Valérie Blairon

Valérie Blairon

Valérie Blairon

Avocate associée - Droit de l'immobilier et de la construction

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Avocate, Valérie Blairon a créé en 2016 le cabinet VB Avocats installé à Paris et à Bruxelles.

Elle a dédié son activité aux acteurs de l’immobilier et de la construction dont elle maîtrise les rôles, les contraintes et les enjeux.

Riche d’une expérience de 20 ans, elle conseille et défend les opérateurs privés et publics en droit immobilier, droit de la construction, droit de l’assurance et droit des affaires.

Les transitions énergétique et numérique soulèvent de nombreuses questions et convoquent des adaptations législatives récurrentes.

Elle apporte son expertise et décrypte ces sujets évolutifs, en veillant à apporter à ses clients un conseil lisible et opérationnel pour une prise de décision fluide.

Elle est coordinatrice et autrice chez WEKA depuis 2019.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Le dessalement de l’eau de mer : procédés et impacts environnementaux

    L’eau de source est une ressource surexploitée. L’augmentation des prélèvements d’eau expose un nombre croissant de régions dans le monde à la pénurie, c’est-à-dire à une disponibilité en eau inférieure à 1 000 m3 par habitant par an. L’eau douce facilement disponible (lacs, fleuves, certaines eaux souterraines) ne représente que 0,07 % de la ressource totale, soit environ 1 million de kilomètres cubes. Le dessalement de l’eau de mer connaît en conséquence un grand essor sur la planète et fournit aujourd’hui 8 % de l’eau potable mondiale. En 2022, 2 800 usines de dessalement sont ainsi en fonctionnement dans le monde, produisant 110 millions de mètres cubes d’eau douce selon l’Association internationale de désalinisation. Alors que les épisodes de sécheresse se multiplient et que la promesse d’une raréfaction des ressources en eau potable se confirme, les trois quarts de la surface de notre planète sont recouverts d’eau, malheureusement non potable. Cette raréfaction de la ressource en eau potable, qui touche à présent également la France, conduit à ce que l’idée de recourir au dessalement de l’eau de mer apparaisse comme une solution afin de pouvoir pallier les périodes de pénuries d’eau, notamment pour les collectivités côtières. Néanmoins, si l’idée peut sembler tentante, le processus de désalinisation n’est pas neutre écologiquement et énergétiquement.

    #eau
  • Fiche pratique

    Prévenir la pollution des nappes phréatiques

    Les nappes phréatiques représentent environ 95 % des réserves d’eau douce et jouent donc un rôle essentiel dans l’alimentation humaine en eau potable. 62 % des volumes prélevés pour l’alimentation en eau potable proviennent des eaux souterraines et, dans de nombreuses communes, elles constituent la seule source d’approvisionnement en eau potable. En France, cependant, 41 % des eaux souterraines ne sont pas en bon état chimique. Les collectivités territoriales, fortement concernées par les enjeux de préservation des ressources en eau, peuvent agir directement et indirectement sur la préservation de la qualité de l’eau des nappes phréatiques par des actions notamment de suppression ou de réduction des sources de pollution (source des chiffres : site du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires). En quoi consiste réellement la pollution des nappes phréatiques ? Comment est-elle prise en compte au niveau national ? Quelles sont les actions à mettre en place à l’échelle d’un territoire ?

    #pollution
  • Fiche pratique

    L’environnement industriel et les risques technologiques

    La notion de risque technologique, opposée à celle de risque naturel, regroupe les risques d’origine anthropique : risques industriels, nucléaires et biologiques. Un risque technologique majeur est un événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens ou l’environnement. Quatre sources de risque technologique majeur sont présentes en France : installations industrielles, installations nucléaires, grands barrages et transports de matières dangereuses. De plus, les sites miniers peuvent également être source d’accidents qui, dans ce sujet, sont traités parmi les risques technologiques. Les conséquences d’un accident dans l’industrie sont regroupées sous trois typologies d’effets : les effets thermiques (continus et transitoires) ; les effets de surpression ; les effets toxiques. Cette fiche présente la façon dont sont appréhendés ces risques sous le prisme de la directive européenne dite « Seveso » et de la loi française dite « loi risques », qui prévoit la mise en place des plans de prévention des risques technologiques (PPRT).

    #risque technologique et industriel
  • Fiche pratique

    Comprendre les enjeux et les implications du règlement européen Reach

    À l’issue d’une longue et complexe négociation, le Conseil de l’Union européenne a donné en 2016 son accord sur un projet ambitieux de réglementation de la mise sur le marché des substances chimiques. Destiné à l’évaluation et au recensement de ces substances, Reach (enRegistrement, Évaluation et Autorisation des substances CHimiques) doit modifier en profondeur la gestion des substances chimiques par leurs fabricants et importateurs, mais aussi leurs utilisateurs. Le règlement crée une Agence européenne des produits chimiques chargée de gérer les aspects techniques, scientifiques et administratifs du système Reach, en veillant à la cohérence des décisions au niveau communautaire. L’agence gère également le processus d’enregistrement et joue un rôle fondamental dans le processus d’évaluation. De plus, elle reçoit les demandes d’autorisation, et formule des avis et des recommandations dans le cadre des procédures d’autorisation et de restriction. Le siège de l’agence est établi à Helsinki. Ce règlement a été transposé en droit français par l’ordonnance n° 2009-229 du 26 février 2009, prise pour l’application de l’article 12 de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008 relative à la responsabilité environnementale et à diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de l’environnement. Cette réglementation est intégrée au Code de l’environnement (art. L. 521-1 et s.). Par cette réglementation, le secteur chimique porte la plus grande responsabilité en ce qui concerne la gestion des risques posés par les produits chimiques et la communication d’informations de sécurité adéquates aux utilisateurs. Cette réglementation repose sur le principe « pas de données, pas de marché » ; les substances fabriquées ou importées en quantités supérieures à une tonne ou plus par an et par fabricant et/ou importateur doivent faire l’objet d’un enregistrement. Cette fiche vise à expliquer les mécanismes d’application de ce règlement européen n° 1907/2006 du 18 décembre 2006.

    #risque technologique et industriel
  • Fiche pratique

    Les études d’impact

    Le droit de l’environnement repose sur plusieurs principes généraux, au titre desquels se trouve le principe de prévention (voir la fiche n° 6794). Ce principe prend en compte, au sens technique, la sauvegarde d’un environnement sain pour les générations futures : mieux vaut prévenir que guérir. De ce fait, une procédure spécifique a été mise en place afin de prévenir les dommages susceptibles d’atteindre l’environnement. L’outil principal de prévention, l’évaluation environnementale, a été refondu par l’adoption de l’ordonnance n° 2016-1058 du 3 août 2016 portant réforme des procédures destinées à assurer l’information et la participation du public à l’élaboration de certaines décisions susceptibles d’avoir une incidence sur l’environnement, laquelle opère une modification du champ d’application de l’évaluation environnementale. L’objectif de cette ordonnance et de son décret d’application est d’abord d’exposer la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement. L’innovation majeure de cette ordonnance de 2016 et de son décret d’application est la création d’une procédure « commune » et « coordonnée » d’évaluation environnementale pour les plans, programmes et projets, qui a pour finalité de permettre la coordination des évaluations environnementales afin d’éviter leur répétition. Le texte privilégie, désormais, une distinction par nature de « projet », alors que, jusqu’en 2016, la distinction s’opérait par référence à des types de « procédure ». Une nouvelle liste des projets, plans et programmes qui doivent faire l’objet d’une évaluation environnementale a été établie. Ils sont contenus à l’article R. 122-17 du Code de l’environnement et à l’annexe de l’article R. 122-2 du même code. Il est à noter qu’un projet de décret portant diverses modifications à l’évaluation environnementale des plans et programmes a fait l’objet d’une consultation publique en janvier 2023. Il vise à soumettre davantage de projets ou plans à l’évaluation environnementale. Cette fiche présente l’outil principal qui met en œuvre le principe de prévention de cette évaluation environnementale : l’étude d’impact. Elle contient les actualisations issues des décrets publiés en 2021 et 2022 visant notamment à améliorer la transposition de la directive 2011/92/UE concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement (directive « projets »).

  • Fiche pratique

    Élaborer et réviser les plans communaux de sauvegarde (PCS) et les plans intercommunaux de sauvegarde (PICS)

    Divers accidents, dont l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en septembre 2001 ou des incidents majeurs tels que la canicule de 2003, ont conduit le législateur à traiter l’anticipation et la gestion des situations de crise qu’ils peuvent entraîner. Institué par l’article 13 de la loi n° 2004-811 du 13 août 2004 relative à la modernisation de la sécurité civile et complété par le décret n° 2005-1156 du 13 septembre 2005, le plan communal de sauvegarde (PCS) a vocation à regrouper l’ensemble des documents de compétence communale contribuant à l’information préventive et à la protection des populations. En raison de nouveaux sinistres majeurs rencontrés depuis la création du dispositif, tels que le séisme survenu en Ardèche en 2019 ou les pluies diluviennes dans la vallée de la Roya en 2020, la loi n° 2021-1520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers et les sapeurs-pompiers professionnels, dite « loi Matras », est venue conforter les plans communaux de sauvegarde. Surtout, elle renforce le dispositif en favorisant le développement des plans intercommunaux de sauvegarde (PICS) destinés à venir en appui des PCS et assurer une coordination et une continuité des compétences à l’échelle de l’intercommunalité. Dispositif essentiel pour permettre aux communes et intercommunalités de faire face à tout type d’événement de sécurité civile affectant la population (inondations, vent, chute de neige, accident de transport de matière dangereuse, etc.), ce document communal ou intercommunal s’inscrit dans le dispositif global de secours à l’échelle du département et a été transféré dans le Code de la sécurité intérieure aux articles L. 731-3 à L. 731-5. Plusieurs décrets d’application de la loi Matras fixent le contenu des PCS et PICS ainsi que les recommandations en matière d’exercices et de mobilisation de la population.

    #plan communal de sauvegarde

Ressources associées