L’école menacée par le communautarisme, selon le Haut conseil à l’intégration

Éducation

Dans un rapport du Haut conseil à l’intégration (HCI) rendu public le 24 octobre 2010, on apprend que l’école a de plus en plus de difficultés à assurer ses missions d’intégration d’enfants d’immigrés, notamment dans les départements où ces populations sont surreprésentées.

Le Haut conseil à l’intégration (HCI) a été institué en décembre 1989 par Michel Rocard. Il a pour mission de « donner son avis et de faire toute proposition utile, à la demande du Premier ministre, sur l’ensemble des questions relatives à l’intégration des résidents étrangers ou d’origine étrangère ». Son nouveau rapport, dont la version définitive doit être remise au Premier ministre en novembre, révèle que l’école peinerait à intégrer les enfants issus de l’immigration en raison de plusieurs facteurs, extérieurs à elle. Par ailleurs, le HCI s’inquiète d’un regain « d’expression du communautarisme, d’une identité religieuse, voire du rejet de la culture et des valeurs de la République française ».

Les solutions qu’il préconise dans ce rapport sont particulièrement sujettes à caution. En effet, le HCI suggère « d’autres modalités de paiement des aides financières [aux familles immigrées] qui orientent plus délibérément les sommes versées vers des services ou des produits éducatifs » mais aussi, entre autres, la suppression des enseignements des langues et cultures d’origine (ELCO), le renforcement de l’apprentissage du langage et de l’instruction civique chez les élèves et les parents. Paradoxalement, le HCI ne remet pas en question l’assouplissement de la sectorisation scolaire alors même qu’elle renforce la ghettoïsation.

Selon le Café pédagogique, ce rapport est « alarmiste, approximatif, qui ne fait en rien avancer la question des difficultés sociales et d’intégration des habitants des poches de pauvreté ».

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