Pascal Geneau

Pascal Geneau

CPE, formateur au sein de l'Académie de Créteil, membre du jury du concours externe de CPE et juge-assesseur au Tribunal pour enfants du TJ de Créteil

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Coordinateur

Conseiller principal d’éducation, formateur au sein de l’académie de Créteil et membre du jury du concours externe de CPE depuis 2025.

Depuis 1995, il enseigne à la faculté de droit de Paris XII (Upec) dans les domaines de la formation politique de l’Europe et de l’histoire des institutions politiques françaises.

Il est l’auteur de plusieurs aide-mémoire sur l’histoire des institutions de l’Antiquité et européennes.

Intéressé par la justice des mineurs, il exerce depuis 2006 la fonction de juge assesseur auprès du tribunal pour enfants du tribunal judiciaire de Créteil.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Retour d’expérience : aide aux devoirs, Devoirs faits et vie scolaire

    Malgré des dispositifs créés depuis plus de dix ans comme l’accompagnement éducatif ou l’accompagnement personnalisé, on constate que l’écart entre « bons élèves » et « mauvais élèves » s’accentue à partir du collège. L’une des raisons principales de cet écart serait liée au travail demandé par les enseignants, si bien que des fédérations de parents d’élèves demandent au nom du principe de l’« égalité des chances » leur interdiction ou la possibilité que leurs enfants puissent faire leurs exercices au collège. Aussi, pour y répondre, l’institution scolaire a dès la rentrée de Toussaint 2017 proposé la création d’un nouveau dispositif ouvert à tous les élèves volontaires : Devoirs faits. À la différence de l’aide aux devoirs qui existe dans certains établissements, ce dispositif est encadré par des volontaires du service civique formés, des assistants d’éducation, des enseignants volontaires ou encore des associations. Là encore, la sphère pédagogique et celle de la vie scolaire s’interpénètrent et le CPE a un rôle éducatif à jouer tant sur le plan organisationnel que sur le suivi des élèves. Cette fiche présente un retour d’expérience sur le rôle que peut jouer le CPE dans un collège situé en réseau d’éducation prioritaire (REP).

    #école #égalité des chances #temps périscolaire
  • Fiche pratique

    Prévenir le décrochage scolaire

    La lutte contre le décrochage scolaire a donné lieu à de nombreux plans dont les résultats sont encourageants mais encore insuffisants. L’institution scolaire fait aujourd’hui de ce problème une priorité nationale « absolue » en termes de prévention et de remédiation. Le meilleur moyen de prévenir le décrochage, selon les études nationales et internationales, réside dans la mise en œuvre de changements dans les pratiques professionnelles ainsi que d’actions au sein des établissements pour soutenir la persévérance scolaire des élèves. Il faut en effet agir en amont du décrochage. La politique de prévention a deux volets : celui qui concerne tous les élèves et celui qui permet des actions ciblées envers les jeunes présentant le plus de risques. Étant donné les graves répercussions sociales du chômage des jeunes sans qualification, la politique éducative vise également la remédiation, c’est pourquoi les dispositifs de retour en formation se multiplient. Après un point sur le phénomène du décrochage, la fiche aborde la prévention comme objectif pour l’établissement, puis plus spécifiquement pour le conseiller principal d’éducation ; enfin, les outils précisent les nouveaux droits des élèves en matière de reprise d’études.

    #absentéisme scolaire
  • Fiche pratique

    Retour d’expérience : le CPE et les parents d’élèves

    Avec la création du collège d’enseignement secondaire et la massification du système éducatif qui a suivi, le corps enseignant a été confronté à des parents qui se sont montrés plus exigeants en termes de réussite, de sécurité et d’accompagnement scolaire pour leurs enfants. Ces demandes plus ou moins consuméristes se sont ajoutées à celles imposées par l’institution scolaire qui a fait, avec la loi d’orientation de 1989, des familles un partenaire incontournable de la réussite scolaire. Sur le terrain, cela s’est traduit par une entrée des parents à tous les niveaux du système éducatif et, au sein des établissements, à toutes les instances de fonctionnement (sauf au conseil pédagogique). Cela ne s’est pas fait sans mal, créant un certain malaise chez les enseignants qui ont l’impression que parfois les parents font trop d’ingérence, sapant ainsi leur autorité lorsqu’ils punissent, évaluent ou orientent les élèves. Pourtant, du côté de la vie scolaire, les parents sont perçus différemment. Ils sont considérés comme des partenaires directs des CPE. Mais ce travail de coéducation est loin d’être achevé, et il existe des pistes pour améliorer les relations avec les parents. Ce retour d’expérience propose d’aborder les relations avec les parents d’élèves dans un collège situé en réseau d’éducation prioritaire.

    #parent d'élève #cpe
  • Fiche pratique

    S’impliquer dans l’orientation active au lycée

    Si, au sens strict, l’orientation ne concerne au lycée d’enseignement général et technologique (LEGT) que la fin de la classe de 2de (redoublement ou choix de la série du baccalauréat général ou technologique) selon les procédures et le calendrier classique, l’articulation avec les études supérieures fait l’objet d’une attention particulière dans le cadre du dispositif d’« orientation active » géré depuis 2009 par la plate-forme APB (Admission post-bac), objet de nombreuses critiques, sur le plan tant fonctionnel que juridique. À compter de 2017-2018, c’est un nouveau système qui se met en place à la hâte (avant même la parution des textes législatifs et réglementaires) : « Parcours sup ». Il ne s’agit pas seulement d’une nouvelle plate-forme censée pallier les défauts de la précédente, mais d’une nouvelle organisation de l’orientation des élèves vers l’enseignement supérieur qui majore le rôle de l’établissement et de l’équipe éducative. Outre la participation au conseil de classe, la réforme du lycée et le dispositif Parcours sup offrent aux CPE (en cohérence avec leur nouvelle lettre de mission) de nouvelles possibilités d’intervention dans le domaine de l’orientation des élèves, soit directement, en les guidant dans leurs choix, soit indirectement, en les dirigeant vers les personnes ou les services susceptibles de les renseigner.

    #école #orientation
  • Fiche pratique

    Retour d’expérience : travailler avec les animateurs sociaux en collège

    Avec la massification du système éducatif dont le processus s’est amplifié dès les années 1980 sont apparues des problématiques telles que l’échec scolaire, l’intégration des élèves issus de l’immigration, l’absentéisme, le décrochage scolaire ou la violence en milieu scolaire. Les CPE ont cherché des solutions en interne puis en se tournant vers des partenaires sociaux qui gravitent autour de l’école à travers des actions péri-éducatives. Quant à l’institution scolaire, elle a toujours appuyé les initiatives partenariales dans ce domaine et plus particulièrement en ciblant les établissements situés en éducation prioritaire. Avec le développement des politiques de la ville, notamment à partir des années 1990, l’institution scolaire s’est elle-même investie dans les partenariats : école-justice-police mais aussi le projet éducatif local (PEL) ou plus récemment les projets de réussite éducative (PRE) comme le montre depuis 2005 la multiplication des dispositifs tels que l’accompagnement éducatif ou la liaison « école primaire-collège ». Mais c’est dans les zones en éducation prioritaire où la collaboration CPE-partenaires sociaux est la plus développée. Elle ne se cantonne pas à venir en aide aux élèves en difficulté (scolaire ou sociale), mais se prolonge à travers des actions culturelles ou de prévention, devenant par la même occasion un vecteur positif du climat scolaire. Cette fiche présente un exemple du rôle que peut jouer un CPE dans un collège situé en réseau d’éducation prioritaire (REP) à travers ses relations avec les animateurs sociaux. Elle montre également l’importance pour le CPE de mettre de la cohérence dans son action et plus particulièrement dans la politique éducative.

    #projet social de territoire #école
  • Fiche pratique

    Retour d’expérience : une initiative structurelle de prévention du conseil de discipline

    La tenue d’un conseil de discipline au sein d’un établissement revêt souvent les habits de la discorde. Quelle que soit l’origine des faits qui ont amené le chef d’établissement à le réunir, le bilan et les traces laissés sont rarement positifs. Les deux parties sont souvent inévitablement perdantes et la défiance s’instaure plus ou moins durablement. La question récurrente de son maintien suscite toujours un vif débat entre les acteurs du monde éducatif. L’exclusion d’un élève transgressif est pour certains un moindre mal afin de permettre la continuité et la stabilité du plus grand nombre, alors que pour d’autres il n’est que la transmission d’un problème non résolu à un autre groupe, souvent moins bien adapté. Le climat scolaire est un enjeu crucial du pilotage de la politique d’un établissement. Le CPE en est un rouage essentiel. Son action éducative et pédagogique est centrale dans la mise en œuvre d’actions de prévention visant à maintenir l’ensemble des élèves au sein de leur établissement durant le temps imparti à leur scolarisation. L’exclusion d’un élève doit rester une situation exceptionnelle et demeure souvent un constat d’échec ou d’impuissance. Le dispositif législatif s’inscrit, depuis longtemps maintenant, dans un élargissement des mesures visant à conserver les élèves au sein de leur établissement d’origine, en favorisant les expérimentations et les dispositifs de prévention ou alternatifs au conseil de discipline.

    #projet éducatif #conseil de discipline

Ressources associées