Absentéisme : la loi Ciotti est votée

Éducation

La loi relative à la suspension des allocations familiales pour les parents d’enfants absentéistes a été adoptée définitivement par le parlement, après un vote ultime du Sénat le mercredi 15 septembre. Elle vise à systématiser la décision de suspendre les allocations familiales en cas d’absentéisme «» d’un élève.

 

Si ce nouveau texte est conforme à la volonté présidentielle, l’opposition de gauche ainsi que les principaux syndicats enseignants mais aussi la FCPE ne l’entendent pas de cette oreille. En effet, les deux points qui font le plus polémique sont la réduction des avantages sociaux (puisque la part supprimée des allocations familiales agit sur le calcul des ressources pour les minima sociaux) et « l’amendement de la honte » qui demande aux écoles et établissements du second degré de faire un rapport annuel sur leur taux d’absentéisme, renforçant ainsi les démarches « d’évitement » et augmentant, de ce fait, la concurrence entre les établissements.

On reproche à ce texte son inefficacité pure et simple, estimant qu’il ne semble pas à même de lutter contre l’absentéisme.

Par ailleurs, s’est invité dans le débat le sujet de la relégation scolaire : en effet, le groupe communiste a pointé que certains élèves, absentéistes, sont placés dans une logique « d’orientation subie et non choisie », ce qui peut expliquer le fort taux d’absentéisme observé notamment dans les lycées professionnels.

À noter : les allocations familiales seront rétablies, avec effet rétroactif, s’il est constaté une reprise de l’assiduité de l’élève, dans la durée de un mois suivant la prise d’effet de la suspension.

Pour en savoir plus :

Le texte de la proposition de loi visant à lutter contre l’absentéisme scolaire

Posté le par Rédaction Weka

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