Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Stéphane Guérard est maître de conférences en droit public, HDR (habilité à diriger des recherches de master et de doctorat) et hors classe de classe exceptionnelle, de l’université Lille, fondateur et project manager du réseau OLA (Observatory on Local Autonomy : https://ola-europe.univ-lille.fr/). Il est aussi chevalier des palmes académiques.
Ses publications portent principalement sur le droit local et le droit de la fonction publique (principalement locale) en France et en Europe, le droit administratif des biens, le droit public des activités économiques ainsi que sur le management public et la GRH publique.
Publications récentes
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Fiche pratique
La mise en œuvre de la résiliation
En vertu du principe de liberté contractuelle, les parties ont le droit de mettre un terme au marché d’un commun accord. Réputée pure et simple, une telle résiliation ne peut en principe engendrer des dommages et intérêts pour l’une ou l’autre des 2 parties (CE, 5 déc. 1986, n° 49345, Syndicat intercommunal de distribution d’eau de la corniche des Maures, Rec. 274). Le décompte du marché est arrêté à la date de ladite résiliation et le titulaire a droit au paiement de celles des prestations qui ont été réalisées (CE, 12 déc. 1973, Consorts Stym-Popper, Rec. T. 1034, 1037 et 1039). Dans un tel cas de résiliation, l’Administration doit respecter les dates et délais prévus dans le protocole transactionnel. À défaut, elle peut se faire condamner sous astreinte en cas de retard dans l’exécution des termes de la transaction (CAA Versailles, 3 août 2010, n° 10VE01067, Commune de Clichy-la-Garenne). Hors ce type de résiliation amiable, la résiliation est prononcée soit par l’acheteur public, par le juge du contrat, soit sur le fondement de clauses résolutoires prévues dans le contrat précisant les conditions auxquelles le cocontractant de la personne publique peut obtenir la résiliation du contrat en cas de méconnaissance par cette dernière de ses obligations contractuelles.
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Fiche pratique
Causes de la résiliation
Compte tenu de ses conséquences, la résiliation d’un marché est encadrée. Seules certaines situations, que les CCAG regroupent en 4 grandes catégories, permettent de prononcer la résiliation : des événements extérieurs au marché, le fait de l’Administration contractante, la faute du titulaire du marché et le motif d’intérêt général.
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Fiche pratique
La réception de l’ouvrage dans les marchés publics de travaux
Quelle que soit la nature des prestations objets d’un marché public, la réception ou l’admission (terme employé pour les marchés de fournitures courantes et services) est un acte juridique, par lequel le pouvoir adjudicateur constate que l’exécution des prestations est conforme aux diverses prescriptions du marché contenues dans l’acte d’engagement et les cahiers des charges, et plus généralement aux « règles de l’art » (qui se définissent selon la jurisprudence comme le comportement technique approprié, accessible à l’ensemble des professionnels dont relève son application, et qui correspond à l’état de la technique au moment de la réalisation de l’acte).
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Fiche pratique
Les conséquences de la résiliation
Certains effets sont communs à toutes les résiliations, tandis que d’autres sont attachés à chaque type de résiliation selon son contexte et ce qui l’a justifiée.
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Fiche pratique
Les modalités particulières de réception dans les marchés publics de travaux
La réception est l’acte par lequel le maître de l’ouvrage déclare accepter l’ouvrage avec ou sans réserve. Elle intervient à la demande de la partie la plus diligente, soit à l’amiable, soit à défaut judiciairement. Elle est en tout état de cause prononcée contradictoirement. La réception est conditionnée par l’achèvement du ou des ouvrages, objets du marché. Dans la mesure où la fin de la réception marque notamment le point de départ de la garantie de « parfait achèvement », cette notion signifie et implique que les travaux doivent être « en état d’être reçus » et qu’ils répondent globalement à l’objet du marché. En pratique, lorsqu’il estime que les travaux sont achevés, le titulaire le signale au maître d’œuvre et initie ainsi la procédure de réception.
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Fiche pratique
Compétence des juridictions administratives (1). Critères jurisprudentiels
La nature du juge compétent en matière contractuelle est tributaire de la distinction contrat administratif-contrat privé. En effet, les contrats de l’Administration ne sont pas tous nécessairement des contrats administratifs. La compétence du juge administratif doit être recherchée. Certains critères, anciennement appliqués tels que le critère de l’état débiteur et le principe de la séparation des autorités administratives et judiciaires, sont aujourd’hui surannés. D’autres critères d’origine législative et jurisprudentielle fixent la compétence du juge administratif en matière de contrat administratif. Pour l’essentiel, on retient que le contentieux des contrats administratifs relève des juridictions administratives. Tel est le cas soit parce que le législateur en a décidé ainsi, soit parce qu’au vu des caractéristiques propres du contrat concerné, il ne peut être assimilé aux contrats que des personnes privées pourraient être amenées à passer pour gérer leurs affaires personnelles. Cette dernière approche relève de l’appréciation du juge à partir des critères qu’il a lui-même dégagés.
