Alain Philibert

Alain Philibert

Alain Philibert

Directeur d’hôpital honoraire et expert ANAP

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Alain Philibert est un hospitalier engagé.

Directeur d’hôpital honoraire et particulièrement expérimenté en management de santé outre-mer comme en situations sanitaires exceptionnelles, il a réalisé un parcours professionnel construit autour d'une triple mobilité : une mobilité sectorielle (hôtels-restaurants, entreprises commerciales, hôpital public, fondation reconnue d’utilité publique, ESPIC, GCS, GIE, ARS) ; une mobilité professionnelle (cuisinier, gérant, employé administratif, chef de service, chargé de missions, directeur-adjoint, administrateur délégué, chef d’établissement, directeur général adjoint, directeur général de CHU par intérim) ; et une mobilité géographique (France métropolitaine et outre-mer : Réunion, Guadeloupe et îles du Nord).

Retraité après 45 ans de carrière, Alain Philibert intervient désormais dans le secteur hospitalier à plusieurs titres : comme formateur en management d’équipe et en développement personnel de cadres hospitaliers (y compris médicaux, notamment via l’ANFH) ; comme conseil auprès d’établissements de santé (en conduite de projets et en gestion de situations sanitaires exceptionnelles) ; comme expert Anap (avec des missions réalisées en Guyane et à Mayotte) ; comme co-auteur de plusieurs ouvrages professionnels (management, prévention en santé, situations sanitaires exceptionnelles) ; et comme auteur pour les Éditions Weka dans ses domaines de compétence.

Engagé dans la transmission intergénérationnelle des postures et compétences, il accompagne activement et bénévolement les manageurs hospitaliers en devenir : étudiants en recherche d’orientation professionnelle, candidats aux différents concours d’entrée à l’EHESP en quête de conseils, et jeunes cadres dirigeants (en formation ou en poste) en demande de mentorat.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    La gouvernance des établissements publics de santé : la commission médicale d’établissement (CME)

    La commission médicale d’établissement (CME) fait partie des organes représentatifs et d’expression des personnels. À ce titre, elle représente les personnels médicaux et pharmaceutiques de l’établissement. Elle est étroitement associée à la gouvernance hospitalière sur les sujets qui relèvent de son champ de compétences et d’attributions.

    #représentants du personnel #organisme lié aux rh
  • Fiche pratique

    La commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques

    La réforme de la gouvernance hospitalière, aboutissement d’un long processus initié dès les années 1980, poursuivait trois objectifs majeurs dont celui de responsabiliser les professionnels de santé en les associant à la décision et à la gestion de l’hôpital, qui était malade de son modèle hiérarchique, jugé comme responsable de cloisonnement professionnel et de corporatisme. La tendance depuis a été d’associer toujours plus étroitement les hospitaliers à la décision, surtout médicaux mais aussi les cadres de proximité, de leur déléguer des pouvoirs de gestion, de rapprocher peu à peu la décision du terrain, mais aussi en ouvrant les hôpitaux sur leurs territoires, et ce pour passer progressivement d’une culture administrative à la française à une culture managériale à l’anglo-saxonne. En revanche, les professionnels du soin, bien que représentés au sein de la commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques (CSIRMT) se plaignent avec constance de ne pas être pris en compte par le management des établissements publics de santé (EPS). C’est pourquoi la représentation des professionnels paramédicaux et médico-techniques dans les instances des EPS a été renforcée au tournant des années 2020, pour essayer de donner davantage de reconnaissance et plus d’écoute aux soignants. Instance de consultation, la CSIRMT a en effet pour finalité majeure de reconnaître et valoriser le droit d’expression des professionnels du service de soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques.

    #établissement de santé #soins
  • Fiche pratique

    Téléexpertise et responsabilité des professionnels de santé

    La télémédecine est une forme de pratique médicale à distance utilisant les solutions numériques de la communication et de l’information. Elle est définie à l’article L. 6316-1 du Code de la santé publique (CSP). Le décret n° 2010-1229 du 19 octobre 2010 relatif à la télémédecine précise les cinq actes de télémédecine, dont la téléexpertise. Ce décret a été modifié le 13 septembre 2018 au moment du financement dans le droit commun de la téléconsultation par la Sécurité sociale. Le décret n° 2021-707 du 3 juin 2021 relatif aux pratiques de télésanté (télémédecine et télésoins) introduit l’obligation de pertinence d’un acte ou d’un soin à distance. Depuis le 3 juin 2021, une téléexpertise peut être requise auprès d’un professionnel médical par tous les professionnels de santé. L’article R. 6316-1 du CSP précise que la téléexpertise a « pour objet de permettre à un professionnel de santé de solliciter à distance l’avis d’un ou de plusieurs professionnels médicaux en raison de leurs formations ou de leurs compétences particulières, sur la base des informations de santé liées à la prise en charge d’un patient ». Les responsabilités juridiques des professionnels de santé qui pratiquent la téléexpertise sont les suivantes : d’une part, le professionnel de santé requérant la téléexpertise a l’obligation de respecter les droits des patients, c’est-à-dire de réaliser préalablement l’information sur les raisons de la demande et de recueillir son consentement et, d’autre part, le professionnel médical requis a la responsabilité pleine et entière de son expertise. Elle est fondée sur l’application du droit commun de la responsabilité civile professionnelle (RCP). Enfin, tout professionnel médical qui réalise des actes de téléexpertise doit être en situation d’exercice légal de la profession et couvert par une assurance en RCP.

    #ntic #professionnel de santé
  • Fiche pratique

    La nouvelle gouvernance réformée des établissements publics de santé

    La réforme de la gouvernance hospitalière, aboutissement d’un long processus initié dès les années 1980, poursuivait trois objectifs majeurs dont celui de responsabiliser les professionnels de santé en les associant à la décision et à la gestion de l’hôpital, qui était malade de son modèle hiérarchique, jugé comme responsable de cloisonnement professionnel et de corporatisme. La tendance depuis a été d’associer toujours plus étroitement les hospitaliers à la décision, surtout médicaux, mais aussi les cadres de proximité, de leur déléguer des pouvoirs de gestion, de rapprocher peu à peu la décision du terrain, mais aussi en ouvrant les hôpitaux sur leurs territoires, et ce pour passer progressivement d’une culture administrative à la française à une culture managériale à l’anglo-saxonne.

    #management #établissement d'hospitalisation public
  • Fiche pratique

    Les évacuations sanitaires massives interrégionales et intercontinentales pendant l’épidémie de Covid-19

    L’épidémie de Covid-19 a été à la source de nombreuses innovations dans le domaine de la santé. Ce fut notamment le cas des évacuations sanitaires (Evasan) massives, qui ont connu une très forte activité, battant record sur record, parfois par l’utilisation de vecteurs inhabituels, parfois pour des effectifs de patients transférés hors normes, parfois sur des distances jusque-là jamais envisagées, et parfois dans des conditions très spectaculaires, mais toujours dans la maîtrise organisationnelle, médicale et logistique. La présente fiche a pour objet de faire le point sur ces innovants programmes dénommés Chardon, Hippocampe ou Morphée, qui ont permis de transférer et de sauver de nombreux patients.

    #dispositif d'urgence et de crise #risque sanitaire
  • Fiche pratique

    La réserve sanitaire, dispositif de soutien face aux situations sanitaires exceptionnelles

    Au cœur de la première vague de l’épidémie de Covid-19, la responsable de la réserve sanitaire jugeait nécessaire de revenir sur le fonctionnement de ce dispositif. Un an plus tard, un rapport d’information en conclusion des travaux d’une mission d’information sur les réserves, déposé par la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, dressait un bilan mitigé sur la réserve sanitaire et son environnement, et faisait des propositions d’évolution très marquées. Ces deux prises de position successives donnent l’occasion de faire le point sur cet organisme public français hors normes qui projette des professionnels de santé loin de leurs bases pour les confronter à des situations sanitaires exceptionnelles.

    #gestion de crise #risque sanitaire

Ressources associées