Les associations réclament des réponses dignes pour les mal logés

Logement

Le Collectif des associations unies demande au gouvernement une loi de programmation de logements à vocation très sociale et une véritable politique de prévention des expulsions.

Le Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées a, de nouveau, rencontré, mi-juin, le cabinet de la ministre du Logement pour lui rappeler ses quatre priorités. À savoir :
 

  • Le dégel des aides au logement ;
  • « Des réponses dignes aux personnes hébergées cet hiver, qui, trop souvent, faute de solutions, sont remises à la rue dès que les températures se font plus « douces » » ;
  • Une loi de programmation de logements à vocation très sociale ;
  • Une politique de prévention des expulsions locatives « digne de ce nom ».

À la « grande déception » du Collectif, le ministère ne lui a apporté « aucune réponse concrète et immédiate ». Celui-ci a, par ailleurs, confirmé le gel des allocations logement, perçues par plus de 6 millions de ménages.

Le Collectif « déplore profondément cette décision ». Ses membres vont donc se tourner vers les parlementaires pour « tenter de faire infléchir cette décision incompréhensible et inacceptable pour ceux qui rencontrent des difficultés dans notre pays pour se loger. S’obstiner dans cette voie revient, en effet, à pénaliser l’accès et le maintien dans le logement des ménages modestes et pauvres qui sont déjà confrontés à des niveaux extrêmement élevés de loyers et une flambée des charges ».

Néanmoins, le ministère a confirmé « certains principes déterminants » aux yeux du Collectif : la logique du logement d’abord, la relance de la production de logements très sociaux, la fin de la gestion au thermomètre de l’hébergement et le renforcement de la politique de prévention des expulsions.

Parallèlement, son cabinet a fait savoir que la ministre, Sylvia Pinel, présenterait une feuille de route globale et des déclinaisons opérationnelles à l’ensemble des associations du Collectif, début juillet. « Beaucoup de temps a déjà été perdu. Nous attendons avec de plus en plus d’impatience, mais avec vigilance, l’annonce de mesures concrètes à cette échéance, indique le Collectif des associations unies. Les personnes sans abri et mal logées ne peuvent plus attendre ».

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