Claire Britten

Claire Britten

Ancienne directrice de l’éducation

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Administratrice territoriale, Claire Britten, aujourd’hui à la retraite, a travaillé au sein des services à la population, et en particulier des services culturels, sportifs et scolaires, dans des communes du sud de la France.

Elle a été directrice de l’éducation dans deux départements (Seine-Saint-Denis et Bouches-du-Rhône).

Retraitée active, elle dispense des cours dans le domaine de la culture territoriale, cours dans lesquels elle s’attache à transmettre ses valeurs du service public.

Elle est également impliquée dans des réseaux associatifs œuvrant dans les domaines de l’éducation, de l’éducation populaire, de la recherche, de l’histoire et de l’immigration.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    L’engagement du service scolaire face à la décision des élus de recourir au partenariat public-privé (marché de partenariat)

    Bien que la décision d’avoir recours à un partenariat public-privé pour la construction, la reconstruction ou la réhabilitation d’un équipement scolaire ne soit pas du ressort du service scolaire, il est important pour celui-ci de bien comprendre les mécanismes de ce dispositif, et d’identifier les points de vigilance, concernant tant le bâti et sa maintenance, que son fonctionnement dans les années à venir.

    #bâtiment et équipement publics #marché de partenariat
  • Fiche pratique

    Connaître et accompagner les écoles de la 2e chance

    Les écoles de la 2e chance (E2C) permettent à des jeunes motivés, sans diplôme ni qualification professionnelle, d’intégrer une école dédiée à la construction de leur projet d’insertion sociale et professionnelle. Elles s’adressent à des jeunes de 18 à 25 ans qui n’ont aucun diplôme, ni aucune qualification, qui sont sortis du système scolaire et qui sont en recherche d’emploi ou de formation. Il s’agit de décrocheurs scolaires en collège, en lycée ou en cours de formation, CAP par exemple, ou d’élèves marqués par la phobie scolaire. L’école les accueille tout au long de l’année et les accompagne pour faire émerger un projet professionnel. La formation en alternance, proposée par les écoles de la 2e chance, vise l’acquisition des compétences suivantes : savoirs fondamentaux, savoir-être et savoir-faire. Et ce, dans la perspective d’accéder à un emploi, une alternance ou une formation qualifiante. Dans cette démarche, le stagiaire est au cœur du dispositif et bénéficie d’un accompagnement individualisé qui dure entre 4 et 18 mois. À l’issue de son parcours, le stagiaire reçoit une « attestation de compétences acquises », document unique qui retrace les compétences acquises pendant la formation en centre et en entreprise. Les résultats sont éloquents : 68 % des stagiaires sortent de ces écoles avec un emploi ou une formation qualifiante qui dure au maximum 4 ans.

    #lutte contre l'exclusion #acteur de l'éducation #élève à besoins particuliers #égalité des chances
  • Fiche pratique

    S’inscrire dans l’archivage de l’éducation

    Le directeur de l’éducation se trouve souvent confronté à la question des archives des établissements scolaires, lors de visites dans les établissements, lors de fermetures d’établissements ou de réalisation de travaux (de toiture, d’agrandissements de locaux administratifs, d’aménagements de circuits de circulation). Son souci de garder vivante la mémoire locale, sa connaissance des établissements et des règles de l’archivage public, font de lui la personne-ressource pour alerter, tant les établissements sur leur responsabilité, que les archives départementales et communales. Soucieux de la transmission de l’histoire scolaire aux générations à venir, il aura à cœur de stimuler les actions éducatives et pédagogiques sur le thème du patrimoine scolaire.

    #registres #organisation des services
  • Fiche pratique

    Connaître l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) et les centres régionaux ressources illettrisme

    Lorsque l’on aborde un sujet comme l’illettrisme, se mettre d’accord sur les mots est un préalable essentiel : illettrisme, analphabétisme et apprentissage du français sont en réalité trois problèmes différents : Un adulte qui a été scolarisé mais qui n’a pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture et du calcul doit réapprendre, renouer avec les formations de base. Il doit réacquérir et consolider ses compétences de base. C’est la lutte contre l’illettrisme. Un adulte qui n’a jamais été scolarisé doit tout apprendre, il est en situation d’alphabétisation. Un nouvel arrivant en France doit apprendre le français. Il apprend une nouvelle langue, c’est le français langue étrangère dans le cadre de la politique linguistique en faveur des migrants. En France, 7 % de la population adulte âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisé est en situation d’illettrisme, soit 2 500 000 personnes en métropole. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a pris cette question à bras-le-corps. Sa politique est présentée dans la fiche « Connaître le cadre juridique de la formation professionnelle des agents territoriaux et ses incidences sur les agents des services de l’éducation » qui s’appuie sur les dispositions issues de la loi du 19 février 2007. Il s’agit d’une base de réflexion précieuse pour intégrer cette problématique dans les politiques éducatives. L’analyse sociologique de ces 2 500 000 personnes en situation d’illettrisme conduit à revenir sur bon nombre d’idées reçues. Ainsi plus de la moitié a plus de 45 ans, démontrant que ce phénomène ne se limite pas aux classes d’âge les plus jeunes, au contraire les difficultés augmentent avec l’âge. De plus, la lutte contre l’illettrisme touche de très près le monde du travail, et de l’entreprise puisque plus de la moitié exerce une activité professionnelle. Enfin, illettrisme et immigration ne sont pas forcément liés puisque 71 % de cette population parlaient uniquement le français à la maison à l’âge de 5 ans. Quant à leur répartition sur le territoire national, la moitié des personnes en situation d’illettrisme vivent dans des zones rurales ou faiblement peuplées, ce qui signifie que la politique doit s’organiser sur tout le territoire. Enfin, 10 % vivent dans les zones urbaines sensibles (ZUS).

    #accompagnement des publics #politique sociale #action d'insertion
  • Fiche pratique

    Connaître les acteurs du territoire : le médiateur de l’Éducation nationale

    Les directions de l’éducation des collectivités territoriales sont amenées à travailler au quotidien avec les acteurs de l’Éducation nationale, mais aussi avec les membres des communautés éducatives, familles et associations partenaires. Des problèmes de fond peuvent survenir, des désaccords peuvent naître à l’issue de démarches administratives (demande de bourses, problème d’inscription à tous niveaux de l’enseignement même supérieur, problème d’orientation, accident, handicap, etc.), le dialogue peut être rompu. Si les premières démarches directes n’ont pas permis d’obtenir satisfaction, une instance, implantée aux niveaux local et national permet de régler les conflits à l’amiable, ce qui est important pour le climat scolaire, facteur de réussite des enfants : celle des médiateurs dans l’Éducation nationale et dans l’enseignement supérieur. La médiatrice actuelle est Catherine Becchetti-Bizot, inspectrice générale de l’Éducation nationale. Elle a été nommée, le 11 novembre 2017, pour une durée de trois ans. Elle a été directrice du numérique éducatif et membre du Conseil supérieur des programmes (CSP). Le médiateur de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur remet tous les ans au ministre « un rapport de son activité dans lequel il propose des mesures, à partir d’un travail conjoint avec les médiateurs académiques, qui lui paraissent utiles pour améliorer le service public de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur ».

    #acteur de l'éducation #personnel de l'éducation nationale
  • Fiche pratique

    Informer les familles à propos des différentes aides attribuées aux collégiens et aux lycéens

    De nombreux chercheurs ont travaillé sur la question fondamentale des rapports entre l’école et les familles (voir la bibliographie sur le site du Casnav-Carep de Nancy-Metz). Le décalage mis en exergue s’accroît dans l’enseignement secondaire en raison de la complexité du système éducatif. Un rapport de la Mission d’information sur les relations entre l’école et les parents (Assemblée nationale) évoque « un rapport abîmé avec les milieux populaires », souligne que la « double précarité », sociale et éducative, des familles peut conduire certains parents « isolés » sur le plan linguistique ou par leurs fréquents changements de domicile à ne pas demander à bénéficier, pour leurs enfants, des bourses nationales d’études destinées aux élèves défavorisés. La circulaire n° 2015-149 du 31 août 2015 « Politique d’aide sociale des établissements scolaires » rappelle que : « Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee sur la pauvreté des enfants en France, 2,7 millions d’enfants, soit 19,6 % de la population des moins de 18 ans, vivent dans une famille dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté, c’est-à-dire à 964 € par mois. Cela revient à dire qu'un enfant sur cinq est pauvre, ou encore que dans une classe de 30 élèves, 6 élèves en moyenne vivent en situation de pauvreté. […] C'est une politique globale, mobilisant tous les agents du ministère et ses partenaires, qui est nécessaire pour faire réussir tous les élèves et combattre les inégalités au sein du système éducatif. » En raison de sa proximité avec les familles, la commune est la mieux placée pour les renseigner sur toutes les questions « pratiques » relevant de la scolarisation de leurs enfants. L’écart entre l’enseignement élémentaire et le collège est difficile pour les enfants, mais aussi pour les familles : existe-t-il des aides pour la scolarité en collège ? Combien coûte l’inscription au sport scolaire ? Mon enfant pourra-t-il continuer à bénéficier de la restauration scolaire (tarifs, aides, modalités) ? Les modalités de demandes de bourses sont aujourd’hui dématérialisées. Il convient donc, pour les directions de l’éducation, d’être particulièrement attentives aux familles dépourvues d’ordinateur, de connexion Internet ou de compétences pour remplir ces documents, ou bien vivant dans des conditions précaires.

    #élève #communication externe

Ressources associées