Handicap : les associations contestent le projet de réforme de l’allocation aux adultes handicapés (AAH)

Personnes handicapées

Le gouvernement a annoncé la mise en œuvre de la réforme de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) au 1er juin. Les associations dénoncent tant le calendrier que les règles de cumul entre l’allocation et les revenus du travail, qui devraient voir la moitié des personnes handicapées concernées perdre en moyenne 30 euros.

Un projet de décret vise à réformer l’allocation aux adultes handicapés (AAH) sur deux points. À savoir : la création d’une déclaration trimestrielle de ressources (DTR) permettant de déterminer le montant de l’AAH et le cumul avec les revenus du travail. Tous deux sont vivement critiqués par les associations du champ du handicap.

Malgré les affirmations du gouvernement, trois associations – APF, CNPSAA et Fnath – estiment que cette réforme n’est pas applicable à compter du 1er juin, date d’entrée en vigueur prévue. D’une part, les CAF ne seront pas en mesure d’absorber, sur le terrain, un tel afflux de déclaration chaque trimestre, affirment-elles. D’autre part, « les personnes handicapées qui font déjà face à d’innombrables demandes de justificatifs n’auront pas le temps d’être suffisamment informées de cette nouvelle procédure. Il est donc vraisemblable que beaucoup d’entre elles ne vont donc pas renvoyer cette DTR, ce qui n’est pas sans conséquence pour elles », s’inquiètent les trois associations.

Le deuxième axe de la réforme consiste à faciliter le cumul entre l’AAH et les revenus du travail. Si l’APF (Association des paralysés de France), le CNPSAA (Comité national pour la promotion sociale des aveugles et amblyopes) et la Fnath (Association des accidentés de la vie) expliquent partager l’objectif de simplification, « elles ne peuvent accepter que cette réforme conduise à diminuer le montant perçu par 50 % des personnes concernées par la réforme ». En effet, selon des projections réalisées par l’administration, 40 000 personnes devraient perdre en moyenne 30 euros. « Un montant qui peut paraître dérisoire, mais qui est loin de l’être pour les bénéficiaires de l’AAH, déjà soumis aux franchises médicales. Ils ne verront donc pas la couleur de la revalorisation du montant de l’AAH ! » qui est effective depuis le 1er avril 2010.

Posté le par Rédaction Weka

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