Mieux sensibiliser les jeunes à l’importance de la contraception

Jeunesse

Améliorer l’information et l’éducation sexuelle des adolescents, c’est ce que préconise la ministre de la Santé et des Sports en renforçant notamment les campagnes de communication destinées à sensibiliser les jeunes sur l’importance de la contraception.

À l’occasion de la Journée de la femme, la ministre de la Santé et des Sports a annoncé, le 8 mars 2010, une série de mesures en matière de contraception et d’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Son objectif : améliorer la prise en charge des grossesses non désirées. Roselyne Bachelot a, notamment, annoncé la hausse de la rémunération de l’acte d’IVG (revalorisation forfaitaire de 50 %).

La ministre a, en particulier, insisté sur la nécessité d’améliorer l’information et l’éducation sexuelle des adolescents, via la reconduction des campagnes de communication destinées à les sensibiliser sur l’importance de la contraception. Un site internet « Bien choisir sa contraception » sera mis en place dès le mois d’avril.

En effet, les IVG sont nombreuses chez les jeunes filles de moins de 20 ans. On en compte plus de 30 000 par an ! Un groupe de travail, piloté par le ministère de l’Éducation nationale, élabore actuellement des mesures pour améliorer l’éducation sexuelle et l’accès à la contraception pour les mineures scolarisées. Roselyne Bachelot va, aussi, demander aux agences régionales de santé (ARS) de s’assurer que les maisons des adolescents développent ce volet d’information auprès du jeune public, ainsi que des entretiens de planification familiale.

Un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a, par ailleurs, soulevé l’existence de disparités d’accès à la contraception dans des conditions de gratuité et de confidentialité selon les régions, notamment en zone rurale. Les antennes de planification et d’éducation familiales « sont les seules à permettre aux jeunes mineures d’accéder à la contraception dans des conditions de gratuité et de confidentialité, et elles se heurtent aujourd’hui à des difficultés », a rappelé la ministre de la Santé. Aussi, elle a demandé à l’IGAS « une analyse et des propositions pour y remédier ». Pour ce qui est des zones rurales sans antenne, la ministre propose la mise en place d’une organisation s’appuyant sur des médecins généralistes volontaires.
 

Pour en savoir plus :

Le rapport de l’IGAS « Évaluation des politiques de prévention des grossesses non désirées et de prise en charge des interruptions volontaires de grossesse suite à la loi du 4 juillet 2001 » peut être consulté sur le site de la Documentation française.

Posté le par Rédaction Weka

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum