Claire Britten

Claire Britten

Ancienne directrice de l’éducation

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Administratrice territoriale, Claire Britten, aujourd’hui à la retraite, a travaillé au sein des services à la population, et en particulier des services culturels, sportifs et scolaires, dans des communes du sud de la France.

Elle a été directrice de l’éducation dans deux départements (Seine-Saint-Denis et Bouches-du-Rhône).

Retraitée active, elle dispense des cours dans le domaine de la culture territoriale, cours dans lesquels elle s’attache à transmettre ses valeurs du service public.

Elle est également impliquée dans des réseaux associatifs œuvrant dans les domaines de l’éducation, de l’éducation populaire, de la recherche, de l’histoire et de l’immigration.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    L’implication du service scolaire dans la réalisation du 1 % artistique dans les écoles neuves ou rénovées

    Créé en 1951 en France, le 1 % artistique (appelé aussi 1 % culturel ou 1 % décoratif) est une mesure qui associe la création d’œuvres à la réalisation architecturale publique en réservant 1 % du montant des travaux à la commande d’œuvres d’art contemporaines. Avec plus de 12 300 œuvres réalisées en 60 ans, cette mesure a permis d’offrir une collection d’art à ciel ouvert, accessible à tous sur tout le territoire français, de Matisse à Picasso, de Boltanski à Othoniel… Les collectivités doivent consacrer 1 % du budget prévu pour tous travaux de construction, de réhabilitation ou d’extension d’un bâtiment public ayant vocation à accueillir du public, à l’intégration d’une œuvre d’art conçue, spécifiquement pour ce lieu, par un artiste vivant. Le service scolaire doit s’impliquer dans ce dispositif en s’associant à l’élaboration du cahier des charges en lien avec ses responsabilités (accessibilité, sécurité, partenariat et information de la communauté éducative, maintenance de l’œuvre), et surtout en lien avec les thèmes du projet éducatif local. C’est aussi une occasion de permettre la rencontre entre les élèves, les familles et les enseignants avec l’art contemporain et les créateurs. La présente fiche s’attachera à donner les informations utiles à l’implication des services scolaires.

    #gestion des locaux scolaires #financement
  • Fiche pratique

    Comment accueillir des stagiaires au sein des services municipaux de l’éducation ?

    Les services de l’éducation des communes sont énormément sollicités pour accueillir des stagiaires émanant d’écoles ou d’organismes de formation les plus divers. Effectuer un stage (ou une période de formation en milieu professionnel [PFMP]), même court, dans un service de l’éducation est particulièrement décisif pour l’intéressé quel que soit son niveau d’études : d’une part, cela permet la découverte d’un service public important, correspondant à une compétence obligatoire de la collectivité ; d’autre part, c’est l’occasion de découvrir « l’envers du décor » et de mesurer le rôle décisif des villes en matière d’éducation. En effet, les collectivités territoriales contribuent à hauteur de 24,6 % aux dépenses de l’éducation, un chiffre en hausse de 9,3 points depuis 1980 (source : Insee, édition 2021 de l’étude France, portrait social, volet Dépenses d’éducation). Pour les services de l’éducation, l’accueil de stagiaires permet, en fonction de leur niveau d’études et de la durée des stages, de faire réaliser par ceux-ci des tâches administratives plus ou moins complexes, mais aussi d’être la source de rapports de stage dont la lecture est précieuse. Dans le même esprit, les services de l’éducation auront à cœur de s’impliquer dans le dispositif du service civique, car ils peuvent offrir à des jeunes des missions valorisantes d’accompagnement éducatif, d’information des familles ou de sensibilisation dans le domaine de l’environnement par exemple.

    #stagiaire #management
  • Fiche pratique

    Impulser une dynamique de formation des agents au sein de la direction de l’éducation

    Face aux enjeux des questions liées à l’éducation, et face à la demande des familles et des professionnels de l’Éducation nationale, les agents des services scolaires doivent faire preuve d’un professionnalisme de plus en plus exigeant. La loi du 19 février 2007 complète les dispositions prévues par le législateur en 1984. Les décrets d’application de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique apportent des éléments de réponse aux attentes des directions de l’éducation soucieuses d’offrir un service de qualité parce qu’elle rend certaines formations obligatoires, qu’elle replace les agents de catégorie C au cœur du dispositif, qu’elle s’applique en direction des agents autant titulaires que non titulaires et qu’elle intègre des outils ayant fait leur preuve par ailleurs, tels la validation des acquis de l’expérience ou le bilan de compétences. Cette loi de 2007 comporte également un volet spécifique relatif à des actions de formation contre l’illettrisme qui concerne une personne sur dix en France qui n’arrive pas à communiquer par écrit, soit 9 % de la population adulte âgée de 18 à 65 ans qui est en situation d’illettrisme (source : Agence nationale de lutte contre l’illettrisme). D’autre part, les directions de l’éducation se trouvent confrontées à de nouveaux enjeux liés à la période du confinement qui a eu des effets durables sur certains agents (tels que Covid longs, découragement, repli sur soi) et liés aux problématiques de société qui émergent et irriguent notre quotidien (égalité filles/garçons, urgence climatique, laïcité, etc.). Les restrictions budgétaires, l'augmentation généralisée de la charge de travail du personnel et les contraintes liées à la continuité du service pendant la pandémie ont souvent fait passer au second plan les questions de formation. Pourtant la loi du 19 février 2007, inscrite dans le Code de l'éducation, n'a jamais été abrogée. Elle reste un point d'appui pour insuffler une dynamique apprenante au sein du service éducation, que ses agents soient affectés directement dans les écoles, les accueils ou à des missions administratives.

    #management
  • Fiche pratique

    Comprendre le rôle des élus communaux au sein des établissements publics locaux d’enseignement

    Les établissements d’enseignement secondaire ont été transférés en 1983 de l’État aux régions (pour les lycées) et aux départements (pour les collèges). En tant qu’établissements publics locaux d’enseignement (EPLE), leur régime est encadré par le décret n° 85-924 du 30 août 1985 (codifié dans les articles L. 421‑1 et suivants du Code de l’éducation). Afin d’épauler l’élu et de mener des partenariats avec les collèges et lycées de son territoire, le directeur de l’éducation doit connaître les spécificités de ces établissements. Un EPLE a un statut d’établissement public à caractère administratif (EPA), ce qui lui confère une personnalité juridique. De plus, placé sous la responsabilité d’un chef d’établissement (un principal dans les collèges et un proviseur dans les lycées) et géré par un conseil d’administration, il jouit d’une certaine autonomie administrative, financière et pédagogique. Le conseil d’administration est composé de 30 membres (24 dans les collèges de moins de 600 élèves), répartis comme suit : un tiers de représentants du personnel de l’établissement, un tiers de représentants des parents d’élèves et des élèves, un tiers de représentants des collectivités territoriales, de l’administration de l’établissement et de personnalités qualifiées. Il règle, par ses délibérations, les affaires de l’établissement et fixe notamment le projet d’établissement, les règles d’organisation et le budget. La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République a augmenté le nombre des élus siégeant au sein des conseils d’administration des EPLE et prend en compte la réalité d’établissements scolaires gérés de façon intercommunale. La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 acte également la possibilité pour un membre de l’administration locale d’être membre du conseil d’administration : « Lorsque les représentants d’une même collectivité territoriale sont au nombre de deux, l’un d’entre eux peut ne pas être membre de l’assemblée délibérante. »

    #établissement scolaire #élu
  • Fiche pratique

    Professionnaliser les Atsem

    Les Atsem sont soumis à une double hiérarchie, celle de leur employeur, la mairie, et celle de l’enseignant ; ils sont donc soumis à de doubles attentes, complémentaires ou contradictoires. Ils sont aussi, par leur situation professionnelle, le « représentant de la mairie » vis-à-vis des familles et des enseignants. La refondation de l’école, en demandant la cohérence du projet des activités périscolaires avec le projet d’école, en fait les agents de liaison de la continuité éducative de l’école maternelle lorsque celles-ci ont dans leurs missions les nouvelles activités périscolaires (NAP). Afin de leur permettre d’assurer au mieux leurs missions difficiles, il est indispensable de prévenir leur usure professionnelle : usure physique, mais aussi usure psychique, découragement, agressivité vis-à-vis des enfants, des enseignants, des familles ou de leur employeur. La formation professionnelle, assortie de conférences ou rencontres thématiques, peut être un levier pour permettre à ces agents de toujours assurer un service public de qualité.

    #atsem #formation
  • Fiche pratique

    Connaître les acteurs du territoire : les centres d’information et d’orientation (CIO)

    Les premiers CIO ont été créés après la Première Guerre mondiale. On en compte aujourd’hui 582 sur l’ensemble du territoire (nombre en baisse suite à des fermetures et fusions de centres), chacun exerçant sa compétence sur un périmètre territorial défini par l’Éducation nationale. Partenaires du projet éducatif local lorsqu’il existe, les CIO sont des services publics gratuits, accessibles à tous. Ils disposent d’un accueil pour les personnes souhaitant bénéficier d’un conseil d’orientation scolaire ou professionnel, faire valoir des acquis de leur expérience (VAE)… Leurs missions consistent également à effectuer un travail d’information auprès des classes ou à réaliser des entretiens individuels avec les élèves. De plus en plus, ils s’investissent pour sensibiliser les enseignants, en particulier les professeurs principaux des classes de 4e et 3e, aux questions d’orientation. Les CIO relèvent d’une gestion « d’État », « départementale » ou « municipale », et fonctionnent avec des personnels dont le statut relève de l’Éducation nationale. Ils dépendent financièrement de l’État ou des collectivités territoriales.

    #élève #orientation

Ressources associées