Claire Britten
Ancienne directrice de l’éducation
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Administratrice territoriale, Claire Britten, aujourd’hui à la retraite, a travaillé au sein des services à la population, et en particulier des services culturels, sportifs et scolaires, dans des communes du sud de la France.
Elle a été directrice de l’éducation dans deux départements (Seine-Saint-Denis et Bouches-du-Rhône).
Retraitée active, elle dispense des cours dans le domaine de la culture territoriale, cours dans lesquels elle s’attache à transmettre ses valeurs du service public.
Elle est également impliquée dans des réseaux associatifs œuvrant dans les domaines de l’éducation, de l’éducation populaire, de la recherche, de l’histoire et de l’immigration.
Publications récentes
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Fiche pratique
Informer les familles à propos des différentes aides attribuées aux collégiens et aux lycéens
De nombreux chercheurs ont travaillé sur la question fondamentale des rapports entre l’école et les familles (voir la bibliographie sur le site du Casnav-Carep de Nancy-Metz). Le décalage mis en exergue s’accroît dans l’enseignement secondaire en raison de la complexité du système éducatif. Un rapport de la Mission d’information sur les relations entre l’école et les parents (Assemblée nationale) évoque « un rapport abîmé avec les milieux populaires », souligne que la « double précarité », sociale et éducative, des familles peut conduire certains parents « isolés » sur le plan linguistique ou par leurs fréquents changements de domicile à ne pas demander à bénéficier, pour leurs enfants, des bourses nationales d’études destinées aux élèves défavorisés. La circulaire n° 2015-149 du 31 août 2015 « Politique d’aide sociale des établissements scolaires » rappelle que : « Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee sur la pauvreté des enfants en France, 2,7 millions d’enfants, soit 19,6 % de la population des moins de 18 ans, vivent dans une famille dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté, c’est-à-dire à 964 € par mois. Cela revient à dire qu'un enfant sur cinq est pauvre, ou encore que dans une classe de 30 élèves, 6 élèves en moyenne vivent en situation de pauvreté. […] C'est une politique globale, mobilisant tous les agents du ministère et ses partenaires, qui est nécessaire pour faire réussir tous les élèves et combattre les inégalités au sein du système éducatif. » En raison de sa proximité avec les familles, la commune est la mieux placée pour les renseigner sur toutes les questions « pratiques » relevant de la scolarisation de leurs enfants. L’écart entre l’enseignement élémentaire et le collège est difficile pour les enfants, mais aussi pour les familles : existe-t-il des aides pour la scolarité en collège ? Combien coûte l’inscription au sport scolaire ? Mon enfant pourra-t-il continuer à bénéficier de la restauration scolaire (tarifs, aides, modalités) ? Les modalités de demandes de bourses sont aujourd’hui dématérialisées. Il convient donc, pour les directions de l’éducation, d’être particulièrement attentives aux familles dépourvues d’ordinateur, de connexion Internet ou de compétences pour remplir ces documents, ou bien vivant dans des conditions précaires.
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Fiche pratique
Organiser les transports scolaires
À partir du 1er septembre 2017, les régions seront compétentes en lieu et place des départements s’agissant des transports scolaires (à l’exception toutefois des services de transport spécial des élèves handicapés vers les établissements scolaires qui demeureront à la charge du département au titre de leur compétence générale en matière de handicap et de protection sociale). Selon les nouvelles dispositions législatives, une concertation est nécessaire entre les conseils départementaux de l’Éducation nationale et l’État afin d’harmoniser les dessertes territoriales. Les conventions approuvées entre les régions et les entreprises de transport dans ce but ne devraient pas contredire celles existantes pour les départements. Par ailleurs, comme les départements auparavant, les régions peuvent déléguer cette compétence par convention à une autre collectivité territoriale, à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, à un établissement d’enseignement ou à une association de parents d’élèves et des associations familiales (uniquement pour le transport scolaire) qui sont des autorités organisatrices de second rang.
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Fiche pratique
Connaître les modes d’intervention des élèves et des parents dans la gestion des établissements publics locaux d’enseignement (collèges et lycées)
Le dynamisme d’une commune tient à l’engagement des citoyens dans la vie locale. Or, les collèges et les lycées sont gérés par des instances auxquelles sont associés les élèves et leurs parents ; en outre, les élus communaux participent à certaines d’entre elles. Il est important pour une commune de savoir quels sont les citoyens qui s’engagent dans le domaine éducatif, de les informer, voire de les soutenir. Afin de favoriser cette relation, le directeur de l’éducation doit connaître cet environnement, notamment s’il prépare les dossiers de l’élu pour les conseils d’administration de ces établissements. Le directeur de l’éducation doit également informer ces collègues du service jeunesse des évolutions en matière de participation des collégiens et lycéens.
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Fiche pratique
Impliquer les directions de l’éducation dans l’appropriation des nouvelles ressources numériques culturelles
Dans la stratégie pour le numérique à l’école, Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement Ayrault, avait indiqué sa volonté d’œuvrer en matière de contenus numériques au service des communautés éducatives. Au sein de l’offre de ressources partagées, proposée dès la rentrée 2013, figurent des ressources culturelles issues d’un travail commun entre le ministère de l’Éducation et celui de la Culture. Ces outils sont conçus pour s’inscrire « dans le cadre de l’école prolongée », et pour figurer en bonne place au sein des espaces numériques de travail (ENT).
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Fiche pratique
Équiper et aménager les bibliothèques-centres de documentation des écoles
Les BCD sont au cœur de la refondation de l’école. Elles sont citées à deux reprises : Mieux penser les espaces pédagogiques et éducatifs : prêter une attention particulière à l’équipement et à l’aménagement des salles ainsi qu’aux bibliothèques des écoles et aux centres de documentation et d’information des établissements, qui sont des lieux privilégiés où l’élève peut faire l’apprentissage du plaisir d’apprendre et de l’autonomie et qui doivent être ouverts toute la journée. Ouvrir l’école sur l’extérieur : au cœur de la cité, elle doit être un service public au service du public. Les moyens mis en place par les collectivités (salles de réunion, équipements informatiques, centres documentaires, équipements sportifs) doivent pouvoir bénéficier au plus grand nombre. Née en 1984 d’une initiative conjointe des ministères de l’Éducation nationale et de la Culture, la bibliothèque-centre de documentation (BCD) vise à : améliorer le fonctionnement et l’efficacité des écoles ; développer la maîtrise de la langue ; assurer la promotion du livre. Les BCD ont connu des évolutions diverses mais, comme le précise Jean Foucambert, chercheur et fondateur de l’Association française pour la lecture, elles représentent un enjeu dans la vie non seulement de l’école, mais aussi de la cité. La BCD se doit d’être un lieu accueillant et de permettre une valorisation des ressources. L’aménagement de cet espace doit allier confort, esthétique et fonctionnalité grâce à un mobilier adapté aux « publics » qui vont la fréquenter, surtout s’il est prévu son ouverture vers l’extérieur (parents, quartier, etc.). Le projet pédagogique et éducatif va donc conditionner son positionnement, sa surface et son équipement et, éventuellement, une mutualisation avec la salle TICE. La circulaire de rentrée de l’année 2011, dans son annexe 7 – Encourager la dynamique pédagogique et l’innovation, préconisait, « dans le cadre d’expérimentations, les établissements peuvent réfléchir à la mise en œuvre de ʺcentres de connaissances et de cultureʺ (3C) privilégiant à la fois le numérique et le livre, dans une approche où la maîtrise de la langue est un appui indispensable aux autres apprentissages ».
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Fiche pratique
S’investir dans l’accueil des collégiens exclus
La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 reprécise le rôle des collectivités territoriales en qualité de partenaires de l’école ; elle élargit ce rôle bien au-delà des compétences obligatoires. Sans attendre cette loi, des communes se sont impliquées dans l’accueil des collégiens exclus, en mettant à disposition des locaux ou des services, ou en s’impliquant de façon plus volontariste dans des dispositifs innovants.
