des directives gouvernementales et les animatrices omniprésentes de la mobilisation des acteurs de santé sur le terrain. Ce rôle était certes inscrit dans les gènes de ces encore jeunes agences publiques, mais cette mise en lumière subite a montré que ce rôle mérite d’être revisité, et c’est l’ambition de la présente fiche.
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Fiche pratique 2 septembre 2024
La gestion des situations sanitaires exceptionnelles au prisme du référentiel de certification des établissements de santé
Mise en place en 1999 et en évolution constante depuis, la certification est une procédure indépendante d’évaluation obligatoire du niveau de qualité et de sécurité des soins dans les établissements de santé (ES), publics et privés. Elle est réalisée tous les 4 ans par des experts-visiteurs mandatés par la Haute Autorité de santé (HAS). Dans sa version 2020, la procédure de certification s’est transformée profondément pour s’adapter aux enjeux actuels de qualité et de sécurité des soins. La nouvelle certification des ES pour la qualité de soins a été simplifiée, ancrée dans les pratiques des soignants et centrée sur les résultats de la prise en charge pour le patient. Désormais, cette procédure certifie notamment la prise en charge par l’ES des situations sanitaires exceptionnelles (SSE), et la présente fiche a pour objet de proposer une analyse des attentes des experts-visiteurs sur ce point particulièrement sensible et actuel.
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Fiche pratique 2 septembre 2024
Guide de préparation aux situations sanitaires exceptionnelles
Vingt ans après la publication de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, rendant obligatoire le plan blanc d’établissement (CSP, art. L. 3110-7), le ministère de la Santé a publié le « Guide méthodologique d’élaboration du plan de gestion des tensions hospitalières et des situations sanitaires exceptionnelles des établissements de santé ». Troisième d’une lignée de guides initiée en 2006, actualisant et enrichissant le guide de 2019 intitulé « Plan blanc et gestion de crise », ce millésime 2024 impulse une nouvelle dynamique dans la préparation et la gestion des crises sanitaires au sein des établissements de santé. Le « guide d’aide » de 2019 devient désormais le « guide méthodologique » en 2024, ce qui, du seul point de vue sémantique, lui donne une portée supplémentaire. Cette transformation se double par ailleurs d’une forte prise de volume, puisque le guide 2024 compte 320 pages contre 220 seulement il y a 5 ans. Au-delà du changement de forme, ce guide 2024 grave dans le marbre hospitalier de vraies évolutions de fond, objets de la présente fiche.
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Fiche pratique 2 septembre 2024
Le directeur médical de crise, acteur central de la gestion des situations sanitaires exceptionnelles
Publié en 2019 par le ministère des Solidarités et de la Santé, le Guide d’aide à la préparation et à la gestion des tensions hospitalières et des situations exceptionnelles a créé la fonction de directeur médical de crise (DMC). À la faveur de l’épidémie de Covid-19, cette nouvelle fonction a été mise à l’épreuve dès l’année suivante, et a fait ses preuves dans les hôpitaux où elle a été déployée. C’est en effet la première fois que cette fonction est réellement devenue opérationnelle et, plus généralement, que ce dispositif, initialement développé pour la réponse médicale aux attentats terroristes, a été déployé pour faire face à une épidémie de grande ampleur. La présente fiche a pour objet de faire le point sur ce nouvel acteur médical désormais incontournable de l’organisation des établissements de santé en matière de SSE. Elle tient compte de l’évolution de la doctrine, notamment portée par le Guide méthodologique d’élaboration du plan de gestion des tensions hospitalières et des situations sanitaires exceptionnelles des établissements de santé de 2024, qui a actualisé le guide de 2019 précité.
