Élection présidentielle : l’amertume de l’Unapei

Personnes handicapées

L’Unapei regrette que les candidats à l’élection présidentielle n’aient pas fait l’effort de se rendre accessibles aux personnes handicapées mentales.

Le 6 mai, au moment de choisir le prochain président de la République, « 400 000 citoyens handicapés mentaux iront voter sans que les candidats au second tour se soient rendus accessibles », déplore l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei). « Derniers Français à avoir conquis le droit de vote en 2007 », rappelle l’Union, les personnes handicapées mentales iront donc aux urnes « sans connaître les engagements des deux candidats à leur égard ».

Pourtant, depuis décembre 2011, l’Unapei a interpelé tous les candidats pour qu’ils se rendent accessibles aux personnes handicapées mentales, « en enregistrant une vidéo exposant leurs engagements avec des mots simples, support le plus adapté aux difficultés liées à la déficience intellectuelle ». L’Union attend toujours les vidéos des deux candidats au second tour ! « Le 6 mai, ce sont donc 400 000 citoyens handicapés mentaux qui iront voter avec amertume, sans connaître l’engagement du futur président de la République à leur égard », répète l’association.

« Être citoyen, c’est être reconnu comme membre à part entière de la société. C’est pouvoir prendre part à la vie collective en accédant aux mêmes droits et en exerçant les mêmes devoirs que les autres. La conquête du droit de vote des personnes handicapées mentales sous tutelle a été le résultat d’un long combat. Si elles ne peuvent pas l’exercer en toute connaissance de cause, c’est le leur confisquer », martèle l’Unapei.

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