Réservé aux abonnés
L'essentiel par l'éditeur
Les concessions funéraires, issues de réformes du XIXe siècle, offrent un espace privatif aux défunts, répondant à des attentes sociologiques et religieuses. Elles permettent une occupation privative du domaine public et symbolisent un contrat administratif entre le concessionnaire et la commune. Bien que facultatives, elles sont prisées par les Français, mais leur disponibilité dépend de la place dans les cimetières. Les communes doivent aussi envisager des alternatives comme la crémation.
Issues de l’abandon des fosses communes au début du XIXe siècle, au profit des sépultures individuelles provisoires en terrain commun, les concessions funéraires qui se sont alors développées connaissent, depuis quelques décennies, un nouveau déploiement en raison du développement de la crémation.
Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, les progrès de la pensée hygiéniste et le recul du sacré bouleversent les pratiques sépulcrales en France. Point d’orgue d’un vaste mouvement de réformes conduit par les Lumières, l’ordonnance royale du 10 mars 1776 interdit les inhumations dans les églises et prescrit l’exil des cimetières des centres urbains. De nombreuses résistances freinent cependant son application.
Réaffirmées à la période révolutionnaire, ces transformations sont difficil...
Contenu réservé aux abonnés
Si vous êtes abonné, cliquez pour poursuivre la lecture
Il vous reste 82% à découvrir
Poursuivez la lecture
en profitant d'un essai gratuit (offre sans engagement)
Cette fiche est incluse dans l'offre :
Pratique des opérations funéraires
Une plateforme pensée pour les acteurs des trois fonctions publiques : connaissance, expertise, formation et veille au même endroit.
Découvrir notre écosystème →Réponses sourcées, analyse et génération de documents
Fiches et outils propriétaires, textes réglementaires et veille
Droit public et droit privé, quand la situation se complique
Développez les compétences de vos équipes
Diagnostic, financements adaptés et sécurisation de vos projets