Stéphane Guérard

Stéphane Guérard

Stéphane Guérard

Maître de conférence en droit public à l'Université de Lille

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Stéphane Guérard est maître de conférences en droit public, HDR (habilité à diriger des recherches de master et de doctorat) et hors classe de classe exceptionnelle, de l’université Lille, fondateur et project manager du réseau OLA (Observatory on Local Autonomy : https://ola-europe.univ-lille.fr/). Il est aussi chevalier des palmes académiques.

Ses publications portent principalement sur le droit local et le droit de la fonction publique (principalement locale) en France et en Europe, le droit administratif des biens, le droit public des activités économiques ainsi que sur le management public et la GRH publique. 

 

 

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Le programme Eurostars

    Depuis 2014, le programme Eurostars a soutenu et financé 991 projets sur les 3 422 présentés à financement, et ce, pour un montant total investi de 673 millions d’euros. Alors que la moyenne de réussite des demandes de financements européens est de 15 %, celui du programme Eurostars est, quant à lui, de 29 %. Pour la période précédente 2014-2020, l’Union européenne et les organismes financiers nationaux ont investi 1,4 milliard d’euros au titre du programme Eurostars. Ce programme a vocation à susciter la création de consortiums de PME innovantes ainsi que des universités ou centres de recherche, principalement européens, et par là même à susciter des partenariats interétatiques, à vocation internationale, pour soutenir et promouvoir la création et le développement de nouveaux produits, processus et/ou services à commercialiser. En pratique, l’Union européenne a constaté, dans les évaluations passées et récentes, qu’un projet Eurostars rassemble, en moyenne, 3 à 4 PME de 2 ou 3 « États Eurostars » et qu’il dure, normalement (et toujours en moyenne), 30 mois, pour un budget d’en moyenne, là encore, 1,4 à 1,5 million d’euros. Dans 32 % des cas, les partenaires sont uniquement des PME, et dans 39 % des autres cas, le consortium comporte au moins un partenaire universitaire ou un centre de recherche. Si les projets Eurostars se développent dans tous les domaines technologiques, les thématiques suivantes sont principalement privilégiées : sciences de la vie (31 %) ; électronique et télécommunications (28 %) ; industrie manufacturière, matériaux et transport (25 %) ; environnement (10 %) ; énergie (6 %).

    #création et soutien de l'entreprise #subvention européenne
  • Fiche pratique

    Comment bénéficier du label Eureka et accéder aux financements européens ?

    Eureka est une initiative intergouvernementale européenne, lancée par François Mitterrand et Helmut Kohl, en 1985, dont l’objet est de renforcer la compétitivité de l’industrie européenne, et plus spécialement aujourd’hui des PME. Les projets financés sont décidés par les participants, sachant qu’ils doivent être orientés vers le marché et financés nationalement. Une initiative Eureka peut, toutefois, consister à : aider une entreprise européenne à trouver d’autres partenaires pour le développement d’une idée, d’un concept, d’un projet, voire pour le commercialiser ; financer la mise en œuvre de ces derniers. Dans le cadre des programmes Horizon, le programme Eureka reçoit des financements européens s’adressant aux PME et visant à soutenir des projets innovants sur le plan international, afin de développer la compétitivité économique et industrielle de l’Europe.

    #compétitivité du territoire #subvention européenne
  • Fiche pratique

    Les relations entre le concédant et le concessionnaire

    Dans une concession, le gestionnaire est chargé d’assumer la gestion de l’activité qui lui est confiée par l’autorité concédante. Ceci se traduit par un dispositif contractuel qui détermine les conditions dans lesquelles le service doit être exécuté. Ce caractère est particulièrement marqué s’il s’agit d’une délégation de service public. Ce dispositif contractuel donne à l’autorité concédante des pouvoirs particuliers. Il en découle une relation qui est dite inégalitaire ; ce qui ne veut pas dire équitable. Nous étudierons dans cette fiche le contenu des contrats, les questions relatives à la durée des contrats, les dispositions domaniales et la répartition des responsabilités selon les différents types de délégations de service public.

    #domanialité #durée du marché public #contrat de concession #dsp
  • Fiche pratique

    Les modalités et conséquences de l’annulation du contrat

    L’annulation du contrat peut prendre plusieurs formes et être modulée dans ses effets (annulation partielle ou totale ou dans le temps – effet immédiat ou effet différé). Par ailleurs, elle emporte des conséquences différentes suivant la voie de recours ayant engendré ladite annulation.

    #résiliation du marché
  • Fiche pratique

    Principes de la résiliation

    Le contrat entre l’Administration et le titulaire d’un marché public est supposé, comme en droit privé, établir un équilibre entre les droits qu’il octroie à chacune des parties et entre les obligations qu’il met à leur charge. Cependant, le marché public présente une particularité, celle de consacrer, au profit de l’Administration, des prérogatives à l’égard de son cocontractant. Ces prérogatives constituent certainement l’un des aspects les plus spécifiques des contrats administratifs. On peut évoquer, entre autres, le pouvoir de contrôle et de direction qui lui permet de vérifier à tout moment que son cocontractant agit conformément à ses engagements contractuels. Elle dispose également d’un pouvoir de modification unilatérale des clauses non financières du marché. Largement consacrées par les textes et par la jurisprudence, ces prérogatives sont désormais perçues comme des règles générales applicables aux contrats administratifs. Étudier la fin anticipée des marchés publics revient à examiner le régime général de la résiliation qui, depuis la refonte des cahiers des clauses administratives générales (CCAG) de 2009, est globalement le même pour tous les marchés publics. Le Code de la commande publique (CCP) a consacré largement le principe de résiliation des marchés publics et des contrats de concession, dès l’article L. 6 de ce code, ainsi que par les articles L. 2195-1 à L. 2191-6 (complétés par les articles R. 2191-30 à R. 2191-31, R. 2191-44 et R. 2192-26), L. 2395-1 et L. 2395-2, ou encore, L. 3136-1 à L. 3136-10 (complétés par les articles R. 3133-18 à R. 3133-20). Il réserve une part beaucoup plus importante à la résiliation que les textes antérieurs.

    #résiliation du marché
  • Fiche pratique

    Compétence « naturelle » des juridictions judiciaires (2) : le contentieux du domaine privé

    Le contentieux du domaine privé a toujours relevé de la compétence du juge judiciaire (T. confl., 8 nov. 2021, n° C4225, Société Camping du Cap du Roc c/ Commune du Sigean ; T. confl., 24 oct. 1994, n° 2922, Duperray et SCI Les Rochettes, Rec. 606). Ce qui marque une différence substantielle entre le domaine public et le domaine privé. D’ailleurs, celui-ci se définit négativement en fonction de celui-là. Le domaine privé est, en effet, l’ensemble des biens de la personne publique qui n’obéissent pas aux conditions nécessaires pour appartenir au domaine public (ancien C. dom. État, art. L. 2, et CGPPP, art. L. 2211-1). À cette définition, il faut adjoindre les biens que le législateur a expressément incorporés au domaine privé. En somme, la définition du domaine privé s’opère négativement et par énumération partielle. Mais, si le juge judiciaire y exerce une compétence de principe, le régime juridique de ce domaine, surtout en ce qui concerne le contentieux contractuel, est loin d’être simple ou homogène.

Ressources associées