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Pascale Bourrat-Housni

Pascale Bourrat-Housni

Sous-directrice Territoire, Société, Savoirs au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche

« J'ai envie de contribuer à faire changer la société vers plus de justice et de respect. »

Quelles sont vos fonctions actuelles ?

Pascale Bourrat-Housni : Je suis Sous-directrice Territoire, Société, Savoirs au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche depuis début avril 2021. Après avoir occupé le poste de directrice générale adjointe à la Région Île-de-France, j'ai fait une mobilité à la Cour des comptes, puis ai été Directrice adjointe de l'action sociale, de l'enfance et de la santé à la ville de Paris.

Si vous deviez décrire votre métier actuel en 3 mots, quels seraient-ils ?

Pascale Bourrat-Housni : Mouton à cinq pattes : faire le lien entre deux grandes directions générales, passer du réseau des bibliothèques universitaires au programme des investissements d'avenir, à la rédaction de décrets, et à la mise en place de plans d'actions pour l'égalité femmes/hommes.

Quelles sont les qualités essentielles inhérentes à vos fonctions ?

Pascale Bourrat-Housni : Rendre simples des sujets complexes. Entretenir un esprit d'équipe positif.

Qu’est-ce qui vous fait lever chaque matin ?

Pascale Bourrat-Housni : J'ai envie de contribuer à faire changer la société vers plus de justice et de respect. Par exemple, que les étudiantes et les étudiants puissent réaliser leur parcours universitaire en sachant déjouer les rapports de pouvoir. Actuellement, le sujet le plus aigu est celui de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Quel est le projet qui vous a le plus marquée et dont vous êtes la plus fière ?

Pascale Bourrat-Housni : J'ai participé au jury d'architecture pour le bâtiment commun entre l'école normale supérieure et l'école d'économie de Paris, en même temps que Monique Canto-Sperber, alors directrice de l'ENS. Le bâtiment est situé à l'angle entre le boulevard Jourdan et la rue de la Tombe Issoire. J'ai ensuite assuré sa maîtrise d'ouvrage au travers de l'équipe d'ingénieurs et d'architectes de la région Île-de-France. Rapprocher ces deux institutions dans ce bâtiment, qui ressemble aux premières esquisses de son architecte M. Van de Wyngaert, me fait très plaisir, d'autant que cela a contribué à la notoriété internationale des économistes français.

Avez-vous un rêve que vous souhaiteriez concrétiser ?

Pascale Bourrat-Housni : Je suis en train de le réaliser ; je voulais travailler à nouveau dans le secteur qui permet à la fois l'accroissement et la transmission des connaissances : l'enseignement supérieur et la recherche. Je remercie Sébastien Chevalier, chef du service de la coordination des stratégies de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Anne-Sophie Barthez, DGESIP, Nicolas Chaillet, DGRI par intérim et Bérénice Dély de la Mission pour l'encadrement supérieur du ministère, de m'avoir recrutée.

Quelles sont les rencontres qui vous ont le plus marquée dans votre carrière ?

Pascale Bourrat-Housni : Trois personnes, notamment, m'ont beaucoup aidée dans ma carrière : Patrick Jouin, Jean-Michel Thornary et Suzanne Bella Srodogora. Ils m'ont accompagnée et conseillée. Une mention particulière pour Suzanne, à qui j'ai succédé sur deux postes à la région Île-de-France et qui m'a montré qu'on pouvait être une femme dirigeante chaleureuse et proche de ses équipes. Et pour tout notre parcours depuis l'INET, je remercie en particulier Sandrine Jarry de m'avoir fait passer l'annonce du poste au JO et de m'avoir soutenue pendant tout ce process de recrutement.

Quelle est votre citation préférée et pourquoi ?

Pascale Bourrat-Housni : "Je m'en allais les poings dans mes poches crevées, mon paletot aussi devenait idéal ; j'allais sous le ciel Muse ! et j'étais ton féal". Ces vers me sont revenus en tête aujourd'hui. J'aime la liberté dont ils témoignent, ainsi que la détermination et l'élan du poète1 sous la voûte étoilée.

Quels sont les deux changements les plus importants qui ont impacté votre carrière ?

Pascale Bourrat-Housni : La crise sanitaire a entraîné une autre manière de travailler par la voie du numérique. Une transformation vraiment importante qui a mis en évidence, par contraste, l'importance des métiers de la logistique dans les collectivités. Heureusement que les équipes de la direction de l'action sociale de l'enfance et de la santé de la ville de Paris ont continué à travailler en présentiel, pendant le premier confinement, pour assurer la distribution de masques aux établissements médico-sociaux.

Les élections sont toujours des occasions de changements importants dans les carrières.

1. Arthur Rimbaud  

Propos recueillis par Hugues Perinel

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