Baptiste Vassor

Baptiste Vassor

Baptiste Vassor

Expert achat public pour une centrale d'achat public - intervenant dans le master 2 Droit de l’immobilier public de l’université Paris-Saclay

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Expert achats publics

Juriste en droit public de formation (master 2 droit de l’urbanisme et master 2 droit de l’immobilier public), Baptiste Vassor a exercé les fonctions de gestionnaire de marchés publics en Office Public de l’Habitat (OPH), juriste marchés publics à l’Ugap puis a occupé le poste d’expert technique innovation dans la même centrale d’achat. Depuis 2022, il est expert achat auprès de la direction achats véhicules de l’Ugap.

En parallèle, il est intervenant dans le master 2 Droit de l’immobilier public de l’université Paris Saclay (UVSQ) sur la « mutualisation des achats » et « la compliance dans les marchés publics » et intervient ponctuellement pour l’Association Pour l’Achat du Service Public (APASP). Il est également secrétaire de l’association Breizh SBA (Stratégie du bon achat).

En outre, il est titulaire du certificat « Compliance anti-corruption, vigilance & protection des données personnelles » de l’Université Paris-Dauphine-PSL.

Enfin, il collabore à la rédaction des guides Optimiser vos achats publics et Pratique de l’achat durable des éditions WEKA et rédige régulièrement des articles relatifs à la commande publique, la RSE et la compliance pour ce même éditeur.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Intégrer des enjeux de développement durable dans un marché public de prestations d’hébergement

    L’achat de prestations d’hébergement recouvre de multiples enjeux, tout à la fois liés : au site (situation géographique, moyens de transport) ; au bâtiment (gestion écologique, qualité de l’air intérieur, accessibilité aux personnes en situation de handicap) ; aux prestations proposées (alimentation saine et écologique, conditions de travail satisfaisantes, achat et utilisation de produits écologiques par le prestataire, etc.). La typologie des sites d’hébergement sélectionnés varie fortement : hôtels, campings mais aussi gîtes ou encore auberges de jeunesse. Si beaucoup d’enjeux sont communs, des adaptations à chaque catégorie doivent être envisagées. Dans certains cas, l’acheteur public souhaitera s’adresser à une agence en charge de proposer un catalogue de prestations d’hébergement. Il faudra alors juger de la capacité de l’agence à intégrer l’ensemble des critères d’achats durables liés aux prestations d’hébergement. Les publics peuvent être variés. De ce fait, les attentes et, éventuellement, les messages que la collectivité ou l’administration publique souhaite faire passer peuvent être différents. Il peut s’agir : de public scolaire (classe verte, de neige ou colonie de vacances) pour lequel une auberge de jeunesse, un gîte écologique va avoir un rôle de sensibilisation fort sur les questions de développement durable ; d’agents publics en déplacement professionnel : les aspects écologiques seront gérés sans sacrifier le confort ; de sélectionner un site pour tenir des séminaires avec la volonté de sensibiliser ou non les convives au développement durable.

    #achat durable #marché de services
  • Fiche pratique

    Intégrer des enjeux de développement durable dans un marché public d’organisation d’événements et colloques

    L'organisation d'un événement est un moment idéal pour sensibiliser au développement durable et partager de bonnes pratiques. Plusieurs éléments doivent être pris en compte : la qualité environnementale de l’événement (lieu et prestations fournies) ; la qualité sociale de l’organisation (accès sans discrimination et emploi de personnes éloignées du marché du travail) ; le message et la mise en scène de l’événement en cohérence avec l’idée de développement durable (sensibilisation des visiteurs/spectateurs/exposants). Dans cette optique, l’attention de l’acheteur se portera sur ces différents éléments : organisation, conception d'événements et de manifestations (bonnes orientations dès le départ) ; gestion des sites (énergies, eau, transports) ; accueil et service (diversité du personnel, insertion) ; offres de transport et d’hébergement (solutions écologiques) ; traiteur et/ou location de vaisselle et de mobilier (impact sanitaire et environnemental des aliments et des consommables, insertion, clauses sociales) ; décoration et réalisation de stands (éco-conception) ; éclairage et sonorisation (énergies) ; matériel de projection, audiovisuel ou informatique (consommation électrique) ; édition documentaire des invitations ou de la signalétique ; objets promotionnels et cadeaux (provenance, conditions de fabrication, durée de vie et utilité). En plus de ces éléments, l’acheteur devra, dans la mesure où il reçoit le public, veiller à respecter la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et prévoir dans la conception de l’événement une accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

    #achat durable #marché de services
  • Fiche pratique

    Intégrer des enjeux de développement durable dans un marché public d’objets promotionnels

    « Objets promotionnels » et « développement durable » : y a-t-il une contradiction entre ces deux expressions ? La première nous rappelle bien souvent la notion de « gadget », peu résistant, fabriqué sans garantie des conditions de travail, pour un prix minime… En somme, l’inverse de ce que l’on peut prôner pour des achats responsables. Et pourtant, les collectivités/administrations utilisent ce moyen de communication pour créer un lien physique avec la communauté. Certains objets peuvent même être les supports d’une sensibilisation au développement durable. Les types d’objets concernés sont très nombreux. Les sociétés de communication par l’objet rivalisent d’originalité : textiles personnalisables ; stylos, crayons (voir la fiche relative au matériel d’écriture) ; porte-clés, clés USB, tapis de souris estampillés au nom de la collectivité ; agendas ; porte-documents, sacs ; vaisselle sérigraphiée. Ce type de produits présente pourtant de forts enjeux : aspects sanitaires (composition, vernis, encres et peintures) ; qualité environnementale sur le cycle de vie (matériaux, recyclage, emballage, durée de vie) ; conditions sociales de production (pays à bas coût), sur ce sujet, l’acheteur pourra se référer, pour plus d’informations, au travail du collectif de l’éthique sur l’étiquette (www.ethique-sur-etiquette.org/) ; message transmis par l’objet en termes de développement durable (l’utilisation de labels reconnus permet, par exemple, de mettre en valeur la démarche).

    #communication externe #achat durable
  • Fiche pratique

    Définir le besoin et les contraintes à prendre en compte lors d’une négociation d’achat

    La réussite d’une négociation est très dépendante de son contexte et de la qualité de sa préparation. L’acheteur doit, en effet, s’il souhaite aboutir, effectuer, en amont de l’ouverture des discussions, un travail important. Il lui faut, notamment à ce titre, veiller à bien définir le besoin à satisfaire et recenser les contraintes internes et externes qui pèsent sur la négociation dans un timing qui permet de tenir le calendrier opérationnel (renouvellement d’un marché, « commandes » politiques…).

    #définition des besoins
  • Fiche pratique

    Intégrer dans un marché public de colles et correcteurs des enjeux de développement durable

    Les enjeux de développement durable liés à l’achat de colles et correcteurs dans un marché de fournitures de bureau concernent la composition du corps des matériaux, leur emballage, la formulation des produits (substances chimiques comme les composés organiques volatils présentant une toxicité aiguë et une toxicité à plus long terme). Afin de remédier à ces aspects problématiques, l’acheteur pourra : préférer les colles à base d’eau et les références dont le corps est constitué de matière recyclée, renouvelable ou biodégradable, en évitant le PVC et en privilégiant le polyéthylène (PE) ou polypropylène (PP) ; préférer des colles répondant aux exigences de l’écolabel NF environnement ; éviter les références contenant des solvants, des éthers de glycol, du toluène, du xylène, du benzène. Ces aspects sont particulièrement problématiques dans la mesure où une partie de ces fournitures est destinée aux scolaires dont les organismes sont particulièrement sensibles à ce type de substances.

    #achat durable #marché de fournitures
  • Fiche pratique

    Intégrer dans un marché public de travaux des enjeux de développement durable

    Les marchés de travaux représentent à eux seuls près de la moitié des marchés passés en France, en nombre et en budget, pour les collectivités locales (environ le tiers pour l’ensemble des marchés publics, source : OECP 2018). Ce poids est déterminant dans la structuration potentielle des filières des produits et matériaux accessibles pour les acteurs publics et, à terme, pour les particuliers. Le rôle de levier des achats publics est sans doute encore plus évident pour ce secteur des travaux, non seulement dans cette structuration de filières, mais également dans l’affichage visible par tous d’achats durables dans des bâtiments, par définition ouverts au public, qui peut approcher la réalité de leur mise en œuvre et se convaincre de leur intérêt dans leurs projets individuels. En France, le secteur du bâtiment est aussi celui qui consomme le plus d’énergie parmi tous les secteurs économiques : 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole. Cela représente 44 % de l’énergie finale totale et 1,1 tonne d’équivalent pétrole consommée annuellement par chacun d’entre nous. Au total, le bâtiment produit ainsi chaque année plus de 123 millions de tonnes de dioxyde de carbone, gaz à effet de serre (GES), soit près du quart des émissions nationales à lui seul (source : MTES). Les bâtiments tertiaires publics totalisent 350 millions de mètres carrés en France d’après les dernières estimations (source : Association des maires de France). Les dernières études sur les travaux publics et leur consommation commencent à dater, mais en 2010, pour une surface de 250 millions de mètres carrés en France, les bâtiments tertiaires publics représentaient 8 % de la surface totale construite, soit 10 % des consommations et des émissions de GES sur le territoire. Les déchets du BTP atteignent aujourd’hui 227,5 millions de tonnes, soit près de 3/4 des déchets totaux produits en France.

    #achat durable #marché de travaux

Ressources associées