Le ministère dévoile son plan de lutte contre les discriminations et le harcèlement scolaire

Éducation

Lors de l’annonce, en janvier 2011, de la nouvelle grande cause de l’Éducation nationale, à savoir la lutte contre le harcèlement scolaire, il avait été esquissé plusieurs pistes d’actions.

Nous en savons désormais un peu plus sur les mesures qui pourraient entrer en vigueur dès la rentrée prochaine, grâce à des informations recueillies par l’AEF le 10 février.

Un observatoire

La création d’un observatoire traitant de la question du harcèlement à l’école et regroupant des universitaires, des personnes issues d’institutions et de la société civile est confirmée. Elle devrait avoir lieu d’ici fin mars 2011. Cet observatoire serait chargé d’un rapport annuel sur la situation du harcèlement scolaire. S’appuiera-t-il sur les conclusions du rapport de la Dgesco sur les discriminations, resté lettre morte pour l’instant ? Rien n’est moins sûr.

Une enquête

L’enquête nationale de victimation, évoquée en janvier, se précise : elle concernerait la micro-violence et le mal-être des jeunes. Elle serait réalisée à partir d’un panel de 300 collèges et 18 000 élèves, reçus en entretien individuels de 45 minutes. Selon l’AEF, « les résultats doivent permettre la mise en place d’actions ciblées auprès des établissements ».

La formation des enseignants

Sur le thème de la prévention et de la gestion des violences et des discriminations à l’école, l’opération « Tenue de classe » serait mise à contribution, ce qui revient à recycler un dispositif déjà mis en œuvre par le ministère.

Du côté des néo-titulaires ou des futurs enseignants (étudiants en master d’enseignement), des modules spécifiques seraient mis en place, notamment sur la thématique du rapport filles-garçons, module abordé aussi en formation continue. Les axes principaux suivants seraient développés : la posture des enseignants en classe vis-à-vis des élèves, l’apprentissage de la gestion des comportements et le travail collaboratif.

Des référents académiques

Toujours sur la formation, on apprend que « 80 référents académiques ont été formés en octobre par des membres du conseil scientifique des états généraux de la sécurité à l’école, notamment de l’étranger », selon Éric Debarbieux. Il reste à préciser, dans une circulaire à venir, « les missions et l’importance de ces référents académiques ».

Posté le par Rédaction Weka

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