La CFDT appelle à une revalorisation des minima sociaux

Insertion

La CFDT revendique une revalorisation de tous les minima sociaux en fonction du seuil de pauvreté.

Pour la CFDT, la lutte contre la pauvreté « passe prioritairement par une politique volontariste et coordonnée reposant sur trois piliers ». À savoir :

  • Permettre l’accès à l’emploi pour tous.
  • Offrir à chacun un travail et un salaire décents.
  • Assurer une redistribution efficace par la protection sociale, les aides sociales et la fiscalité.

Si les minima sociaux ne sauraient se substituer à cette politique de lutte contre la pauvreté, estime le syndicat, « ils doivent permettre à leurs bénéficiaires de ne pas tomber dans la grande pauvreté ». Voilà pourquoi, « dans une période où la pauvreté et la grande pauvreté progressent », la CFDT revendique la revalorisation des minima sociaux.

Il existe, en France, sept minima sociaux, « aux revalorisations insuffisantes et aux droits connexes inégaux », rappelle la CFDT. Au menu : allocation aux adultes handicapés (AAH), allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), allocation de solidarité spécifique (ASS), allocation temporaire d’attente (ATA), allocation équivalent retraite (AER), revenu de solidarité active (RSA). Au cours des dernières années, certains de ces minima sociaux « ont évolué trop lentement », juge le syndicat, en citant le RSA et l’ASS. L’objectif affiché par la CFDT n’est pas de les aligner sur les revenus du travail. Néanmoins, « cette moindre évolution a pour effet de baisser le pouvoir d’achat des bénéficiaires et d’accentuer leur risque de glisser de la pauvreté à la grande pauvreté », déplore le syndicat. Par ailleurs, les droits connexes aux minima sociaux — aides à la cantine, au transport, à la garde d’enfants… — diffèrent d’une région à l’autre, d’un département à l’autre, voire d’une commune à l’autre. « Ainsi, selon son lieu d’habitation, le même ménage n’a pas de droits identiques. »

Forte de ce constat, la CFDT formule six revendications :

1/ La revalorisation annuelle de tous les minima sociaux en fonction du seuil de pauvreté, et non plus du Smic.
2/ La revalorisation de l’ASS et du RSA à hauteur de 55 % du seuil de pauvreté (contre 50,6 % aujourd’hui pour le RSA).
3/ L’assouplissement des conditions d’accès au RSA, afin que les jeunes, notamment les plus précaires d’entre eux, y aient plus facilement accès.
4/ L’uniformisation des droits connexes aux minima sociaux en fonction du revenu, et non plus du lieu d’habitation.
5/ Une mesure plus fine et plus réactive de la pauvreté afin d’agir plus efficacement qu’avec 3 années de retard, notamment en période de crise économique.
6/ Une politique de l’emploi plus active en direction des publics les plus fragiles, notamment par :

  • un soutien accru aux acteurs de l’insertion par l’activité économique ;
  • un travail ciblé contre les temps partiels imposés et le développement des contrats courts ;
  • un soutien et une reconnaissance renforcés aux associations de lutte contre la pauvreté et la grande pauvreté.

Posté le par Rédaction Weka

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