Claire Britten
Ancienne directrice de l’éducation
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Administratrice territoriale, Claire Britten, aujourd’hui à la retraite, a travaillé au sein des services à la population, et en particulier des services culturels, sportifs et scolaires, dans des communes du sud de la France.
Elle a été directrice de l’éducation dans deux départements (Seine-Saint-Denis et Bouches-du-Rhône).
Retraitée active, elle dispense des cours dans le domaine de la culture territoriale, cours dans lesquels elle s’attache à transmettre ses valeurs du service public.
Elle est également impliquée dans des réseaux associatifs œuvrant dans les domaines de l’éducation, de l’éducation populaire, de la recherche, de l’histoire et de l’immigration.
Publications récentes
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Fiche pratique
Redynamiser les études surveillées
La scolarité des enfants pendant la période « Covid » aura été très contrastée. Si certains ont pu, grâce à des dispositifs numériques, conserver le contact avec des apprentissages scolaires réguliers, d’autres ont eu du mal à récupérer les savoirs non acquis. Depuis, les enseignants ont pu mettre à profit des dispositifs comme les activités pédagogiques complémentaires (APC) (cf. Connaître les dispositifs d’aide à la scolarité du PEDT) ou d’autres dispositifs spécifiques. Dans cette mission de rattraper le temps perdu, les collectivités ont des savoir-faire très anciens, en particulier dans les études surveillées. Elles savent que les enfants ont besoin de dispositifs bienveillants, d’adultes en lesquels ils ont confiance pour « grandir », s’affirmer et créer leur avenir. Et si la période actuelle était propice à revivifier ces études surveillées et de façon globale les accompagnements à la scolarité ?
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Fiche pratique
L’engagement du service scolaire face à la décision des élus de recourir au partenariat public-privé (marché de partenariat)
Bien que la décision d’avoir recours à un partenariat public-privé pour la construction, la reconstruction ou la réhabilitation d’un équipement scolaire ne soit pas du ressort du service scolaire, il est important pour celui-ci de bien comprendre les mécanismes de ce dispositif, et d’identifier les points de vigilance, concernant tant le bâti et sa maintenance, que son fonctionnement dans les années à venir.
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Fiche pratique
Connaître et accompagner les écoles de la 2e chance
Les écoles de la 2e chance (E2C) permettent à des jeunes motivés, sans diplôme ni qualification professionnelle, d’intégrer une école dédiée à la construction de leur projet d’insertion sociale et professionnelle. Elles s’adressent à des jeunes de 18 à 25 ans qui n’ont aucun diplôme, ni aucune qualification, qui sont sortis du système scolaire et qui sont en recherche d’emploi ou de formation. Il s’agit de décrocheurs scolaires en collège, en lycée ou en cours de formation, CAP par exemple, ou d’élèves marqués par la phobie scolaire. L’école les accueille tout au long de l’année et les accompagne pour faire émerger un projet professionnel. La formation en alternance, proposée par les écoles de la 2e chance, vise l’acquisition des compétences suivantes : savoirs fondamentaux, savoir-être et savoir-faire. Et ce, dans la perspective d’accéder à un emploi, une alternance ou une formation qualifiante. Dans cette démarche, le stagiaire est au cœur du dispositif et bénéficie d’un accompagnement individualisé qui dure entre 4 et 18 mois. À l’issue de son parcours, le stagiaire reçoit une « attestation de compétences acquises », document unique qui retrace les compétences acquises pendant la formation en centre et en entreprise. Les résultats sont éloquents : 68 % des stagiaires sortent de ces écoles avec un emploi ou une formation qualifiante qui dure au maximum 4 ans.
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Fiche pratique
S’inscrire dans l’archivage de l’éducation
Le directeur de l’éducation se trouve souvent confronté à la question des archives des établissements scolaires, lors de visites dans les établissements, lors de fermetures d’établissements ou de réalisation de travaux (de toiture, d’agrandissements de locaux administratifs, d’aménagements de circuits de circulation). Son souci de garder vivante la mémoire locale, sa connaissance des établissements et des règles de l’archivage public, font de lui la personne-ressource pour alerter, tant les établissements sur leur responsabilité, que les archives départementales et communales. Soucieux de la transmission de l’histoire scolaire aux générations à venir, il aura à cœur de stimuler les actions éducatives et pédagogiques sur le thème du patrimoine scolaire.
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Fiche pratique
Connaître l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) et les centres régionaux ressources illettrisme
Lorsque l’on aborde un sujet comme l’illettrisme, se mettre d’accord sur les mots est un préalable essentiel : illettrisme, analphabétisme et apprentissage du français sont en réalité trois problèmes différents : Un adulte qui a été scolarisé mais qui n’a pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture et du calcul doit réapprendre, renouer avec les formations de base. Il doit réacquérir et consolider ses compétences de base. C’est la lutte contre l’illettrisme. Un adulte qui n’a jamais été scolarisé doit tout apprendre, il est en situation d’alphabétisation. Un nouvel arrivant en France doit apprendre le français. Il apprend une nouvelle langue, c’est le français langue étrangère dans le cadre de la politique linguistique en faveur des migrants. En France, 7 % de la population adulte âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisé est en situation d’illettrisme, soit 2 500 000 personnes en métropole. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a pris cette question à bras-le-corps. Sa politique est présentée dans la fiche « Connaître le cadre juridique de la formation professionnelle des agents territoriaux et ses incidences sur les agents des services de l’éducation » qui s’appuie sur les dispositions issues de la loi du 19 février 2007. Il s’agit d’une base de réflexion précieuse pour intégrer cette problématique dans les politiques éducatives. L’analyse sociologique de ces 2 500 000 personnes en situation d’illettrisme conduit à revenir sur bon nombre d’idées reçues. Ainsi plus de la moitié a plus de 45 ans, démontrant que ce phénomène ne se limite pas aux classes d’âge les plus jeunes, au contraire les difficultés augmentent avec l’âge. De plus, la lutte contre l’illettrisme touche de très près le monde du travail, et de l’entreprise puisque plus de la moitié exerce une activité professionnelle. Enfin, illettrisme et immigration ne sont pas forcément liés puisque 71 % de cette population parlaient uniquement le français à la maison à l’âge de 5 ans. Quant à leur répartition sur le territoire national, la moitié des personnes en situation d’illettrisme vivent dans des zones rurales ou faiblement peuplées, ce qui signifie que la politique doit s’organiser sur tout le territoire. Enfin, 10 % vivent dans les zones urbaines sensibles (ZUS).
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Fiche pratique
Connaître les acteurs du territoire : le médiateur de l’Éducation nationale
Les directions de l’éducation des collectivités territoriales sont amenées à travailler au quotidien avec les acteurs de l’Éducation nationale, mais aussi avec les membres des communautés éducatives, familles et associations partenaires. Des problèmes de fond peuvent survenir, des désaccords peuvent naître à l’issue de démarches administratives (demande de bourses, problème d’inscription à tous niveaux de l’enseignement même supérieur, problème d’orientation, accident, handicap, etc.), le dialogue peut être rompu. Si les premières démarches directes n’ont pas permis d’obtenir satisfaction, une instance, implantée aux niveaux local et national permet de régler les conflits à l’amiable, ce qui est important pour le climat scolaire, facteur de réussite des enfants : celle des médiateurs dans l’Éducation nationale et dans l’enseignement supérieur. La médiatrice actuelle est Catherine Becchetti-Bizot, inspectrice générale de l’Éducation nationale. Elle a été nommée, le 11 novembre 2017, pour une durée de trois ans. Elle a été directrice du numérique éducatif et membre du Conseil supérieur des programmes (CSP). Le médiateur de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur remet tous les ans au ministre « un rapport de son activité dans lequel il propose des mesures, à partir d’un travail conjoint avec les médiateurs académiques, qui lui paraissent utiles pour améliorer le service public de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur ».
