Contresens économique, climatique et social
« Cette décision est un contresens : elle brise l’élan de rénovation au moment où le mandat municipal s’ouvre, où les canicules ont fermé des écoles, où les prix de l’énergie s’envolent et les investissements se programment », s’est notamment plaint le directeur du programme Action des collectivités territoriales pour l’efficacité énergétique (Actee), Guillaume Perrin.
La fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), via Dominique Ramard, vice-président et maire de Saint-Juvat, et Danièle Mametz, maire de Boëseghem et vice-présidente, demande « de reconsidérer cette décision », dans un communiqué.
Selon eux, le gouvernement a justifié ce choix par la volonté de recentrer les certificats d’économies d’énergie (CEE) sur l’électrification.
2 500 écoles seulement
En juin dernier, en pleine canicule, avait été annoncé un plan pour accompagner 12 500 établissements éducatifs, en priorité des établissements les plus exposés aux fortes chaleurs.
« Prolongé sur le papier jusqu’au 31 décembre 2027 par un arrêté du 8 octobre, le programme est en réalité réduit par le gouvernement à l’adaptation de 2 500 écoles aux fortes chaleurs, contre 12 500 prévues initialement », protestent les élus et le directeur du programme.
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