PLF 2012 : la purge budgétaire continue (suite)

Éducation

Le dossier sur le PLF 2012 se poursuit aujourd’hui avec un zoom particulier sur les crédits et leur répartition. Les documents budgétaires ont été présentés en conseil des ministres le 28 septembre 2011. (2/3)

Au total, la mission enseignement scolaire dispose de 62,34 milliards d’euros en autorisations d’engagement et de 62,33 milliards d’euros en crédits de paiement. Du côté des emplois, on peut dénombrer 968 062 équivalents temps plein travaillés (ETPT) dans la catégorie « emplois de l’État » et 4 479 ETPT dans la catégorie « emplois des opérateurs ».

Au sein de la mission enseignement scolaire, les crédits se répartissent ainsi, entre les différents programmes de la mission (en CP) :


  • 18,158 milliards d’euros pour l’enseignement scolaire public du 1er degré ;

  • 29,672 milliards d’euros pour l’enseignement scolaire public du 2nd degré ; 

  • 7,106 milliards d’euros pour l’enseignement privé des 1er et 2nd degrés
;
  • 3,973 milliards d’euros pour la vie de l’élève ;
  • 2,116 milliards d’euros pour le soutien de la politique de l’Éducation nationale ;
  • 1,307 milliard d’euros pour l’enseignement technique agricole.



Un discours officiel qui se veut rassurant

Devant la polémique soulevée par les nouvelles suppressions de postes pour le budget 2012, Luc Chatel tente de se justifier
 : « les orientations budgétaires pour 2012 permettent de poursuivre une politique ambitieuse à l’égard des élèves et des enseignants tout en participant à l’effort de maîtrise des dépenses publiques ». Là est toute la difficulté de communication : envoyer un signal à l’opinion publique sur la bonne « gestion » des dépenses publiques tout en n’affolant pas les parents d’élèves, soucieux des bonnes conditions d’enseignement et donc des taux d’encadrement.

Le ministre de l’Éducation nationale laisse aux recteurs le difficile choix des postes supprimés ; c’est ce qu’on nomme « le dialogue de gestion renouvelé avec les académies ».

A qui profitent… les économies réalisées ?

Comme Nicolas Sarkozy s’y était engagé, dès le début des coupes budgétaires réalisées à l’Éducation nationale, une partie des économies doit aller aux personnels sous la forme de revalorisations. Ainsi 180 millions d’euros sont dégagés pour la mission enseignement scolaire pour « améliorer la situation financière des enseignants dans le cadre du nouveau « pacte de carrière » mis en œuvre depuis la rentrée scolaire 2010 ». Dans le même ordre d’idées, les autres mesures concernant la rénovation de la politique de GRH seront poursuivies à travers la mise en œuvre du droit individuel à la formation (DIF) et le développement de la formation continue.

Les mesures pour les élèves

Les documents budgétaires mettent en avant les priorités suivantes :

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