Éducation prioritaire : des réseaux ambition réussite au programme « Collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite »

Éducation

Quatre ans après la création des réseaux ambition réussite (RAR) par Gilles de Robien, le ministère de l’Éducation nationale annonce vouloir s’appuyer sur les avancées obtenues pour asseoir le lancement et la généralisation du dispositif « Collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite » (Clair). C’est ce qu’a affirmé le directeur de la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) en introduction du bilan national des RAR mis en ligne en janvier 2011 sur le site du ministère de l’Éducation nationale.

En 2006, le plan de relance de l’éducation prioritaire a vu éclore des réseaux « ambition réussite » (RAR) dans les zones où la difficulté est la plus importante, ainsi que des réseaux « réussite scolaire » (RRS).

À travers un pilotage renforcé, une organisation simplifiée, une formalisation des projets avec le contrat de réseau et enfin le développement de l’ambition scolaire pour tous, il s’agissait pour les écoles et les collèges :

  • d’assurer des parcours scolaires et professionnels de réussite ;
  • de réduire les écarts, en matière de résultats scolaires, entre les élèves concernés par l’éducation prioritaire et ceux qui n’en relèvent pas ;
  • de réfléchir spécifiquement à l’orientation après la classe de 3e.

En 2010, le ministère tire un bilan des RAR réalisé à partir d’une enquête en direction des académies, conduite en mars 2010. Selon lui, le nouveau dispositif Clair doit s’inspirer des résultats encourageants des RAR : « Des tendances fortes se dégagent permettant d’identifier les avancées, les leviers d’action mais aussi les marges de progrès et les points de vigilance. »

À la lecture de ce rapport intitulé Bilan national des réseaux « ambition réussite » que le ministère vient de mettre en ligne, on peut noter les faits suivants :

  • 1 000 enseignants supplémentaires et 3 000 assistants pédagogiques ont été affectés dans les RAR, permettant un taux d’encadrement plus favorable (2 élèves en moins par classe dans les écoles et 4 élèves en moins par division au collège).
  • Les écarts s’aggravent dans la maîtrise des compétences de base en français et en mathématiques en fin de troisième et, du point de vue du taux d’orientation, en seconde générale et technologique (GT) en première générale.


  • Le travail collectif s’améliore « en particulier pour ce qui concerne la prise en charge de la difficulté scolaire, par un diagnostic plus fin, des actions de prévention et des dispositifs plus pertinents ».  De plus, on assiste à un travail plus collaboratif 1er/2nd degrés.
  • Les liens collège/lycée se sont développés mais cela nécessiterait, pour être plus prégnant, des partenariats plus structurés pour « renforcer la dynamique d’ouverture ». 


  • Un co-pilotage effectif du RAR, assuré par le principal et l’inspecteur de l’Éducation nationale (IEN) a permis une véritable dynamique de réseau. Toutefois, il conviendrait de porter des efforts sur une plus grande collaboration entre enseignants des 1er et 2nd degrés,  sur la dimension contractuelle du projet (et son évaluation).
  • Un manque de valorisation pour les enseignants (modalités de bonifications insuffisantes, peu de VAE) est toujours persistant.

Posté le par Rédaction Weka

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